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    Economie

    Bio/Oasis

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5389 Le 09/11/2018 | Partager
    L’agriculture extensive comme relais pour des prix raisonnables
    Un projet du maroco-italien CCPB

    «La certification biologique est la meilleure façon de valoriser les produits des douars et des montagnes. Le fait qu’ils n’utilisent pas de produits chimiques, les agriculteurs ont des coûts de production faibles. C’est un avantage à exploiter pour valoriser leur production, d’une part, et disposer de produits biologiques certifiés avec un prix raisonnable, d’autre part», soutient Badr El Fartass, DG de CCPB Maroc.

    Par définition, l’agriculture extensive ne maximise pas la productivité à court terme du sol. Elle ne fait appel ni aux intrants chimiques, ni à l’arrosage ou au drainage, mais plutôt aux ressources naturellement présentes sur place. Pour l’auditeur, il suffit d’organiser les agriculteurs de ces zones, les encadrer afin qu’ils se conforment au cahier des charges de la norme marocaine.

    Autant dire que le gisement de croissance est important. Rien que la Réserve de biosphère des oasis du sud marocain (RBOSM) compte plus de 7 millions d’hectares. Pour progresser dans ce sens, l’organisme développe un partenariat avec la FAO. D’un autre côté, des contacts ont été établis avec des ONG et l’interprofession (Fédération interprofessionnelle marocaine de la filière biologique - Fimabio) sur des possibilités de collaboration pour établir un diagnostic.

    Jusqu’à présent, chaque producteur converti au bio s’assurait d’avoir un débouché à l’export, essentiellement vers l’Europe. La création du label marocain leur ouvre d’autres perspectives. CCPB Maroc est le premier des deux organismes agréés à le décerner.

    Autorisé depuis avril dernier, il incite ces derniers à passer du certificat européen vers la certification marocaine. D’autant plus qu’aucune équivalence n’existe entre les deux réglementations. Sur 260 opérateurs certifiés par ses équipes, une dizaine ont fait le pas. Relativement peu nombreux, les producteurs de bio marocains sont environ 400 opérateurs, pour près de 8.000 ha cultivés, comparés à l’Italie (près de 20.000 opérateurs).

    Encore faudrait-il surmonter les facteurs bloquant l’expansion de ce marché, notamment les prix élevés des produits, l’engouement faible du consommateur marocain, l’absence d’aide à la conversion pour les petits agriculteurs (subvention à la certification)… Déterminé à dynamiser la conversion au bio, le management de CCPB déploie un ensemble de mesures, à commencer par le lancement de la «certification combinée», avec une réduction du prix, pour inciter le plus d’opérateurs possibles, pour environ 7.000 DH par journée d’audit.

    Cahier des charges

    En tant que guide pratique à suivre pour une production aux normes, le cahier des charges contient le mode de production qui répond aux exigences de l’agriculture biologique. Le principe et les cahiers de charges sont à peu près les mêmes. Les différences apparaissent juste dans l’approbation de dérogations. A titre d’exemple, les semences doivent être certifiées bio. Mais en cas d’absence, l’opérateur peut utiliser des semences conventionnelles non traitées. L’obtention d’une dérogation relève du ministère de l’Agriculture. De même, les terrains en jachère depuis plus de trois ans profitent de la réduction de la période de conversion, après approbation de l’autorité compétente. Variant entre 2 et 3 ans, la conversion à l’agriculture biologique est une période de transition à la fois technique et économique. Elle dure 2 ans pour les cultures annuelles et 3 ans pour les arbres fruitiers. Pour les productions animales, elle varie de 6 semaines (poules pondeuses) à 12 mois (équidés et bovins).

    M.Ko.

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