×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossier Spécial

    Dakhla, le nouveau modèle

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5386 Le 05/11/2018 | Partager
    Le budget initial de 71 milliards de DH dépassé pour atteindre 80 milliards de DH
    52 projets achevés, 227 autres en cours de réalisation
    Plusieurs tronçons de la voie express Tiznit-Dakhla réalisés
    repaprtition_par_regions_086.jpg

    Dans la répartition des 80 milliards de DH, c’est la région de Laâyoune Sakia Al Hamra qui se taille la part du lion avec 42,8 milliards de DH pour financer 255 projets. Dakhla Oued Eddahab en a près de la moitié, suivie de loin par la région Guelmim Oued Noun. Mais le plus gros du budget du programme est dédié à la réalisation d’une dizaine de projets phares

    Coup d’accélérateur du programme de développement des provinces du Sud. L’enveloppe budgétaire globale de 71 milliards de DH, prévue initialement, a été revue à la hausse pour atteindre plus de 80 milliards de DH.

    En effet, la concrétisation du nouveau modèle de développement dans ces régions,  pour la période de 2016-2021, est à mi-chemin. Selon le ministère de l’Economie et des Finances, une part importante du budget a été affectée à la réalisation d’une dizaine de projets phares.

    Il s’agit des unités industrielles de Phosboucraâ à Laâyoune pour un montant de 16,7 milliards de DH, des sites d’énergies éolienne et solaire pour 9,8 milliards de DH, de la voie express Tiznit-Dakhla pour 8,5 milliards de DH et du port atlantique de Dakhla pour 8 milliards de DH.

    La liste comprend également la connexion de Dakhla au réseau électrique national pour 2,37 milliards de DH, la technopole Foum El Oued pour 2,1 milliards de DH et le dessalement de l’eau de mer pour l’irrigation de 5.000 hectares à Dakhla pour 1,70 milliard de DH. Le programme prévoit aussi la construction du CHU de Laâyoune pour 2,9 milliards de DH, le barrage Fask à Guelmim pour 1,5 milliard de DH et un hôpital régional de la même ville pour 473,5 millions de DH.

    Des conventions-cadres ont été signées devant le Roi à Laâyoune en 2015 et à Dakhla en 2016. En fait, il s’agit de 4 conventions-cadres, déclinées en 41 accords spécifiques relatifs à 683 projets pour un montant initial de 71 milliards de DH. Comme il s’agit de projets signés devant le chef de l’Etat, le gouvernement veille à leur réalisation dans les délais impartis.

    A fin juin, l’état d’avancement du programme dépend de la nature des projets, souligne une source proche du dossier. 52 projets sont achevés, avec un coût global de 4,83 milliards de DH. Dans ce lot, figurent l’extension du site d’énergie éolienne à Akhfennir de 100 MW (1,99 milliard de DH), la construction de l’aéroport de Guelmim (328 millions de DH) et le renforcement des réseaux numériques dans les trois régions du Sud (270 millions de DH). A cela s’ajoutent le raccordement de Dakhla au réseau potable et d’assainissement liquide ainsi que le renforcement du réseau de l’eau potable par le dessalement de l’eau de mer à Boujdour.

    En revanche, 227 projets sont en cours de réalisation pour un coût global de 35,14 milliards de DH. En tête, la création de deux unités industrielles d’extraction et de valorisation des phosphates pour 12,47 milliards de DH. Celles-ci sont suivies par la connexion de Dakhla au réseau électrique national pour 2,37 milliards de DH, la construction de la technopole de Foum El Oued et du barrage Fask.

    La valorisation des petits pélagiques à Dakhla nécessite 1,4 milliard de DH et la réalisation de plusieurs tronçons de la voie express Tiznit-Dakhla pour 1,39 milliard de DH. En plus des sites d’énergie solaire Noor de Laâyoune et Boujdour (1,25 milliard de DH) et le développement des viandes rouges camelines, caprines et ovines dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra (845 millions de DH).

    D’après un document du ministère des Finances, le montant global des crédits engagés dans le cadre de l’exécution de ces projets a atteint 21,52 milliards de DH. Selon le calendrier prévisionnel pour le 2e semestre de cette année et 2019, 185 projets, un coût global de 32,59 milliards de DH, seront lancés.

    Faculté de médecine à Laâyoune, ENCG à Dakhla

    DANS la répartition des investissements des entreprises publiques, la région de Laâyoune-Sakia El Hamra se dote d’une enveloppe de 3,42 milliards de DH. Dans la liste, les investissements de l’ONEE et de Masen. La création d’une faculté de médecine et de pharmacie à Laâyoune, d’un coût global de 315 millions de DH, est programmée. L’objectif est de fournir une formation complète dans le domaine de la santé en vue de mettre en place un Centre hospitalier universitaire. Dans la même lancée, il est prévu de créer une faculté poly-disciplinaire à Smara pour 70 millions de DH. Le but est de diversifier l’offre de formation et de répondre à un besoin de proximité et une ouverture sur l’Afrique. En plus, il est question de procéder à la fourniture et à la mise en service d’un remorqueur au port de Tarfaya pour 61,2 millions de DH. L’OFPPT construit un ISTA à Tarfaya, tourné vers l’énergie renouvelable pour 39,9 millions de DH. La région de Dakhla-Oued Eddahab est moins lotie que celle de Laâyoune. Elle aura droit à quelque 655 millions de DH, à peine, en 2019.
    Dans ce programme, l’ONEE procédera au raccordement de la ville de Dakhla au réseau électrique national pour un coût global de 963,9 millions de DH dont 559,5 ne sont programmés que pour l’année prochaine. Il s’agit d’accompagner l’augmentation de la demande en électricité et d’améliorer la qualité des services aux populations. L’opérateur national prévoit de s’attaquer à la 2e centrale diesel de Dakhla d’une puissance comprise entre 20 et 24 MW pour 369,4 millions de DH. En plus de ce chantier, il est question de fournir des pièces de rechange pour les moteurs de la centrale diesel  pour un coût global de 153,5 millions de DH dont 53,5 millions de DH en 2019. Les Académies régionales prévoient de construire des établissements scolaires  pour 63 millions de DH. En outre, l’Université Ibn Zhor prend en charge la construction de l’Ecole nationale de commerce et de gestion (ENCG) à Dakhla pour 70 millions de DH dont 20 seront affectés en 2019. De son côté, l’Agence nationale des ports supervise les travaux de viabilisation de la phase n°1 de la zone d’activité du port de Dakhla pour 19,5 millions de DH.

    Mohamed CHAOUI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc