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    Economie

    Vers une refonte des centres de santé primaires

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5375 Le 19/10/2018 | Partager
    Développement d’un nouveau modèle de circonscription sanitaire
    Formation aux méthodes de «la santé de famille/santé communautaire»
    Un programme d’appui par l’OMS et l’UE

    Quelques semaines avant la présentation officielle de la nouvelle stratégie nationale de santé, le ministère de tutelle a fait le point sur certains programmes en cours d’exécution en partenariat avec l’OMS et l’Union européenne. Une rencontre a été tenue hier jeudi à Rabat, portant sur le programme d’appui au secteur de la Santé (PASS II), couvrant la période 2016-2018.

    Avec un budget de 100 millions d’euros, il vise à renforcer l’accès équitable de la population à des soins de qualité, particulièrement dans les zones rurales. La rencontre a concerné un aspect particulier, encore peu valorisé dans le système actuel de santé. Il s’agit de l’amélioration de l’organisation et de la gestion des établissements de soins de santé primaires.

    Ces centres sont «le premier contact pour les citoyens. Ils offrent les prestations de soins préventifs, curatifs et promotionnels». Mais pour l’instant, le recours aux médecins de famille ou aux centres de santé communautaires n’est pas encore suffisamment ancré dans la culture marocaine, contrairement à d’autres pays, selon des intervenants lors de cette rencontre.

    Actuellement, le projet d’appui à la réforme des soins primaires est en cours d’exécution au niveau de certaines institutions pilotes. Le Maroc dispose actuellement de 2.865 établissements de santé, dont 831 en milieu urbain et 2.034 dans le rural. Il a nécessité la mobilisation d’un budget de 877.279 euros, dont 800.000 sous forme de subventions de l’UE.

    Sa mise en œuvre est étalée sur la période allant de mars 2016 à février 2019. Après plus de 2 ans de mise en œuvre des activités, «certains résultats ont été déjà atteints», selon les responsables en charge de l’exécution de ce programme.

    A commencer par le développement d’un modèle de circonscription sanitaire. S’y ajoute une nouvelle conceptualisation de la gestion de la relation clientèle au niveau des centres de santé urbains et ruraux pilotes. Les professionnels de ces établissements ont bénéficié d’une formation en «santé de famille/santé communautaire» à l’Ecole nationale de la santé publique et aux instituts supérieurs des professions infirmières et techniques.

    Cela a été accompagné d’une redéfinition de la mission et du rôle des services du réseau des établissements de santé. Un comité de pilotage du programme a été mis en place, «afin d’assurer sa bonne gouvernance», est-il indiqué. Un autre comité de suivi a été créé au niveau de la région pilote Tanger-Tétouan-Al Hoceïma.

    Cancer du sein: démarrage de la campagne de dépistage

    «Faites-vous dépister, n’hésitez pas». C’est le slogan retenu pour la campagne nationale de sensibilisation et de dépistage du cancer du sein. Cette campagne ambitionne d’attirer 1 million de femmes, âgées de 40 à 69 ans. L’objectif est de renforcer le diagnostic précoce et la prise en charge thérapeutique des cas diagnostiqués. Les établissements de soins de santé primaires sont mobilisés pour la réalisation des dépistages. Surtout qu’il s’agit du type de cancer le plus fréquent au Maroc, avec plus de 8.000 nouveaux cas par an.

     

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