Entreprises

Capital Markets tient son «roadshow»

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5367 Le 09/10/2018 | Partager
La filiale de CFG Bank réunit investisseurs et émetteurs à Marrakech
L’occasion pour les étrangers de «prendre la température» dans la région

Par tradition, les investisseurs aiment rencontrer les patrons de sociétés où ils pensent investir. Ce qu’ils veulent, ce sont des échanges francs, directs et détaillés. La filiale Capital Markets de CFG Bank a réuni 65 investisseurs financiers, dont une vingtaine de marocains, pour leur 5e One-on-one equity conference, tenue à Marrakech.

Pendant 2 jours, par petits groupes, ils ont pu rencontrer des sociétés cotées ou celles souhaitant faire appel public à l'épargne, une trentaine au total dont 5 tunisiennes. «Pour tenter de faire de ces conférences une tradition, nous devons nous réunir, Côte d’Ivoire, Maroc et Tunisie, pour rendre incontournable ce genre de rendez-vous», espère Issam Ayari, directeur de Tunisie Valeurs, le leader des intermédiaires tunisiens qui a fait son entrée en Bourse cet été.

«Ça fait parler de la Bourse de Casablanca et de Tunis, et ça permet aux investisseurs de découvrir des sociétés dont ils n’auraient pas eu connaissance autrement», appuie Mohammed Essakali, DG de CFG Bank Capital Markets. Au programme cette année, la visite du site de l’OCP à Jorf Lasfar. «Pour beaucoup, ce qui a été une surprise était de voir le nombre de femmes aux postes d’ingénieurs», confie l'administrateur-DG de la banque d’affaires, Souad Benbachir.

Car pour certains, il s’agit d’une première visite au Maroc. Ils viennent des pays du Golfe, de Londres, New-York, d’Afrique du Sud... au total, 14 pays étaient représentés. Parmi eux, et pour la première fois, un seul Français a fait le voyage. «Historiquement, la France s’intéresse à l’Asie», explique Essakali.

Tout ce petit monde s’appuie sur des fondamentaux macroéconomiques qui restent positifs, comme le peu de volatilité sur la Bourse marocaine. «Par rapport à ce qu’ont pu vivre l’Egypte et la Tunisie, au Maroc, nous vendons une stabilité macroéconomique et politique, sans devise qui décroche, sans inflation à deux chiffres. Le Royaume a une cote d’amour relativement stable, qui ne tarit pas», continue Benbachir.

Le regret pour Younes Benjelloun, administrateur-DG de CFG Bank, est «de ne pas voir en Bourse des secteurs «poids lourds» qui se portent bien, comme l’automobile, l'aéronautique ou le textile». Benbachir confirmant que «nous allons vers 4% de croissance industrielle».

En effet, il s’agit de convaincre les entreprises marocaines à aller sur le marché. «Même les plus connaisseurs ne vont en Bourse que quand ils sont matures, alors qu’il faut y aller quand on a besoin de grandir justement. C’est une histoire de culture», regrette Benjelloun.

Ces One-on-one sont donc tout à la fois une occasion pour les émetteurs de mettre en avant leurs secteurs d’activités respectifs et les perspectives de croissance de leur structure. Pour les investisseurs étrangers, de s’informer des atouts du Maroc et de la Tunisie, et pour les investisseurs locaux, de partager leurs expériences avec leurs homologues étrangers et de s’enquérir de la situation financière des sociétés cotées représentées.

Vision du marché

CFG Bank bénéficie d’un positionnement unique auprès des investisseurs étrangers qui lui confient plus de 40% des volumes traités sur la place financière casablancaise. Rappelons également que, depuis 26 ans, elle met à la disposition de la communauté financière étrangère des publications émanant de son département “recherche” rédigées en langues anglaise et française.

 

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