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    Entreprises

    Bon cru pour Umnia Bank

    Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5363 Le 03/10/2018 | Partager
    Près d'1 milliard de DH de total bilan
    Elle a déjà investi la moitié de son capital social

    Pour son premier exercice plein, Umnia Bank réalise de bonnes performances. La filiale conjointe de CIH Bank et de Qatar International Islamic Bank (QIIB), exclusivement dédiée à la finance islamique, qui a effectivement démarré ses activités en juin 2017, affiche un total bilan avoisinant le milliard de DH (994 millions plus précisément).

    La banque est, comme le révèle Abdessamad d’Issami, son président du directoire qui a fait un bilan d’étape de l’avancement des activités de l’établissement, lundi 1er octobre, parvenue à collecter quelque 228 millions de DH auprès de la clientèle. Une clientèle qui, aux dires de Adnane El Gueddari, DG de Umnia, ne s’était, dans 9 cas sur 10, jamais endettée auprès d’une banque.

    Justement, Umnia, comme toutes les autres banques participatives, est encore en rodage à financer les projets de ses clients à hauteur de 523 millions de DH principalement à travers la Murabaha Immobilier et la Murabaha automobile avec 500.000 DH comme montant moyen financé pour les biens immobiliers.

    «Cela nous a permis de générer un PNB de 5 millions de DH», se réjouit Issami qui assure que la banque est parvenue à capter une bonne partie des 50.000 clients recensés de la finance participative. Il faut dire qu’elle a mis les moyens. Dotée d’un capital initial de 600 millions de DH, Umnia en a investi la moitié dans le système d’information réseau, le réseau et les équipes.

    Dans le cas du SI, la banque s’est offerte un global bancaire utilisé par plus de 80 établissements bancaires participatifs dans le monde intégrant tous les modules relatifs à la relation client, à la gestion de risque, à la comptabilité…

    En parallèle, les équipes, pour leur majorité déjà expérimentées (150 collaborateurs au total), ont été formées aux techniques de la finance participative. S’en est ensuite suivi l’élargissement du réseau. De 4 agences au départ, Umnia dispose d’un réseau de 20 points de vente. «Nous sommes aujourd’hui présente dans les chefs-lieux des 16 zones administratives du Maroc», affirme Issami.

    Pour le futur, Umnia travaille sur l’introduction de nouveaux services. Outre la collecte de dépôts et le financement de projets, la banque va ainsi introduire de nouveaux services comme les produits d’épargne ou d’investissement, sans parler de la Ijara…

    Problème de cash

    Les banques participatives font face à un problème de liquidité. Leur niveau de collecte reste largement en deçà de financement qu’elles accordent, c’est quasiment du simple au double dans le cas de Umnia. L’émission des Sukuks que présente aujourd’hui le ministère des Finances à l’écosystème financier prend ainsi tout son sens, selon Issami. Le patron de Umnia estime qu’à travers cette émission de 1 milliard de DH via une Ijara immobilière est positive puisqu’elle permet de franchir une nouvelle étape pour la mise en place d’un écosystème de la finance participative. «En effet, elle va ainsi permettre d’établir un taux de référence dans le système participatif et être un outil d’investissement conforme aux avis de la commission de la Charia», note le président du directoire. Au-delà, cette sortie qui est toutefois considérée comme pas suffisante, peut résoudre le problème de cash des banques qui se feront refinancées auprès de la Banque centrale.

     

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