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    Journalisme et médias: Un formidable tremplin de carrière

    Par L'Economiste | Edition N°:5362 Le 02/10/2018 | Partager

    Avant d’être un métier ou une mission, le journalisme est une école. Acquérir de nouvelles connaissances au quotidien, se confronter en permanence à de nouveaux secteurs, rencontrer des personnes d’exception, se rapprocher des leaders et décideurs… autant d’occasions de se former, de se perfectionner et de se construire une base solide pour aller de l’avant. Certains ont profité de leur expérience dans le secteur pour appréhender de nouvelles fonctions: conseil en communication, cadre de la fonction publique, enseignant, avocat… Et ça leur a réussi. Etre journaliste peut ouvrir de belles opportunités   

    ■ La chance d’être au cœur des transformations politiques

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    Mustapha El Khalfi, ministre en charge des Relations avec le Parlement, ex-rédacteur en chef et directeur de publication du journal Attajdid (Ph. Bziouat)

    «Le journalisme m’a apporté beaucoup de choses, tant dans la vie professionnelle que personnelle. J’ai rejoint le secteur de la presse en 1998. Cela m’a permis de suivre de près les grandes transformations politiques qu’a connues le Maroc, particulièrement l’expérience du gouvernement de l’alternance, ou encore l’évolution de la participation politique du PJD. Le travail journalistique m’a donné l’occasion d’assimiler la complexité des différents dossiers relatifs à la société et aux difficultés que rencontrent les citoyens au quotidien. Cela m’a, également, facilité l’accès aux différentes zones du Sahara, dans le cadre de mes recherches académiques pour la réalisation d’un travail sur «le Congrès américain et le Sahara». Naturellement, mon parcours dans le domaine de la presse a eu une influence sur mon expérience au gouvernement. C’est pour cela que je me suis impliqué, lors de la réforme du code de la presse, pour supprimer les peines privatives de liberté, renforcer le soutien public au profit des entreprises de presse, et améliorer l’encadrement de la presse électronique». M.A.M.

    ■ «Ouverture et tolérance»

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    Mohamed Aujjar, ministre de la Justice, ancien rédacteur en chef et directeur de publication des journaux du RNI (Ph. Bziouat)

    «Journaliste, j’ai acquis le sens des réalités, la sensibilité aux fragilités, la recherche de l’objectivité et l’attachement à l’éthique. Cela avec l’éternelle curiosité pour voir et comparer ce qui se passe ailleurs. Le journalisme m’a permis de développer le sens de l’écoute, l’ouverture d’esprit sur les nouveautés et la rigueur dans le travail. Puis, la question du récepteur, qui est le citoyen, et de  l’effet de ce que nous entreprenons sur le terrain pour l’amélioration de son vécu, est centrale. Le journalisme apprend la tolérance et la bonne acceptation de la critique. Cela a accentué ma prédisposition à comprendre et accompagner les changements, et pourquoi pas les anticiper. Le journaliste est l’observateur de l’évolution de la société, des mœurs et de l’économie du pays. Quand on devient ministre, et donc acteur, on est riche de cette capacité d’observation. On se dit pourquoi ne pas la mettre en œuvre. Mais l’essentiel, c’est l’ouverture et la tolérance». M.C.

    ■ De journaliste à inspecteur des Impôts
    Avant de devenir journaliste, Rajaa Drissi Alami, jeune doctorante en économie en 2012, avait déjà occupé plusieurs fonctions: comptable au sein d’une clinique, chargée de recherche à Bank Al-Maghrib, enseignante vacataire de statistiques à l’université Mohammed V de Rabat… Mais malgré son expérience et ses compétences techniques, son parcours de journaliste à L’Economiste l’amènera à se redécouvrir. «Assumer cette fonction vous met face à vos difficultés et à vos lacunes, que vous ne soupçonniez même pas», explique Rajaa. «Vous perfectionnez vos connaissances, et vous améliorez vos aptitudes rédactionnelles et votre maîtrise de la langue. Vous apprenez même à structurer vos idées et à mieux vous exprimer. C’est très formateur», poursuit-elle. Les deux ans et demi passés à L’Economiste lui permettent d’approfondir ses connaissances en économie et en politique, et lui apprennent à gérer son temps et son stress. En 2014, elle passe le concours du ministère des Finances. Le thème de l’épreuve était sur la crise financière et son impact sur le Maroc, un sujet souvent traité à L’Economiste. Pour elle, le concours, c’était du gâteau! «Le journalisme peut être un formidable tremplin», souligne la jeune inspecteur des impôts. A. Na

    ■ Une pépinière pour le monde de la Finance

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    Mouna Kadiri, directrice du Club Afrique développement d’Attijariwafa bank (Ph. M.K.)

    Conseillère en communication de l’ancien ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Adil Douiri, puis directrice com de l’un des plus grands groupes bancaires au Maroc, Attijariwafa bank, avant d’être nommée, en 2016, directrice du Club Afrique développement du même groupe. C’est le parcours sans faute d’une ancienne journaliste, Mouna Kadiri. Pourtant, rien ne prédestinait Mouna, lauréate du cycle finance et marchés financiers de l’Iscae, à une telle carrière. «Jeune diplômée, j’ai découvert que je ne connaissais rien du terrain», confie-t-elle. Après deux expériences dans des multinationales, elle décide de continuer à apprendre, en étant journaliste économique à L’Economiste. Une manière d’approfondir ses connaissances, mais aussi d’enrichir ses contacts professionnels. «J’étais bien contente d’être payée pour apprendre!» lance-t-elle. «C’est l’école de la méthode et de la rigueur. Vous découvrez la grandeur de la mission de journaliste, celle d’être un véhicule d’informations, souvent aux enjeux importants, et d’en prendre soin. Et ce n’est pas toujours évident de le faire correctement», poursuit-elle.
    Son passage dans le journalisme dure quatre années riches en apprentissages «concrets» et en rencontres exceptionnelles, dont celle avec Adil Douiri. Mouna n’a, cependant, jamais perdu ses réflexes de journaliste. Cette curiosité, et cette manie d’observer, d’analyser, l’accompagnent toujours. La jeune femme a aussi continué à se former, avec un MBA de l’Essec. Dans son poste actuel, elle a pour mission de «fiabiliser» l’information sur le marché africain. «Au-delà du financement, l’information fiable actualisée est le nerf de la guerre en Afrique», insiste Mouna. Et qui mieux qu’une ancienne journaliste pour remplir cette mission.  A. Na

    ■ Monsieur com du chef du gouvernement

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    Anouar Zyne, expert en  communication publique et politique  (Ph. A.Z.)

    «Je dois quasiment tout au journalisme!». C’est ainsi que Anouar Zyne, actuellement consultant en communication publique et politique, résume son parcours d’une dizaine d’années dans le métier. «Tel que je l’ai vécu, le journalisme m’a appris la désinvolture, et m’a apporté la part de folie nécessaire pour aller au-delà des obstacles de la vie», se plaît-il à dire. Après avoir quitté la rédaction de L’Economiste, il a créé plusieurs entreprises et donné des conférences. Parallèlement, il a mené une carrière politique, au sein de l’Union constitutionnelle. Il a été élu secrétaire général de l’Organisation de la Jeunesse constitutionnelle. Toutefois, il a mis fin à ses engagements politiques en 2016. Anouar Zine a, par ailleurs, fondé le mouvement changer.ma. Aujourd’hui, il gère son propre cabinet de conseil en communication. Parmi ses clients, de grandes multinationales, mais aussi le chef du gouvernement, Saâdeddine El Othmani. T.E.G.

    ■ Le virus du journalisme puis du barreau

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    Houda Benbouya, avocate

    Aujourd’hui avocate, Houda Benbouya a démarré sa carrière au sein de L’Economiste. Avec une licence en droit privé français, et un master en ingénierie juridique et financière, elle intègre la rédaction en tant que stagiaire, avant d’être embauchée pour 3 ans. «Cette expérience représente un énorme atout dans ma profession. Elle m’a permis d’aller au-delà du volet juridique dans ma quête d’information», explique Benbouya. «Grâce au journalisme, j’ai pu acquérir des connaissances en économie, finance, problématiques sociétales… Cela procure du recul par rapport aux différentes thématiques, et offre une ouverture extraordinaire», souligne-t-elle. Le journalisme lui a, en outre, permis de développer un esprit critique, et une approche objective dans le traitement de ses dossiers. T.E.G.

    ■ La bloggeuse qui monte  

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    Sabrina El-Faïz, bloggeuse (Ph. S.F)

    Major de sa promotion à l’Esjc, Sabrina El-Faïz a démarré sa carrière de journaliste dans un site d’information électronique, avant de rejoindre L’Economiste, puis une agence de communication. Son expérience dans le secteur lui a permis, à la fois d’améliorer son style et de développer son réseau professionnel. Elle a, également, acquis des atouts considérables pour mener à bien son projet: «miam.ma», un blog spécialisé dans l’art culinaire et le bien-être au naturel. «Le monde du blogging explose, et on ne trouve encore que très peu de bloggeurs food qui alimentent régulièrement leur site», explique Sabrina. En effet, les stars des réseaux sociaux privilégient aujourd’hui le partage de stories (vidéos qui durent 24h). «Etre journaliste me permet de partager des articles, de les référencer, choisir une image et des titres incitatifs, et surtout de l’information vérifiée et sûre», précise Sabrina.
    Amoureuse de la photographie gastronomique depuis toujours, elle a décidé de monter son propre projet. «Je publiais souvent des photos de mes repas. Petit à petit, le nombre de mes followers augmentait, et la plupart me demandaient des conseils quant aux lieux où se rendre. C’est ainsi que l’idée d’un site est née», raconte-t-elle. Sa formation en journalisme et com est un avantage de taille dans le secteur.  T.E.G.

    ■ Tout plaqué pour la radio!  

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     Adil Abdelali, journaliste radio (Ph. Atlantic Radio)

    Journaliste-animateur à Atlantic Radio, Adil Abdelali n’était pas du tout prédestiné à ce métier. Son bac scientifique en poche, il a démarré ses études d’ingénierie télécom en France. «Au bout de la 3e année, j’ai commencé à me lasser. J’avais l’intime conviction que je n’étais pas fait pour ce métier», confie-t-il. Il décide alors de prendre une année sabbatique pour mieux tracer son projet d’avenir. «Je regardais à ce moment-là  beaucoup d’émissions de débats, et je m’intéressais énormément aux médias et à l’actualité. C’est de là que ma passion pour le métier est née», raconte Adil. Dès son retour au Maroc, il s’inscrit à l’Esjc. Amoureux des médias, il a tout de même toujours eu un penchant pour la radio. «La proximité avec les auditeurs, être au cœur de l’actualité, le direct et ses aléas... tous ces éléments font que je ne quitterai jamais ce métier. A chaque fois que je suis devant le micro, quelque chose de magique se produit», confie-t-il. T.E.G.

    ■ La passion de transmettre et de partager

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    Sara Rami, journaliste radio (Ph. S.R)

    Le journalisme, elle l’a dans la peau. Sara Rami ne s’imagine pas exercer un autre métier. Ou du moins une profession qui s’en éloigne trop. Vous êtes sans doute nombreux à apprécier son timbre de voix et son professionnalisme chaque matin sur Luxe Radio. Depuis maintenant quatre ans, Sara anime Les matinales de la chaîne. Après deux années à la fac de droit de Mohammedia, suivies d’une licence en journalisme à l’ESJC, elle intègre L’Economiste pour un stage. Elle est ensuite embauchée par Atlantic Radio où elle passe près de trois ans. «Ce fut une expérience très formatrice, que ce soit sur le plan humain ou professionnel. J’y ai appris la rigueur, la manière de collecter et de traiter des informations, et l’art d’aborder des sujets sensibles tout en respectant la déontologie et les règles du métier», confie-t-elle. Des outils sur lesquels elle continue de s’appuyer. Etre journaliste, c’est aussi pour elle cette faculté de transmettre et de partager. «C’est ce qui me plaît le plus, et c’est la raison pour laquelle j’aime aussi enseigner», livre Sara, actuellement enseignante à l’EMPSI Casablanca, où elle gère le master journalisme digital et de sport. La jeune journaliste, titulaire d’un master en journalisme et communication (ESJ Paris et EMPSI), prépare actuellement un doctorat sur «le marketing digital des organisations radiophoniques au Maroc». A.Na

    ■ Futur contrôleur des dépenses publiques

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    Amine Sahrane (Ph. F.Al Nasser)

    «Dix mois dans un journal valent cinq ans dans une école», estime Amine Sahrane. Le jeune diplômé de l’université de Rabat, titulaire d’un master en finance, a décroché son premier job, celui de journaliste à L’Economiste, en 2017. Il y restera dix mois, avant d’être admis dans un concours des administrateurs de la Trésorerie générale du Royaume. Actuellement en formation, il sera affecté en janvier 2019 en tant que contrôleur des dépenses publiques. «Mon passage à la rédaction m’a permis de développer mon esprit d’analyse et de synthèse, d’augmenter ma concentration, d’aller au-delà de mes limites, de m’adapter à toutes les situations et de gérer mon stress», relève Amine. «Et puis, les documents volumineux ne me font plus peur! A L’Economiste, j’ai appris à en extraire la substance en peu de temps, et à en repérer les informations clés», poursuit-il. Amine est également nostalgique des conférences de rédaction, où «juniors et seniors sont logés à la même enseigne», enrichissantes par leurs débats. Pour lui, une rédaction est une continuité de l’école, où l’on apprend des compétences, à la fois technique et humaine. «Avant, j’étais plutôt introverti. J’ai dû travailler sur moi-même pour pouvoir nouer des contacts professionnels», se rappelle-t-il. Son expérience journalistique l’a, en outre, aidé à aiguiser son style d’écriture, lui qui rêve de rédiger un roman et de postuler pour un doctorat.  A.Na

     

     

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