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    International

    A six mois du Brexit, où en sont les négociations?

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5360 Le 28/09/2018 | Partager
    Il est question d'un nouveau sommet autour de la mi-novembre
    Theresa May promet des impôts plus bas aux entreprises

    Dans son discours de clôture du congrès de son parti à Liverpool, le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a taclé Theresa May et s'est dit prêt à prendre les rênes du Royaume-Uni.  A seulement six mois du Brexit, les négociations piétinent.

    «Si le Parlement rejette un accord ou si le gouvernement ne parvient à aucun accord, nous ferons pression pour obtenir des élections législatives anticipées», a prévenu Jeremy Corbyn. Interrogée sur la possibilité d'organiser un tel scrutin, la Première ministre britannique (qui a participé à la 73e AG de l’ONU à New York se poursuivant jusqu’au 1er octobre 2018) a déclaré que «cela ne serait pas dans l'intérêt du Royaume-Uni».

    Elle a assuré toutefois qu’elle offrirait aux entreprises l’impôt sur les sociétés le plus bas des pays du G20 après le Brexit, lors d'un discours à New York, destiné à séduire les milieux d'affaires. Theresa May a ainsi confirmé l'engagement qui figure dans le programme du Parti conservateur, visant à réduire d'ici 2020 l'impôt sur les sociétés à 17%, contre 19% actuellement. Elle a par ailleurs vanté l'accès à des services et à un centre financier à Londres qui sont enviés dans le monde entier.

    Ceci au moment où les grands établissements financiers, au premier rang américains, sont contraints de déplacer des activités sur le continent en raison du Brexit. Les prochaines semaines seront cruciales pour les négociations sur le Brexit, a tenu à souligner May, en se disant toutefois confiante sur la possibilité pour Londres et Bruxelles de trouver un accord.

    En cas d'échec, certains professionnels ne cachent pas leur crainte. Le DG de l'IATA (Association internationale du transport aérien), Alexandre de Juniac, s'est inquiété de l'avenir des liaisons aériennes entre l'UE et le Royaume-Uni. Pour lui, «il faut se préparer à toutes les éventualités».

    Cette déclaration intervient alors que le gouvernement britannique a publié une troisième série de notes techniques sur les possibles conséquences d'une sortie de l'UE. Concernant les compagnies aériennes britanniques et européennes, elles pourraient perdre le droit d'opérer des vols entre l'UE et le Royaume-Uni, selon ces notes. Les dirigeants européens souhaitaient parvenir à un accord pour le sommet européen des 18 et 19 octobre à Bruxelles, mais il est désormais question d'un nouveau sommet autour de la mi-novembre.

    Les droits des citoyens européens

    Les citoyens de l'UE devraient être soumis aux mêmes règles que les immigrés du reste du monde pour travailler au Royaume-Uni après la transition post-Brexit, selon un accord du gouvernement britannique. Ce principe suit une recommandation formulée par le Comité consultatif sur les migrations (CAM) dans une récente étude. Celle-ci recommande notamment d'élaborer un système d'immigration qui n'offre aucune préférence aux citoyens européens issus de l'Espace économique européen si la question de l'immigration n'est pas intégrée aux négociations. Le CAM a également conseillé au gouvernement de mettre fin au plafond de visas disponible sous le système Tier 2, qui concerne les personnes non issues de l'Espace économique européen et qui se voient proposer un emploi au Royaume-Uni. Ce plafond s'élève actuellement à 20.700 visas par an.

     

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