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    International

    Guerre commerciale: La Fed et l’OMC craignent les répercussions

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5360 Le 28/09/2018 | Partager
    Chaînes d’approvisionnement, accroissement des coûts, pertes de marché…
    La hausse des taux renchérit le dollar et les exportations
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    Les hausses de taux de la Fed ont tendance à renchérir le dollar et les exportations américaines. Le billet vert devient plus rémunérateur et donc plus attractif pour les cambistes. La Réserve fédérale américaine (Fed) a augmenté, mercredi 26 septembre 2018, ses taux d’intérêt d’un quart de point de pourcentage pour les porter dans la fourchette de 2% à 2,25%.

    Elle prévoit toujours une quatrième hausse des taux en 2018 et trois supplémentaires en 2019. La banque centrale américaine a relevé ses taux tout en insistant sur le dynamisme de la première économie mondiale, avec l’objectif d’éviter la surchauffe (ou menace inflationniste).

    Le président de la Fed, Jerome Powell s’est fait l’écho, lors d’une conférence de presse, des inquiétudes de plusieurs entreprises quant à l’impact de la guerre commerciale entre les grandes puissances sur leur activité. Il a notamment cité des craintes concernant les chaînes d’approvisionnement, l’accroissement des coûts ou encore des pertes de marché.

    Ces déclarations interviennent alors que l’Organisation mondiale du commerce (OMC) revoit à la baisse ses prévisions. Selon ses dernières estimations, le commerce mondial devrait progresser de 3,9% en volume cette année et de 3,7% l’an prochain, alors qu’elle tablait encore en avril sur une croissance de respectivement 4,4% et 4%.

    Ces prévisions actualisées reposent sur une croissance attendue du PIB (produit intérieur brut) réel mondial de 3,1% en 2018 et de 2,9% en 2019. «Même si la croissance du commerce reste forte, ce recul témoigne de l’exacerbation des tensions que l’on observe entre les grands partenaires commerciaux», a expliqué le DG de l’OMC, Roberto Azevedo.

    Selon l’Organisation, les effets économiques directs des mesures tarifaires ont été jusqu’à présent modestes, mais l’incertitude qu’elles créent pourrait avoir déjà pour effet de réduire les dépenses d’investissement.

    Le durcissement des politiques monétaires dans les économies développées et la volatilité financière qui lui est associée pourraient aussi déstabiliser le commerce et la production dans les prochains mois.

    C’est le même discours que tient la Fed qui s’inquiète de la perte de confiance des entreprises qui réduit les investissements. Pour la première fois depuis 2011, la Réserve fédérale ne qualifie plus sa politique monétaire d’accommodante. Ce qui était synonyme d’une politique monétaire à bas taux dans l’optique de soutenir la reprise. Elle n’a toutefois pas encore choisi comment caractériser sa nouvelle approche mais continue de plaider pour des hausses graduelles des taux.

    Perspectives

    • La Banque centrale a révisé en nette hausse sa prévision de croissance pour cette année aux Etats-Unis, mais a laissé inchangée son estimation d’inflation:
    • Elle table désormais sur une croissance du PIB de 3,1%, contre 2,8% anticipés en juin. L’inflation devrait, elle, accélérer à 2,1%, comme estimé en juin.
    • Sur le front de l’emploi, le taux de chômage devrait s’établir à 3,7% (+0,1 point) avant de diminuer à 3,5% en 2019 et 2020.
    • Pour 2019, la croissance du PIB devrait ralentir à 2,5%, même si ce taux est légèrement supérieur aux prévisions de juin (+0,1 point). Dans le même temps, l’inflation sera moins forte que prévu à 2% (-0,1 point).
    •  Pour la première fois, la Fed publie des prévisions pour 2021. Elle s’attend à une hausse du PIB de 1,8% et une inflation de 2,1% et, surtout, des taux d’intérêt inchangés.

     

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