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    Dossier Spécial

    Classement de Shanghai 2018: Harvard, Stanford, Princeton contre le reste du monde

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5350 Le 14/09/2018 | Partager
    Domination sans partage des Etats-Unis
    Cadi Ayyad, Mohammed V et Hassan 1er sur des niches
    5 universités africaines dans le Top 500
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    Le classement de Shanghai est structurellement dominé par des universités sur les premières places. La première université africaine de cette édition 2018 est celle de Witwatersrand en Afrique du Sud. Elle est la seule du Continent à figurer dans le top 300 mondial

    Harvard, Stanford, Cambridge, Princeton, Oxford… Les noms sont clinquants et reviennent à chaque édition en haut du tableau. Ils font rêver des millions de jeunes et de professeurs. Ces universités qui trustent les premières places du célèbre et redouté «Classement de Shanghai», sont des majors de ce qu’on peut qualifier de «Champion League» mondial des universités.

    Si l’Academic ranking of world universities (ARWU) dit «classement de Shanghai», peut réserver quelques surprises, le top 10 reste, édition après édition, dominé par les Etats-Unis. Ils occupent 35 premières places sur 54 domaines de recherche pour 139 établissements classés. Le Royaume-Uni essaie de contester un peu cette suprématie avec ses valeurs sûres Oxford et Cambridge.

    Depuis 15 ans, ce très attendu classement désigne les meilleures universités du monde dans différents secteurs sur le critère de la recherche. Et depuis 15 ans, Harvard est indétrônable à la première place. Pour ce cru 2018, publié cet été, toujours les mêmes critères principalement basés sur le nombre de prix Nobel ou médaillés Fields (équivalent du prix Nobel en mathématiques), le nombre de chercheurs cités et d’articles publiés dans «Nature & Science», d’articles indexés par Science Citation Index-Expanded  et Social Science Citation Index. L’édition 2018 du classement a établi son Top 500 parmi plus de 1.500 établissements sélectionnés.

    Parmi les 20 meilleures facultés, 16 sont américaines. Le Royaume-Uni y étant également représenté avec 3 établissements, alors que la Suisse se place au 19e rang. Voici pour les têtes d’affiche. Changement de région à la 22e place avec l’université japonaise de Tokyo.

    La Sorbonne pointe au 36e rang et première université française, suivie par Paris-Sud (42e) et la très réputée Ecole Normale Supérieure (64e), l’un des tout meilleurs établissements en Europe. L’Hexagone se distingue dans la catégorie «Ecologie» avec l’université de Montpellier qui prend la première place, précédemment occupée par Oxford.

    Quant à la Chine, la première université citée, 45e mondiale, est la Tsinghua University, qui poursuit sa progression depuis 2003, année du lancement du classement de Shanghai. L’université de Pékin monte sur la 2e marche nationale, suivie par l’université Zhejiang. Le système éducatif chinois, se voulant de plus en plus compétitif, enregistre une montée en puissance dans le classement, comme en témoignent les courbes de progression de ses universités.

    En Afrique, 5 établissements figurent parmi les 500 meilleures universités dans le monde. Celle de Witwatersrand en Afrique du Sud, classée première sur la région, n’a cessé de gagner des échelons au niveau mondial pour atteindre cette année le top 300. La deuxième place régionale est également occupée par l’Afrique du Sud et son université du Cap. L’Egypte apparaît une seule fois avec son université du Caire.

    Dans le monde arabe, l’Arabie Saoudite comptabilise 4 établissements, dont 2 sont des champions régionaux: King Abdulaziz university et King Saud university, dans la catégorie 101-150. L’Université des sciences et technologies du Roi Abdallah et l’Université du Pétrole et des Mines du Roi Fahd se positionnant entre la 201e et la 400e place.

    Voilà pour le général. Les thématiques maintenant permettent au Maroc de biper dans les radars. La catégorie «mathématiques», dominée par Princeton et Stanford aux Etats-Unis et par l’université française Paris-Sud, voit se positionner l’université Cadi Ayyad à Marrakech dans le Top 400, alors que dans la catégorie «Physique», on retrouve l’établissement public marrakchi, et les universités Mohammed V de Rabat et Mohammed 1er d’Oujda.

    Dans ce dernier établissement, l’un des chercheurs explique comment «la coopération internationale, en physique des particules par exemple, permet d’étoffer le nombre des publications». L’université mise aussi sur la physique et sur les énergies renouvelables, des domaines parmi les plus dynamiques. «Mais avec sa grille de critères, le classement de Shanghai nous est inaccessible», concède le doyen de la faculté des sciences à Marrakech, Hassan Hbid.

     

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