Economie

Le détail de l’enquête sur la réputation: Au Maroc du soleil... pas d’études ou du business

Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:5347 Le 10/09/2018 | Partager
Les citoyens du G8 plébiscitent sa qualité de vie
Le pays peu recommandé pour le travail et ses produits
La Turquie le devance, y compris chez les Marocains!
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Chez les ressortissants du G8, le Maroc est davantage recommandé pour le tourisme que comme «acteur actif de l’économie mondiale». Niveau de développement, éducation, marques et entreprises reconnues, technologie et innovation sont ses points faibles 

35e sur 73 pays. Tel est le classement de la réputation du Maroc dans les pays évalués par Reputation Institute dans le cadre d’une étude commandée par l’Institut royal des études stratégiques (IRES). Le Royaume obtient 58,1 points sur une échelle de 0 à 100 (voir illustrations).

Le but étant de déterminer à quel degré la réputation du Royaume impacte sa compétitivité économique. Pour y parvenir, les sondeurs ont adressé des questionnaires via Internet à 39.000 personnes dont 380 Marocains. Le public interrogé entre janvier et mars 2018 est réparti sur 23 pays. Les enquêtés devaient avoir «une connaissance suffisante» de notre pays.

D’où également une mise en garde des auteurs. L’interprétation de l’enquête  doit tenir compte du contexte géopolitique international  lors de sa réalisation: politiques migratoires en Europe et aux USA, montée du populisme, conflit palestino-israélien...

Il ressort de ses résultats qu’étudier, travailler ou acheter les produits du Maroc ne sont pas très recommandés chez les ressortissants des pays du G8. Leurs «comportements de soutien enregistrent une baisse par rapport à 2017 et restent inférieurs à la moyenne mondiale». «Population instruite et inspirant confiance» est également l’un de nos points faibles.
En revanche, «visiter le Maroc» est la recommandation qui obtient la meilleure note chez les citoyens sondés du G8.

Une autre grille de lecture à tenir en compte. Les 58,1 points obtenus sont légérement en dessous de la moyenne enregistrée auprès des 55 pays ayant le PIB le plus élevé comme la Suisse, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, l’Australie ou le Canada. Ce résultat n’est pas décourageant pour autant pour deux raisons.

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La Russie est le pays du G8 où la réputation du Maroc obtient le meilleur score 

D’abord, «le Maroc occupe, comme en 2017, une position intermédiaire», relève le rapport achevé en juillet 2018. Le Royaume parvient à se maintenir «parmi les 36 pays ayant la meilleure réputation au même niveau que Puerto Rico, la Corée du Sud, l’Indonésie et le Brésil». L’autre raison qui explique ensuite l’optimisme des experts est le positionnement du Maroc par rapport à ses concurrents régionaux directs. L’Afrique du Sud et la Turquie. En effet, «il jouit de la 2e meilleure réputation auprès des pays du G8. Juste après le Chili».

Chez les citoyens du G8, le Maroc est mieux recommandé que l’Afrique du Sud, le Mexique et le Chili en termes d’investissement, de travail et d’achat de produits. Toutefois, le Royaume affiche un score décevant en tant que destination pour les études. Un domaine où il est devancé aussi par la Turquie qui parvient à se démarquer parallèlement dans le travail et l’achat de produits et de services.

L’Ires a tenu à intégrer dans ce sondage «15 pays spécifiques». Il y a le Mexique qui «dispose auprès des Etats-Unis du même positionnement que celui du Maroc auprès de l’Union européenne». Quant à l’Afrique du Sud, elle reste un leader économique continental et un hub régional en Afrique australe et de l’Est. Et ce, malgré ses «vulnérabilités sociodémographique et sécuritaire».

Plus intéressant encore, la réputation du Maroc auprès de ses citoyens. A l’évidence, ils soutiennent beaucoup plus leur pays que ceux du G8. Les 380 Marocains sondés  recommandent d’y investir et d’y vivre plus qu’en Afrique du Sud ou en Turquie. Mais surtout pas d’y étudier par «manque de performance» dans ce secteur vital. Les Marocains sont par contre davantage enclins à soutenir le pays d’Atatürk que le Maroc  quand il s’agit d’études, de travail ou d’achat de produits.

 

 

 

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