International

Une nouvelle ère de techniques de sécurité

Par L'Economiste | Edition N°:5331 Le 08/08/2018 | Partager
L’Intelligence artificielle s’impose dans les systèmes de sécurité des entreprises
Le data mining au service de la détection des failles
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Selon une étude établie par PwC, les dirigeants d’ETI révèlent des faits très concrets sur les types d’incidents subis par les entreprises de taille intermédiaire (ETI): vol de données sur un serveur R&D, violations fichiers clients/salariés, virus sur une filiale en Asie avec demande de rançon. Les conséquences liées à la réputation de l’entreprise, les pertes de la clientèle et les pertes financières dépassent les 20%

L’infrastructure IT des entreprises sera modelée par l’Intelligence artificielle (IA). Au-delà de la science-fiction, l’IA sera bientôt capable de détecter grâce à des algorithmes les menaces là où le cerveau humain et les mécanismes classiques échouent. La sécurité cognitive permettrait d’instaurer des systèmes autonomes capables d’imiter les perceptions produites par les neurones humaines, de déceler les malwares et de procéder à une autoréparation.

Par ailleurs, la sécurité cognitive consiste à simuler le processus de pensée humaine utilisant l’exploration de données, data mining, qui à l’aide d’algorithmes développe son propre système nerveux. Les réseaux de neurones artificiels sont inspirés de l’activité cérébrale, chaque neurone est capable de produire des signaux électriques inhibiteurs afin d’émettre une réponse à ces signaux.

Ces systèmes, après détection des failles, se régénèrent à travers le data mining. Une technique qui permet de centraliser la gestion et  l’identification des données, le dispositif segmente des patterns et des corrélations entre les données complexes.

Ce système complexe de traitement de l’information est capable d’acquérir, d’entretenir et de comprendre la modélisation des faits en reproduisant les sensations engendrées par la mémoire et le raisonnement. A l’avenir, les entreprises pourront de ce fait compter sur les algorithmes de la machine learning pour traiter et identifier toutes intrusions.

La cybercriminalité touche aujourd’hui une majeure partie du business et la croissance des crimes en ligne liée aux avancements technologiques est estimée à plus de 100 milliards de dollars. En effet, l’impacte de la cybercriminalité sur l’économie, selon McAfee, l’expert en solutions de cybersécurité, et la CSIS (Center for Strategic and International Studies), s’élève à 3,5 milliards de dollars (33 milliards de DH) dans la région Mena en 2018.

Les fraudes et actes d’origine criminelle touchent les deux tiers des utilisateurs en ligne, soit plus de deux milliards de personnes sont victimes de vols ou usurpation des données (selon McAfee). Le coût moyen de la cybercriminalité en France, lui, atteindrait les 6 milliards d’euros (65,6 milliards de DH) et avoisinerait les 600 milliards de dollars au niveau mondial, soit 0,8% du PIB mondial.

Par ailleurs, la cybercriminalité est classée troisième mondiale derrière la corruption et le trafique de stupéfiants. De plus, le logiciel d’extorsion des données, Ransomware, enregistre sur le marché virtuel plus de 6.000 centres de mise en ligne de produits et services à origine criminelle qui visent à nuire, bloquer ou instaurer des failles dans les microprocesseurs en échange de rançons.

Si les équipements connectés connaissent une notoriété grandissante, les capacités criminelles, elles, évoluent de façon à mettre en péril l’état du secteur. La vulnérabilité des infrastructures et des équipements connectés, la monétisation du crime par la crypto-monnaie ou encore l’évolution des voitures autonomes sont autant d’innovations vulnérables aux attaques grandissantes.

Majda Kenfaoui

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