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    Fouzi Lakjaâ: «Hervé Renard reste jusqu’en 2022»

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5322 Le 25/07/2018 | Partager
    Prochain cap, la CAN 2019
    La transformation des clubs en sociétés avant le 15 août
    Lakjaâ met en garde contre la fragilité financière des clubs
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    «Le Maroc prendra la décision nécessaire pour se présenter ou pas si le Cameroun n’est pas prêt pour organiser la Coupe d’Afrique de 2019. Pour le moment, c’est le Cameroun» (Ph. Jarfi)

    - L’Economiste: Beaucoup de flou entoure l’avenir du coach national. Hervé Renard restera-t-il au Maroc?
    - Fouzi Lakjaâ:
    Logiquement, le débat autour de cette question est mal placé. Aujourd’hui, nous sommes dans une relation contractuelle qui a été concrétisée avant même la qualification pour la Coupe du monde. Le staff de l’équipe nationale est engagé jusqu’à la prochaine Coupe du monde, c'est-à-dire 2022. J’ai eu l’occasion de discuter avec Hervé Renard lors d’une première réunion la semaine dernière. Nous avons abordé le volet sportif, les enjeux et les défis qui attendent le football marocain. Nous avons procédé à l’analyse de la situation pour conclure à la stabilité de l’équipe nationale, avec beaucoup de performances et de potentiels techniques des joueurs. Le travail devra nous conduire à relever le défi de la prochaine CAN 2019, c'est-à-dire, aller chercher ce trophée que les Marocains ont oublié depuis 1976. Donc, pour moi, toute discussion en dehors de cet objectif est déplacée. Cela ne peut être qu’un élément de perturbation de l’équipe nationale. Logiquement, nous devons nous revoir cette semaine pour confirmer la trajectoire prochaine de l’équipe nationale.

    - Pourtant, il n’est pas venu à la réunion d’évaluation de la participation des équipes africaines lors du dernier mondial, organisée par la CAF à Rabat?
    - Pour la simple raison qu’il avait le mariage de sa fille le week-end. Il a célébré cet évènement qui n’arrive pas tous les jours. C’est son adjoint qui a été chargé de livrer son évaluation. C’est aussi simple que cela.  

    - Après le grand tapage et l’échec de la candidature du Maroc pour 2026, il n’y a pas eu de présentation du bilan et des enseignements de cette expérience. Pourquoi ce silence?
    - A mon sens, il n’y a pas eu de silence. Tout a été exposé et suivi en direct. L’exploit majeur a été la confirmation de la FIFA, via la Task-force, que le Maroc était apte à organiser une Coupe du monde. C’est quelque chose qui va rester historique pour le football marocain et l’avenir du pays. Dans le futur, la candidature marocaine ne pourrait que s’améliorer. Maintenant, sur le plan du vote, l’atout est la confirmation du positionnement Afrique grâce évidemment à la diplomatie et à la politique de SM le Roi. Tout le monde a suivi les tractations et l’intervention du politique a été très forte. La FIFA elle-même n’a pas pu résister. Je pense que ce sont autant de leçons à tirer pour gérer l’avenir. Maintenant, l’important est que le Maroc déposera sa candidature pour 2030. La forme de cette candidature n’est pas encore définie. Elle le sera dans les prochains mois. Je pense qu’il faut consolider et s’inscrire dans un process de continuité pour aller chercher l’organisation de la Coupe du monde.   

    - Votre cheval de bataille a été la transformation des clubs en sociétés anonymes, avec un dead-line. Mais rien n'a encore été fait...
    - Aujourd’hui, beaucoup de choses se sont déroulées. Ce qui a été décidé lors du dernier comité exécutif est d’inscrire trois points au niveau de l’ordre du jour des assemblées générales de tous les clubs de D1. D'abord, valider le statut type, déjà approuvé par le ministère de la Jeunesse et Sports. Ensuite, entériner le statut de la société à créer. Enfin, adopter la création de la société. Cela va arriver, car la date limite pour la tenue des assemblées générales de tous les clubs est le 15 août. A cette date, les sociétés sportives seront créées. Nous sommes dans le dead-line. 

    - Jusqu’ici, aucun club n'a franchi le pas,…
    - Tout simplement, aucun club n’a encore tenu son assemblée générale. De la fin juillet à la mi-août, c’est une période dense pour la tenue des assemblées des clubs, avec les trois points à l’ordre du jour.

    - La Fédération a multiplié les mises en garde contre le déséquilibre financier de certains clubs de la Botola Pro. Pourtant, certains d'entre eux multiplient les recrutements, même surendettés
    - Sur ce point, nous sommes intransigeants. Les clubs présentent tous des bilans audités. Lorsque nous parlons de recrutement, il faut aussi évoquer des joueurs qui sont partis. Il y a toujours des  charges en moins qui doivent être au moins égales à celles engendrées par les recrutements. L’équilibre financier des clubs est un souci permanent. Il est vrai que des clubs traînent des dettes, mais en aucun cas, il n'existe un où la situation est impossible à gérer. Des difficultés sont là certes comme partout dans le football et dans la gestion des clubs. Leur situation financière est fragile. Il faut davantage la consolider.

    - Une mission d’information parlementaire a été constituée. Qu’en est-il?
    - La mission va auditer le programme de mise à niveau, selon deux volets. L’un a été exécuté par le ministère. Je pense que la mission s’est focalisée aujourd’hui sur ce volet. L’autre avait fait l’objet d’une convention entre quatre ministères, la Fédération et la DEP (direction des équipements publics) qui est le maître d’ouvrage délégué dans cette opération. Après le premier volet, elle se penchera sur  le 2e pour dégager les conclusions pour servir et concevoir le meilleur modèle de développement de l’infrastructure footballistique. 

    - Le Cameroun semble en retard dans les préparatifs pour l’organisation de la prochaine CAN. Le Maroc est-il prêt pour reprendre cet évènement?
    - Le Cameroun est le candidat pour 2019. Des missions de la CAF se chargent de l’évaluation. Logiquement, bien avant la fin de l’année, elles vont dégager les conclusions définitives. Le Maroc prendra la décision nécessaire pour se présenter ou pas si le Cameroun n’est pas prêt pour organiser la Coupe d’Afrique de 2019. Pour le moment, c’est le Cameroun . 

    - Pour Ayoub Kaâbi, l’ex-joueur de la RSB, pourquoi la Chine alors qu’il aurait été approché par des clubs européens comme notamment l’Atlético de Madrid?
    - Il n’y avait pas d’offre d’Atlético de Madrid, seulement trois ou quatre venant de clubs européens moyens. La meilleure des offres a été celle du Zamalek autour de 2 millions de dollars et une contrepartie pour le joueur lui-même. Il y avait ce volet et le sportif. J’ai demandé l’avis en premier du coach national sur le niveau du club en Chine. Il m’a assuré qu’il était de haut niveau. D’ailleurs, le club a recruté cette année Mascherato. Gervinho joue dans le même club. La contrepartie pour le club et pour le joueur était quatre fois plus importante. Le volet sportif et la prospérité du joueur sont garantis pour effectivement améliorer son talent et aller de l’avant. 

     

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