Dossiers

Concours: Les tuyaux pour assurer le jour J

Par Karim Agoumi | Edition N°:5318 Le 19/07/2018 | Partager
Méthode des 3P, vivre l’instant présent, savoir parler de soi… les ficelles
Projection mentale, reformulation de l’énoncé… des parades pour l’écrit

Les concours de masters publics démarrent bientôt. Des épreuves souvent appréhendées par les étudiants, qui ne mettent pas toujours toutes les chances de leur côté. Pour bien les négocier, il ne faut pourtant en aucun cas laisser place à l’improvisation et apprendre à avoir une longueur d’avance sur son interlocuteur. 
L’épreuve orale d’un concours nécessite une intense préparation intellectuelle et mentale pour être en pleine possession de ses moyens le jour J. Le candidat doit tout d’abord suivre la règle des 3P. Le premier, correspondant à l’expression «Plaquette par cœur», invite l’étudiant à apprendre sur le bout des doigts la plaquette de l’école ainsi que les spécificités académiques du programme pour lequel il postule. Il est aussi vivement conseillé d’éplucher le site internet de l’établissement et de s’abonner à sa page Facebook. «Des détails qui démontreront au jury la volonté du candidat de dépasser les enjeux de l’épreuve et de se projeter dans l’avenir», confie dans ce sens le psychologue du travail et enseignant-chercheur Redouane Rizki. Le second P, crucial, fait référence au mot «Paraître». Cela signifie qu’il faut impérativement soigner son apparence en préférant un style vestimentaire sobre et adapté aux codes de l’établissement en question. «L’entretien n’est pas un défilé de mode et l’étudiant doit être attentif à ce qu’il porte lors de cette rencontre décisive», précise le spécialiste. Le candidat doit également se montrer détendu et sûr de lui tout en n’oubliant pas de saluer en entrant le jury et de le remercier à la fin. Le troisième P, quant à lui, est associé au mot «Performant». L’étudiant se doit en effet d’être le plus efficace possible en allant à l’essentiel et en sachant argumenter «facts and figures», autrement dit avec des faits et des chiffres. 
Pour assurer dans ce type d’épreuve, il est particulièrement conseillé de vivre l’instant, ce qui n’est pas toujours évident face à un jury souvent déstabilisant et imprévisible. «Le candidat n’est pas là pour subir mais au contraire pour se vendre. Il doit mettre en avant les raisons pour lesquelles il souhaite postuler à ces formations et s’ouvrir à ses interlocuteurs pour créer un lien unique susceptible de le distinguer des autres», souligne Rizki. L’épreuve écrite des concours ne doit pas non plus être négligée. Ces examens doivent être anticipés par les candidats. Ils devront se montrer attentifs à la consigne de l’épreuve le jour J en reformulant mentalement l’énoncé de plusieurs façons possibles. «Un moyen d’épargner les fameux hors sujets, particulièrement pénalisants», souligne le psychologue du travail. En cas de blocage ou de moment de latence, il est vivement conseillé de fermer les yeux un court instant et d’inspirer profondément tout en visualisant une image apaisante comme une plage de sable fin ou un champ de blé. Il suffit ensuite d’ouvrir les yeux et de relire la consigne depuis le début. «Le candidat doit apprendre à se déconnecter mentalement de la salle d’examen quelques instants pour reprendre possession de tous ses moyens», conclut l’expert.

Des pièges à éviter

• Ne pas mentir en s’inventant des passions ou des compétences. Un choix susceptible de faire perdre toute crédibilité au candidat et de le sanctionner s’il est démasqué 
• Attention à la communication non verbale: N’affichez pas de grise mine. Evitez les tocs (toucher les cheveux, se tordre les mains...), souriez et soignez votre posture. 
• Vouloir tout maîtriser n’est pas réaliste. La spontanéité n’a en effet pas sa place dans ce genre de test.

 

 

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