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    International

    L’Afrique du Sud dans le libre-échange africain

    Par Omar KETTANI | Edition N°:5309 Le 06/07/2018 | Partager
    Le géant du continent s’affiche comme un élément moteur
    Objectif: unifier le marché intra-africain en développant les échanges
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    Avec cette récente adhésion, l’Afrique du Sud entend soutenir les échanges continentaux avec une participation atteignant 3,3 milliards de dollars du PIB (Ph. Reuters)

    L’accord de Kigali instaurant la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC) poursuit son expansion. Ce projet mis en place dès 2012 par l’Union Africaine accueille 5 nouveaux pays, portant le nombre de membres à 49. Parmi les récents signataires, figurent notamment l’Afrique du Sud, le Lesotho, le Burundi et la Sierra Leone.

    Cette ratification intervient au même moment que la visite diplomatique africaine d’Emmanuel Macron. Le président français a d’ailleurs souligné, lors de son allocution au Nigéria, l’importance de la jeunesse entrepreneuriale en mettant en avant les valeurs panafricaines. «C’est à l’Afrique de décider pour l’Afrique, d’expliquer l’Afrique et de créer son propre modèle d’entrepreneuriat».

    Si la ZLEC entend élargir l’espace économique et le marché africain, en développant les échanges entre les pays du continent, l’Afrique du Sud projette de contribuer aux échanges intra-africains touchant plus d’un milliard de personnes, avec environ 3,3 milliards de dollars de PIB. 

    A ce titre, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a mis en lumière l’impact des échanges avec les marchés ciblés, à l’image de l’Afrique du Nord et de l’Afrique de l’Ouest. Pour Ramaphosa, «cet accord représente une opportunité d’unifier les pays africains à travers diverses infrastructures. Parmi les secteurs les plus prisés à l’export, on retrouve les produits minéraux, l’agroalimentaire, les technologies, ou encore les métaux». 

    Sur le plan régional, cet accord vise aussi à réduire les inégalités via la lutte contre la corruption, que l’Afrique s’engage d’éradiquer. Ramaphosa rappelle à ce propos que «la corruption affecte tous les aspects de la vie commune, prive des droits individuels et affecte la dignité humaine».

    Il appelle aussi toutes les instances à travailler ensemble contre ce fléau, qui coûte selon la BAD 148 milliards de dollars à l’Afrique.  Autre élément de taille, en plus de bénéficier d’avantages fiscaux, infrastructures commerciales et investissements, les Etats membres ne disposant pas de débouchés maritimes pourront renforcer leurs échanges à l’échelle continentale.

    Le renforcement de la sécurité du continent constitue également une problématique importante au sein de la ZLEC. L’Union Africaine a d’ailleurs prévu une réforme institutionnelle permettant de consolider ces mesures.

    Par ailleurs, la croissance de la région, qui s’est établie à  3,4% en 2017, devrait atteindre  4% en 2018. A l’heure actuelle, seuls six pays n’ont pas encore ratifié l’accord de Kigali. Si le Nigéria, 5e mondial dans la recherche de pétrole dans le monde et producteur de 2,5 millions de barils d’huile brute par jour, contribue avec l’Afrique du Sud à 45% du PIB, celui-ci manque toujours à l’appel, tandis que le Ghana, Rwanda, Niger et le Kenya viennent de rejoindre la ZLEC.

    O.K. & M.Ke

     

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