×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Syrie: LafargeHolcim mis en examen

    Par Omar KETTANI | Edition N°:5307 Le 04/07/2018 | Partager
    Le cimentier est accusé de complicité avec des organisations terroristes
    Il devra verser plus de 30 millions d’euros suite à un contrôle judiciaire
    lafarge-holcim-007.jpg

    Avec ses nouveaux déboires judiciaires, le leader mondial du ciment se retrouve dans une impasse entachée par des opérations de financement de groupuscules terroristes (Ph. AFP)

    Rien ne va plus pour le géant franco-suisse du ciment LafargeHolcim. Après la mise en examen de plusieurs anciens dirigeants de la firme pour financement d’une entreprise terroriste, le numéro 1 franco-suisse de la cimenterie se retrouve face à un nouveau scandale. La société mère LafargeHolcim SA a été mise en examen pour complicité de crime contre l’humanité et financement de terrorisme en Syrie.

    Dans cette affaire, la justice a retenu de lourds faits d’inculpation envers le groupe français. Parmi eux, figurent notamment: le versement de plus de 13 millions d’euros (144 millions de DH) à un groupe armé sur le sol syrien, et d’une possible vente de ciment au même organisme. Notons que cette décision prise par la justice française est la première qui touche une entreprise.

    Aussi, le leader tricolore devra verser plus de 30 millions d’euros après un contrôle judiciaire. Suite à cette série d’accusations graves à son encontre, LafargeHolcim a déclaré récemment avoir «pris connaissance des infractions reprochées suite à des actes individuels répréhensibles survenus dans le cadre des opérations antérieures à 2014 de sa filiale syrienne». A ce propos, l’entreprise a relevé le manque d’efficacité de son système de contrôle de son antenne Syrienne.

    «La firme reconnaît que le système de supervision de sa filiale syrienne ne lui a pas permis d’identifier les manquements survenus à la suite d’une violation sans précédent des règlements et des règles de conformité internes par quelques personnes qui ont quitté le groupe».

    Beat Hess, PDG du conseil d’administration du numéro 1 mondial a dit regretter les événements qui se sont déroulés en Syrie. Quant à l’impact de cette décision pour le moins inédite sur le titan de la cimenterie français, Sherpa, ONG spécialisée dans la protection et la défense des populations victimes de crimes économiques, a souligné: «Après cette décision judiciaire historique, LafargeHolcim doit se doter d’un fonds d’indemnisation indépendant permettant de réparer le préjudice subi par les victimes».

    Sherpa considère par ailleurs cet arrêté juridictionnel comme «un pas décisif dans la lutte contre l’impunité des multinationales opérant dans des zones de conflits armés». Si Bruno Lafont, ex-PDG de LafargeHolcim, a attesté n’avoir pas été au courant d’un arrangement avec un quelconque groupuscule terroriste, Marie Dosé, avocate de Sherpa, a dressé un constat amer sur cette affaire. Elle relate que «Lafarge a sacrifié ses salariés et pactisé avec des entités terroristes en toute connaissance de cause».

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc