×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Société

    «Disk Hyati», la série qui raconte les dessous du show-biz

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5306 Le 03/07/2018 | Partager
    Produite par les frères Naciri, réalisée par Alae Akaaboune
    Un téléfilm qui sort du lot
    Un jeu d’acteur très juste, un scénario plein de rebondissements
    disl-hyati-006.jpg

    La série réunit une brochette d’artistes talentueux, dont le magistral Saïd Bey, l’intense Abdelilah Hamid et le comédien, auteur-compositeur Fayçal Azizi (Ph. Dr)

    Elle aura été la bonne surprise du mois de Ramadan. Face aux sempiternelles sit-com à l’humour souvent douteux, la série «Disk Hyati», qui se poursuit encore sur 2M, respire le talent et l’intelligence. Réalisée par Alae Akaaboune et produite par Mamoun et Saïd C Naciri (à ne pas confondre avec le producteur d’une certaine malhama honnie).

    Saïd, cinéaste lui-même, a déjà à son actif la réalisation du clip au succès planétaire Boom Boom produit par RedOne, réunissant, outre le producteur marocain, les chanteurs Daddy Yankee, French Montana & Dinah Jane. Le clip a cumulé plus de 115 millions de vues sur YouTube. Saïd C Naciri est surtout l’auteur du premier western marocain.

    Kan Ya Makan, un film audacieux, sorti en 2014 et qui raconte l’histoire d’une lutte féroce pour le pouvoir et pour la préservation de l’honneur d’une tribu du sud du Maroc. Un film poétique et qui fait la part belle à l’action et aux cascades spectaculaires.

    Pour en revenir à «Disk Hyati», la série est portée par le talentueux comédien, chanteur, auteur et compositeur Fayçal Azizi et réunit une belle brochette d’artistes: le magistral Saïd Bey, Karima Gouit, Hamza Kadri, Mohamed Kouyi, Nadia Niazi ainsi que Abdelilah Rachid (très remarqué dans ses rôles de composition dans Les Chevaux de Dieu et Razzia de Nabil Ayouch).

    Sans compter les guest-stars: Maître Gims, Saïd Taghmaoui ou encore Amine Serhani. D’autres acteurs prennent part à l’aventure comme Amine Ennaji, Mohamed Khouyi, ou encore Soumaya Akaaboune.

    Pour le pitch: C’est l’histoire d’Amine, talentueux musicien, qui rêve d’une grande carrière professionnelle. Avec ses acolytes Hamada et Ali (rôles interprétés par Abdelilah Rachid et Hamza Kadri), il tente d’enregistrer des titres pour participer à un grand concours qui pourrait être le tremplin du groupe, mais pour y arriver, ils se retrouvent face à bien des obstacles.

    Repéré par Kamal, un manager connu du milieu du spectacle par ses magouilles financières, le jeune groupe décroche ses premiers concerts. La jeune formation est propulsée au-devant de la scène grâce au talent d’Amine qui est de plus en plus sollicité pour des collaborations avec des stars de renommée. Son rêve commence enfin à se réaliser. Seul bémol, si Amine a toujours compté sur la bénédiction de sa mère. Son père, lui, ne l’entend pas de cette oreille.

    Un jeu d’acteur très juste, un scénario plein de rebondissements et des audaces techniques font de la série une des plus intéressantes productions nationales jamais diffusées depuis des années. Un épisode fait tout de même la fierté de l’équipe.

    Celui diffusé le 18 juin, tourné en un seul plan-séquence. Une prouesse de style qui inclut l’intégralité de la scène (37 mn), sans qu’elle soit morcelée par le montage ni mélangée avec d’autres plans.

    «Nous avons voulu intégrer cette technique cinématographique à la télévision. Je crois que c’est la première fois que cela se fait, au Maroc du moins, et nous sommes très satisfaits du résultat», déclare Saïd C Naciri. Pour le réalisateur Alae Akaaboune, il s’agissait d’un défi: «Ce qui était important, c’était de retranscrire par ce plan-séquence le «temps réel» et de calibrer ce plan pour la télévision. Il nous a fallu faire un vrai travail chorégraphique pour donner vie à un espace unique».

    Akaaboune se félicite du travail d’équipe pour cette série :«J’ai été très content de collaborer avec les frères Naciri qui ont une très grande culture cinématographique. Dès le début, ils avaient le projet de faire quelque chose de différent, cela m’a tout de suite intéressé», précise-t-il. Le réalisateur n’omet pas de rendre hommage aux comédiens, particulièrement le «sublime Saïd Bey, que j’ai été très honoré de diriger, et Abdelilah Hamid, un acteur d’exception», confirme-t-il.

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc