Economie

CGEM: Un organigramme resserré et souple

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5303 Le 28/06/2018 | Partager
Mezouar instaure une vice-présidence exécutive
Le nombre de commissions sera réduit
Les conditions réunies pour un premier conseil d’administration
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Outre son programme 2018-2021, Salaheddine Mezouar promet d’apporter sa touche personnelle à l’organisation de la Confédération patronale (Ph. Bziouat)

C’est la course contre la montre. Salaheddine Mezouar, nouveau président de la CGEM, enchaîne les concertations en vue de former son bureau. Le nouveau patron des patrons fait face à l’échéance des grandes vacances d’été qui risque de renvoyer son premier conseil d’administration à la rentrée. Les délais pourraient s’avérer trop serrés pour tenir ce premier conseil avant le 15 juillet comme s’y attendent les personnes appelées à faire partie de son bureau.

«En fait, rien n’empêche le président de tenir un conseil d’administration immédiatement avec les 42 membres statutaires qui sont les présidents de fédérations et d’unions régionales», signale un membre du patronat. Le premier conseil statutaire devrait être consacré à la désignation des membres du bureau tels que les vice-présidents, les présidents de commissions et les personnes cooptées.

Parmi les noms qui circulent, l’on peut déjà citer évidemment Khalid Benjelloun, gérant de CTC Maroc, structure au nom de laquelle Salaheddine Mezouar s’était présenté aux élections de la CGEM, et ancien président de la commission PME. D’autres personnes sont proposées pour faire leur entrée dans le bureau de la Confédération patronale telles que Zakaria Fahim, associé-gérant du cabinet d’audit BDO, Mostapha Mellouk, président de Casablanca Media Partners.

On parle également de Karim Amor, président de Jet Group, de Youssef Alaoui, président de la FISA ou encore Saïd Alj. Le conseil d’administration comprendra également les 30 présidents élus des fédérations, les 12 présidents de régions élus, le vice-président général (Faïçal Mekouar) et 10 autres membres dont les vice-présidents, le trésorier et le trésorier adjoint. S’y ajoutent les présidents de commissions désignés par le président de la CGEM.

Dès son élection, Mezouar s’est engagé à se mettre au travail afin de concrétiser les premières priorités de son programme. Ce qui suppose la mise en place d’une armature administrative idoine et le recrutement des compétences nécessaires. Un groupe de travail planche actuellement sur une architecture qui devra faire preuve d’efficacité.

Une vingtaine de noms sont proposés pour occuper les postes de vice-président, dont le nombre restera lui aussi à la discrétion du président. L’on sait déjà que ces fonctions ne seront plus simplement «honorifiques». L’ancien président de l’Amith veut instaurer la fonction de vice-président exécutif.

Ce qui signifie qu’il ne se contentera plus d’un rôle protocolaire, mais pourra prendre des décisions sans en référer au vice-président général (Faïçal Mekouar en l’occurrence pour le mandat 2018-2021). Une approche qui traduit la volonté du président de la Confédération de déléguer et responsabiliser davantage les membres du conseil d’administration. Les statuts de la CGEM permettent au président de choisir des personnalités pour intégrer le conseil d’administration sans pour autant avoir de fonction au sein des instances de la Confédération.

Après l’élection de Salaheddine Mezouar à la tête de la CGEM, la prochaine étape concerne la validation de l’organigramme de la Confédération et la proposition aux postes du conseil d’administration. Une fois l’architecture arrêtée, il restera à fixer la date de la tenue du premier conseil statutaire qui aura pour objectif d’asseoir officiellement la présidence et les organes de gouvernance.

La phase la plus délicate

Les discussions actuelles entre Salaheddine Mezouar et ses équipes portent notamment sur la détermination du nombre de commissions, qui étaient 12 du temps de Moulay Hafid Elalamy, 18 sous le mandat de Mohamed Horani avant d’augmenter à 24 sous Miriem Bensalah. Le nombre de commissions est important parce qu’il permet au patron des patrons de disposer d’une majorité confortable au sein du conseil d’administration et donc d’avoir les coudées franches pour mettre en œuvre son programme. Selon des membres de la CGEM, Mezouar dispose déjà d’une majorité acquise. Par conséquent, il peut se permettre de réduire le nombre des commissions de 24 à 16, par exemple. Pour y arriver, certaines devraient être fusionnées, d’autres supprimées. Le nouveau président est favorable à une organisation plus ramassée pour une plus grande efficacité. Mais cela ne sera pas chose facile. Dans ce schéma, plusieurs figures sous le dernier mandat seraient mises à l’écart.

 

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