Insolites

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:5296 Le 19/06/2018 | Partager

■ Le président tchèque brûle un caleçon
Le président tchèque Milos Zeman, volontiers provocateur et hostile envers les journalistes, s'est moqué d'eux jeudi, tout en "regrettant" avec ironie de faire d'eux de "petits cons", lors d'un happening bizarre avec un caleçon rouge en vedette. Le chef de l'Etat âgé de 73 ans, et dont l'état de santé suscite des inquiétudes, a annoncé pour jeudi après-midi un point de presse extraordinaire sans questions autorisées, provoquant une kyrielle de spéculations dans les média, portant notamment sur son éventuelle démission. «Je m'excuse auprès des journalistes dont j'ai testé l'intelligence, en vain comme toujours», a affirmé M. Zeman, entouré de son porte-parole et de ses assistants, dans les jardins du Château de Prague, ancienne résidence royale devenue siège officiel de la présidence en 1918. Devant une foule de journalistes incrédules, il a ensuite livré aux flammes, sous l'assistance de deux pompiers, un grand caleçon rouge, affirmant que le «temps des vêtements de dessous dans la politique est fini». Par ce geste inattendu, il faisait allusion à l'action des membres d'un groupe de blagueurs qui sont parvenus en septembre 2015, déguisés en ramoneurs, à monter sur le toit du Château, pour remplacer le drapeau officiel du chef de l'Etat par un caleçon rouge géant. «Je regrette de faire de vous de petits cons, vous ne le méritez vraiment pas», a-t-il encore affirmé, toujours avec de l'ironie dans la voix, à l'adresse des journalistes, avant de regagner sa voiture. Ce «happening» de M. Zeman, populiste pro-russe et pro-chinois, a aussitôt provoqué une avalanche de réactions indignées. «On a assisté à l'événement le plus pénible lié à la présidence de notre pays, depuis le message de Nouvel An du dernier président communiste Gustav Husak en 1989», a réagi le commentateur Jindrich Sidlo, à la télévision en ligne Seznam TV.

■ France: Un policier se fait dérober son arme
Un policier de la ville de Marseille (sud-est de la France) s'est fait voler son arme par une voleuse à la tire jeudi, alors qu'il déjeunait en terrasse, a appris l'AFP vendredi auprès de la Sûreté publique, chargée de l'enquête. Si la voleuse présumée, une femme d'une soixantaine d'années, a été rapidement localisée, environ une heure et demie plus tard, l'arme, elle, s'était volatilisée, vraisemblablement revendue, a précisé la Direction départementale de la Sûreté publique (DDSP) des Bouches-du-Rhône, confirmant une information du journal La Provence. Le policier travaille pour la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) de Marseille. La voleuse est «connue des services de police pour des faits similaires», a précisé la DDSP, en soulignant que l'enquête était ouverte pour «vol à la tire, c'est-à-dire un vol simple»: «Le policier était en civil, rien ne permettait de savoir qu'il était fonctionnaire de police, et son arme était dans une banale sacoche, il n'a donc vraisemblablement pas été ciblé».

 

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