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    International

    Italie: Les tractations continuent pour former le gouvernement

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5284 Le 31/05/2018 | Partager
    En attendant, l’incertitude règne
    Les marchés financiers tentent de se reprendre

    L’Italie attend, dans la confusion, la formation du gouvernement de Carlo Cottarelli alors que l’hypothèse d’un exécutif populiste a refait surface et que les marchés financiers tentaient de se reprendre. Les enjeux sont énormes notamment pour la communauté marocaine, la plus importante en Italie (avec plus de 600.000 ressortissants marocains).

      Cottarelli, un ancien haut fonctionnaire du FMI, a eu le mardi 29 mai une brève rencontre informelle avec le président, Sergio Mattarella. Il s’est dirigé ensuite au Parlement pour de nouvelles consultations.

    Sur le plan politique, aucun des grands partis n’envisagent pour l’instant de voter la confiance. Même le Parti démocrate (PD, centre gauche) prévoit de s’abstenir. Le gouvernement Cottarelli, s’il est formé, devrait seulement expédier les affaires courantes avant des élections annoncées pour «après le mois d’août».

    Les médias italiens ont évoqué des démarches d’élus de tous bords pour un retour aux urnes dès le 29 juillet, afin de laisser le temps à la prochaine majorité d’élaborer et adopter le budget 2019. Dans l’optique des élections, les médias évoquaient un possible accord pour que tous les partis s’abstiennent lors du vote de confiance du gouvernement Cottarelli. Ce qui permettrait à l’Italie d’avoir à sa tête un exécutif n’ayant pas été ouvertement désavoué.

    Lors d’un rassemblement à Naples, Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles M5S (voir aussi la tribune de Sylvain Kahn, professeur d’histoire et de géographie Centre d’histoire de Sciences Po, publiée dans le journal français Le Monde dans son édition du 28 mai 2018) a aussi relancé l’hypothèse d’un gouvernement d’union avec la Ligue (extrême droite).

    Une idée qui avait dû être abandonnée dimanche soir à la suite du veto spectaculaire de Mattarella à un ministre des Finances anti-euro. Après avoir appelé pendant 48 heures à la destitution du président, Di Maio a fait machine arrière et ajouté: «nous sommes prêts à revoir notre position (...) Mais à présent, il faut respecter la volonté du peuple. Il y a une majorité au Parlement. Laissez ce gouvernement commencer, on en a assez des gouvernements au rabais…».

    Enchaînant les bains de foule dans des meetings de campagne pour des municipales en Toscane, Matteo Salvini chef de la Ligue (extrême droite) n’a pas semblé intéressé. «J’ai passé des semaines à Rome à essayer de faire un gouvernement. Cela a été un effort inutile, maintenant, je retourne au milieu des Italiens…», a-t-il déclaré en réclamant un retour aux urnes en septembre. Salvini a réussi à mettre l’Europe, son sujet de prédilection, au coeur du débat.

    F. Z. T. avec agences

     

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