Culture

«Choc des Titans» entre artistes au festival Gnaoua

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5283 Le 30/05/2018 | Partager
14 concerts pour 2 scènes
Du 21 au 23 juin prochain
«L’impératif d’égalité» des genres au cœur de cette édition
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Du 21 au 23 juin prochain, le Festival gnaoua et musiques du monde d’Essaouira souffle sa 21e bougie avec, comme chaque année, un parterre d’artistes d’exception. Des scènes partagées entre les meilleurs maâlems marocains et les musiciens internationaux invités pour l’occasion  (Source: Festival gnaoua)

Déjà 21 ans que le Festival gnaoua et musiques du monde d’Essaouira mélange les genres. Les meilleurs maâlems du pays partagent la scène avec des musiciens internationaux comme le fera Abdeslam Alikkane, qui est aussi le directeur artistique du festival, aux côtés de Karim Ziad, avec le musicien espagnol, Pepe Bao, considéré comme l’un des plus importants joueurs de basse et une référence pour ses successeurs.

Un des temps forts de cette édition prévue du 21 au 23 juin prochain. Chaque année, à la même époque, la cité des alizés est pleine à craquer.

Le public national et étranger venant y chercher ces «chocs des Titans» entre artistes comme en 2004 quand Hamid El Kasri a joué avec le pianiste autrichien, Joe Zawinul, aujourd’hui disparu. Une des fusions reconnues les plus marquantes du festival.

Année après année, ce rendez-vous à Essaouira amplifie la lumière sur l’art gnaoua et permet aux jeunes générations de se faire connaître et de prendre la relève, sous le regard bienveillant des grands maîtres, prêts à les accompagner.

L’ADN est ainsi de tout fusionner, que ce soit les artistes, les influences, les musiques, les publics et les âges. Cette année, le groupe Hoba Hoba Spirit, qui revient d’une tournée internationale, est attendu sur la scène Moulay El Hassan. L’occasion pour eux de jouer pour le public leur dernier album, «Kamayanbaghi».

Sur la scène de la plage, la programmation est estampillée «musiques du monde» avec des maâlems venus d’Algérie comme Djmawi Africa et Imarhan, aux côtés d’Africa United, une formation musicale maroco-africaine, et de maâlems marocains tels que Kbiber, Abdelkebir Merchane et Mustapha Baqbou.

Autre point de rencontre, la terrasse du bastion Borj Bab Marrakech, qui accueille des concerts acoustiques avec les maâlems Hamid el Kasri, Mokhtar Gania, pendant que 7 autres maîtres, comme les 7 couleurs de la culture gnaoua, vont rendre hommage au maître disparu, Alwan Essaouira.

Après s’être consacré à la jeunesse, à la culture, au digital, au continent aussi, l’édition 2018 ouvre le débat autour de l’impératif d’égalité entre les femmes et les hommes. Car le festival, ce sont aussi des échanges d’idées autour des grandes questions de société. La parité des genres et la question des femmes dans toute sa globalité étant, actuellement et partout dans le monde, au cœur de toutes les préoccupations.

 

 

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