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    Tayssir: Les parents attendent leurs subventions depuis 3 ans!

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5282 Le 29/05/2018 | Partager
    Le dispositif de lutte contre l’abandon scolaire bloqué faute d’argent
    Des transferts prévus cette année liquideront les arriérés de 2015-2016
    774.000 élèves concernés
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    Depuis son lancement en 2008-2009, le coût de Tayssir a toujours dépassé le budget qui lui est alloué. Résultat des courses, un cumul de retards de paiement et des arriérés qui montent à trois ans. Une évaluation du programme par l’ONDH est en cours depuis 2017. Les résultats devraient être révélés en 2019.  

    460.500 familles, auxquelles appartiennent 774.000 élèves, attendent depuis trois années scolaires les subventions de Tayssir, le programme phare de l’Education nationale pour la lutte contre l’abandon scolaire. Le dispositif, offrant des transferts monétaires aux parents à condition qu’ils gardent leurs enfants à l’école, s’est en fait arrêté en 2015-2016, par manque de financement.

    Dans les mois à venir, le ministère procèdera à des transferts qui permettront de liquider les arriérés de 2015-2016. Pour 2016-2017 et 2017-2018, les parents devront tenir leur mal en patience!

    Pourquoi donc ce blocage? Il s’agit en fait, d’abord, d’une question de budget. Depuis 2014, Tayssir (lancé en 2008-2009)  est financé par le Fonds de cohésion sociale, à hauteur de 500 millions de DH par an. Or, le coût de son déploiement dépasse ce montant d’une centaine de millions de DH (voir illustration). Faute d’argent, le programme a cumulé les arriérés.

    Pourtant, à en croire les chiffres de la tutelle, ses résultats sont encourageants. Selon le bilan présenté récemment au Parlement par le nouveau ministre, Saaïd Amzazi, Tayssir aurait permis de réduire les décrochages de près de 60%. Il aurait, également, favorisé la réinsertion de 37% des élèves ayant abandonné leur scolarité.

    Son impact est ainsi non négligeable. Pourquoi donc faire l’impasse sur le financement d’un programme qui a fait ses preuves, alors que des centaines de milliers d’élèves continuent de quitter l’école chaque année? L’an dernier, 279.177 ont abandonné leur scolarité.

    Des négociations seraient actuellement en cours avec le ministère des Finances, afin d’augmenter le budget accordé. En attendant, des centaines de milliers de familles sont privées de ressources, certes modestes, mais pour elles inespérées.

    Les ménages éligibles résident dans 434 communes, où le taux de pauvreté est supérieur à 30%, et où le taux d’abandon est supérieur ou égal à 8%. Le ciblage est donc aujourd’hui géographique. Grâce au projet de Registre social unifié (2016-2021), le ciblage sera à l’avenir individuel. 

    Les familles sont censées recevoir 60 DH par mois et par enfant (dans la limite de trois) inscrit aux deux premières années du primaire, 80 DH pour ceux en 3e et 4e année, et 100 DH pour ceux en 5e et 6e année. Le transfert passe à 140 DH au collège. Le versement doit s’opérer tous les 2 mois. Seule condition, que l’enfant soit gardé à l’école, et qu’il ne dépasse pas 4 absences par mois au primaire et 6 au collège.

         

     

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