Economie

Politique africaine: Le Parlement se greffe à la nouvelle dynamique

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5281 Le 28/05/2018 | Partager
Il se positionne en tant que force de proposition, selon El Malki
Le continent doit tirer profit de son potentiel de développement
Le Maroc se mobilise pour partager son expertise avec les pays africains
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Lors de la célébration de la journée de l’Afrique, Habib El Malki, président de la Chambre des représentants, a insisté sur le nouveau rôle des parlements du continent en tant que force de proposition dans les différents défis à relever, comme la migration, l’intégration régionale, le libre échange… (Ph. L’Economiste)

«Au-delà des aspects festifs, la célébration de la journée de l’Afrique est l’occasion d’insister sur l’importance de la coopération intra-africaine et de croire en ses potentialités». C’est l’un des principaux messages lancés par Habib El Malki, président de la Chambre des représentants, lors de la rencontre, organisée à cette occasion, jeudi dernier.

Le Parlement veut s’impliquer davantage dans la politique africaine du Maroc. Une mission qu’il compte mener grâce à sa récente adhésion au Parlement africain, relevant de l’UA. Pour El Malki, l’idée est de se positionner en tant que «force de proposition dans différents dossiers et problématiques à gérer au niveau du continent».

Il a donné l’exemple des questions de la migration, de l’intégration régionale, de la mobilité des personnes et des marchandises… Pour le président de la Chambre des représentants, l’Afrique doit tirer profit de l’engouement international pour le continent. «Les grandes puissances traditionnelles ont toutes instauré des mécanismes institutionnels de dialogue et de coopération avec l’Afrique.

Ce qui traduit la position centrale du continent dans la nouvelle dynamique de développement» Un constat confirmé par Mohcine Jazouli, ministre délégué en charge de la Coopération africaine. Il a souligné que «la dynamique que connaît l’Afrique coïncide avec des incertitudes économiques et morales à l’échelle internationale. Il s’agit du signe d’un monde en mutation, dans lequel le continent a l’opportunité de jouer un rôle majeur».

L’exploitation de ce potentiel de développement passe notamment par «la mise en place de mécanismes institutionnels efficaces destinés à gérer la planification, la coordination et la mise en œuvre des projets», selon Ismaïla Nimaga, doyen du corps diplomatique africain au Maroc.

Il a insisté sur les «aspects non matériels du développement de l’infrastructure, notamment les questions de politiques et de réglementation, la formation des équipes capables d’exécuter des montages financiers». Sur ce point, le Maroc s’est engagé à partager son expertise avec les pays du continent. Cela s’inscrit dans le cadre d’un «partenariat intégré et multidimensionnel», comme l’a souligné Jazouli.

Cette dynamique de coopération Sud-Sud s’est traduite par une amélioration des échanges commerciaux du Maroc avec le reste du continent. Les exportations marocaines vers les pays africains ont quadruplé durant les dix dernières années, a rappelé le ministre délégué.

Le volume des échanges avec ces pays a atteint 35 milliards de DH en 2016. Les investissements marocains sont également en hausse au niveau du continent, avec 60% de la valeur globale des placements marocains à l’étranger.

 

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