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    «La photographie au Maghreb»: L’image, témoin majeur de son époque

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5280 Le 25/05/2018 | Partager
    Un ouvrage collectif dirigé par Abdelghani Fennane
    Une vision parmi tant d’autres sur la photo d’hier et d’aujourd’hui
    Entre courants social, politique, artistique...
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    «La photographie au Maghreb», dirigé par Abdelghani Fennane, est un ouvrage collectif qui promène de la photographie ancienne à celle d’aujourd’hui, qu’elle soit sociale, documentaire, politique ou artistique (Ph. A. Fennane)

    Ce n’est pas historique, mais thématique. Parcourir presque 2 siècles de photographies au Maghreb ne tiendrait pas dans un seul ouvrage. Alors l’écrivain Abdelghani Fennane a dirigé «La photographie au Maghreb», publié chez Aimance Sud, comme un voyage, selon sa propre route, de la photographie ancienne à celle d’aujourd’hui.

    Entre lecture et tri des contributions, il aura fallu 3 ans de travail pour sortir ce livre collectif sur la photographie sociale, documentaire, politique ou artistique dans cette région du monde. Les débuts avec Gabriel Veyre, connu pour son reportage photo autochrome du Maroc réalisé entre 1934 et 1935 ou son recueil.

    «Dans l’intimité du Sultan», qui offre un regard sur le pays au tout début du 20e siècle. «Je voulais inciter les Maghrébins à revendiquer la photographie ancienne comme faisant partie de leur patrimoine, et dépasser les images stigmatisantes, exotiques, racistes de la période coloniale» confie Fennane.

    Aujourd’hui, sur le continent, c’est en Afrique du Sud que la photographie a pleinement sa place. Ailleurs, il faut encore composer avec un rapport à l’image complexe. Autorisations, explications, il faut tout brandir, aux autorités comme à la population, lorsque vous sortez votre objectif. Alors ce livre est utile. Il réunit par exemple les efficaces mises en scène du photographe tunisien Wassim Ghozlani ou Hicham Gardaf qui sait si bien figer sur objectif sa ville de Tanger.

    L’ouverture des galeries à la photographie, l’accès aux technologies, la volonté de se réapproprier son histoire sont autant de raisons à l’émergence d’une nouvelle scène, très souvent autodidacte et qui n’en tire aucun revenu suffisant et peine à se faire connaître à l’étranger.

    L’ouvrage parle aussi de la photographie au service de la visibilité sur les années noires et les révoltes. Un témoignage en interne, par ceux qui habitent les zones en crise. «Un travail de mémoire, sur l’identité aussi» selon Fennane, qui est à la fois poète, essayiste et enseignant chercheur à la Faculté des lettres de Marrakech.

    L’image étant le parfait témoin d’une époque, «La photographie au Maghreb» permet de se promener dans le quotidien des anciens et dans celui des nord-africains d’aujourd’hui.

     

     

     

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