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    France/Enseignement supérieur: Levée de boucliers contre Parcoursup

    Par L'Economiste | Edition N°:5280 Le 25/05/2018 | Partager
    812.000 candidats dont plus de la moitié sans aucune proposition d’admission
    Un objectif de 350.000 places libérées d’ici 10 jours selon le ministère
    La tempête aussi au Maroc
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    Plus de 400.000 élèves sans affectation au soir des résultats d’inscription dans les établissements d’enseignement supérieur (Ph. AFP)

    Moins d’un mois avant les épreuves du baccalauréat, le doute persiste chez les lycéens. Mardi dernier, les 812.000 candidats en France et à l’étranger ont pu consulter leurs résultats d’admission en études supérieures sur la plateforme Parcoursup.

    Fruit de la réforme de l’enseignement supérieur français, cette nouvelle plateforme n’a pas eu les résultats escomptés. Pour preuve, plus de la moitié des candidats demeurent sans proposition d’affectation. Ils sont soit refusés, soit relégués sur de longues listes d’attente. Dès l’annonce des résultats d’inscription, les réactions ne se sont pas fait attendre : pas moins de 300.000 tweets ont été postés dans la soirée du mardi 22 mai par des lycéens déçus.

    C’est le cas de Sarah: «Merci Emmanuel Macron pour nous avoir vendu du rêve, ce soir on tombe bien bas... #parcoursup #elitisme». Un mécontentement qui touche également les parents qui ne savent toujours pas où leurs enfants atterriront à la rentrée universitaire prochaine: «merci #Parcoursup d’avoir fait pleurer ma fille ce soir», s’insurge Coralie.

    La classe politique s’est également emparée de l’affaire. C’est le cas de Benoît Hamon, ex-ministre de l’Education nationale, qui fustige la situation sur le plateau de France 2: «Pour l’instant, on apprend que 400.000 lycéens qui passent le bac apprennent, avant même de l’avoir passé, qu’ils ne savent pas s’ils poursuivront leurs études supérieures. Le gouvernement dit ‘Circulez, y a rien à voir, tout se passera bien’».

    Le Gouvernement appelle au calme: «Tout ne se jouait pas aujourd’hui», a déclaré le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. En effet, au fil des jours, les candidats déjà admis acceptent une de leurs propositions, libérant ainsi la voie pour d’autres lycéens. Une admission au compte goutte donc, qui a déjà débloqué plus de 60.000 places supplémentaires. Le ministère français de l’Enseignement supérieur en espère au moins 350.000 au total dans les 10 prochains jours.

    Le Maroc n’est pas en reste. Plus d’une trentaine d’établissements français et homologués utilisent la plateforme Parcoursup. Ils sont donc soumis aux mêmes problèmes que leurs camarades français. Mais avec une contrainte supplémentaire: la complication de l’emménagement dans l’Hexagone, qui devra éventuellement se faire dans un délai beaucoup plus court.

    Des mouvements de protestation se fomentent dans les différents lycées concernés, avec notamment la circulation au Maroc d’une pétition «Des jeunes sur le carreau», créée en France et qui compte déjà près de 4.000 signatures. Mais face au manque de réponse du gouvernement français aux blocages et manifestations étudiantes, l’espoir d’une solution semble mal engagé.

    R.G

     

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