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    Ecole publique: Gros budget pour peu de réalisations

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5277 Le 22/05/2018 | Partager
    La répartition des dépenses entre cycles devraient se faire selon la priorité nationale
    Les ressources humaines accaparent 77% de l’enveloppe totale
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    L’Education nationale est un département budgétivore au Maroc. En 2016, l’enveloppe allouée est de 54,7 milliards de DH. Le pays se place au-dessus de l’Espagne, la Pologne ou encore la Corée

    Ce n’est qu’au début des années 2000 que le budget de l’Education nationale est devenu conforme aux standards internationaux. Selon le ministère de l’Economie et des Finances, entre 2001 et 2016, il a été multiplié par 2,2 pour atteindre 54,7 milliards de DH en 2016, dont 10 milliards reviennent à l’Enseignement supérieur.

    La hausse de ce budget s’est faite proportionnellement sur chaque niveau. Toutefois, même si la généralisation de l’enseignement primaire était un axe prioritaire pour la tutelle, et que ses effectifs ont considérablement augmenté, la part des dépenses qui lui ont été allouées a légèrement baissé. Elle est passée de 40,5% en 1998 à 37% en 2009. Sur cette même période, les dépenses pour le collège n’ont pas bougé, et ceux pour le lycée ont légèrement progressé.

    «Afin de gagner en efficacité, l’allocation des ressources financières d’éducation devrait être alignée avec les priorités nationales», signalent les experts de l’OCDE. «L’objectif de l’accès à l’enseignement primaire étant quasi-atteint, les efforts pourraient se concentrer sur l’enseignement secondaire, qui accuse des déperditions et de faibles taux de scolarisation», poursuivent-ils.

    L’augmentation du budget de l’Education nationale positionne le Maroc parmi les 10% du groupe de comparaison qui dépense le plus. Cependant, les dépenses publiques manquent d’efficacité. Le pays est l’un des moins performants en termes d’espérance de vie scolaire.

    Par ailleurs, la rémunération des ressources humaines laisse peu de marge de manœuvre pour les dépenses d’investissement. En effet, plus des ¾ de ce budget est accaparé par le corps enseignant et autres personnels de l’Education nationale. En fonction de son échelle, un enseignant gagne entre 1,5 à 5 fois plus que le Smig.

    Si la rémunération est identique au primaire et au collège, elle est plus élevée pour les enseignants du lycée. Elle enregistre aussi  de grands écarts entre le début et fin de carrière. 

    Dans l’enseignement primaire et collégial, les salaires démarrent aux alentours de 4.000 DH nets mensuels, et peuvent aller jusqu’à 10.454 DH en fonction du grade, de l’échelon, de la situation familiale et de l’indemnité de résidence. Pour ceux du lycée, les rémunérations oscillent entre 4.755 et 12.918 DH nets mensuels.

    Ces salaires sont supérieurs à ceux des enseignants polonais, et dans la même tranche de ceux octroyés en Colombie, en Turquie et au Mexique.

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