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    Méga-barrage sur le Nil: La guerre de l’eau n’aura pas lieu

    Par Jihad RIZK | Edition N°:5276 Le 21/05/2018 | Partager

    L’Egypte, le Soudan et l’Ethiopie se sont mis d’accord pour créer un comité scientifique consacré au méga-barrage que construit l’Ethiopie sur le Nil Bleu. La construction du projet a été lancée en 2012 pour un budget de 4 milliards de dollars.

    L’accord entre les trois pays met ainsi fin à des mois d’impasse dans leurs discussions diplomatiques. Il intervient après une réunion des ministres des Affaires étrangères et de l’Irrigation ainsi que des responsables du renseignement des trois pays, mi-mai à Addis-Abeba. Avant d’en arriver là, plusieurs sessions de pourparlers s’étaient achevées sur un échec.
    L’Egypte craint que la construction du barrage de la Renaissance sur le Nil Bleu n’entraîne une réduction du débit du fleuve, dont elle dépend à 90% pour son approvisionnement en eau.

    Le Caire a reçu l’assurance que «sa part d’eau ne sera pas affectée». Mais s’inquiète surtout de la vitesse à laquelle le réservoir du barrage serait rempli. L’Ethiopie a indiqué pour sa part «n’avoir aucune intention de nuire au Soudan ou à l’Egypte». D’où l’accord sur la création d’un comité scientifique constitué d’experts indépendants provenant d’universités des trois pays.

    Ces derniers vont se focaliser sur le fonctionnement du barrage et la vitesse de remplissage de son réservoir. Il doit achever ses travaux d’ici à trois mois, soit fin août 2018. Par ailleurs, une société française chargée d’étudier l’éventuel impact du barrage sur l’environnement répondra aux questions des trois pays le 18 ou le 19 juin.

    Les représentants des trois pays se rencontreront tous les six mois pour évoquer des sujets régionaux comme le commerce et les infrastructures, ainsi que le barrage. La prochaine session de pourparlers de haut niveau est prévue le 3 juillet au Caire.

    Le barrage de la Renaissance est censé devenir la plus grande centrale hydroélectrique d’Afrique, avec une production de 6.000 mégawatts. Le Nil Bleu, qui prend sa source en Ethiopie, rejoint le Nil Blanc à Khartoum pour former le Nil qui traverse le Soudan et l’Egypte avant de se jeter dans la Méditerranée.

     

     

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