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    International

    Alstom prêt pour le mariage avec Siemens

    Par Omar KETTANI | Edition N°:5276 Le 21/05/2018 | Partager
    Les deux entreprises projettent de bâtir le numéro 2 du secteur
    Une stratégie 2020 payante pour Alstom
    Un chiffre d’affaires de 8 milliards d’euros pour la firme tricolore
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    Fortes de cette opération, les deux firmes entendent renforcer leur positionnement dans le secteur ferroviaire
    (Ph. L’Economiste)

    A l’approche de la fusion avec Siemens prévue en fin d’année, l’activité d’Alstom, leader français du secteur ferroviaire, est sur les bons rails. Au cours de l’exercice 2017-2018, le groupe tricolore a enregistré un chiffre d’affaires de 8 milliards d’euros. Les commandes ont porté la recette à 7,2 milliards d’euros.

    Pour Henri Poupart-Lafarge, PDG de la firme siégeant à Saint Ouen: «Les excellents résultats démontrent le succès de la stratégie 2020 d’Alstom, avec une croissance remarquable du chiffre d’affaires et une nouvelle amélioration de la marge. Alstom a continué à tirer profit de la mondialisation croissante du marché de la mobilité et est maintenant en excellente position pour unir ses forces à Siemens Mobility.

    Ensemble, Alstom et Siemens Mobility façonneront la mobilité de demain: efficace, durable et connectée!» Notons que la stratégie 2020 du géant français des chemins de fer s’articule autour de 5 volets fondamentaux: Le volet clients, le volet solutions, le volet innovation, le volet environnemental et le volet entrepreneurial.

    Au niveau de sa clientèle, Alstom a scellé des accords aux quatre coins du monde à l’image du Maroc avec ses futures lignes de tramway de Casablanca et Rabat, l’Afrique du Sud, le Sénégal, l’Allemagne, la France ou encore l’Italie. Ainsi, c’est un carnet de commandes bien rempli qu’a pu réaliser l’entreprise de Saint Ouen, percevant au passage près de 34,2 milliards d’euros. 

    Quant aux solutions fournies, elles concernent entre autres les activités de signalisation, systèmes et services qui représentaient 57% du chiffre d’affaires, et de l’activité de matériels roulants dont le chiffre d’affaires a atteint 3,5 milliards d’euros. Les volets relatifs à l’innovation, à l’environnement et à l’entrepreneuriat ne sont pas en reste.

    Alstom a investi 3,5% du chiffre d’affaires dans l’innovation afin de renouveler son catalogue produits. Le groupe a également réduit la consommation d’énergie de ses solutions de 14%, et projette d’avoir 25% de femmes à des postes de direction d’ici 2020. Avec cette fusion franco-allemande, les deux associés projettent de mettre en place le numéro 2 de l’industrie ferroviaire.

    Selon Poupart-Lafarge, «Alstom et Siemens partagent la même vision d’avenir, et entendent bâtir une entité forte». D’un point de vue de sa gouvernance, le futur groupe sera dirigé par le patron d’Alstom et contrôlé à hauteur de 50% par Siemens.

    Baptisé à l’heure actuelle Siemens Alstom, le groupe représente un chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros et emploie près de 62.300 employés.

    Sous nos latitudes, Alstom emploie près de 350 salariés dans le secteur ferroviaire. Il est présent au Maroc depuis plus de 40 ans. (cf. L’Economiste du 24 novembre 2017). La firme allemande Siemens pour sa part est implantée au Maroc depuis 1956 et emploie près de 220 collaborateurs. En 2015, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 69 millions d’euros.

     

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