International

Un livre blanc sur l’après-Brexit

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5275 Le 18/05/2018 | Partager
Le gouvernement britannique a décidé de le publier
En prélude du sommet européen des 28 et 29 juin
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La Première ministre britannique Theresa May a répété lors de sa participation à un sommet en Bulgarie que le Royaume-Uni quitterait l’union douanière, mais sans donner de date (Ph. AFP)

Le gouvernement britannique a annoncé qu’il publierait un livre blanc destiné à présenter ses «ambitions» pour l’après-Brexit. Ce livre blanc de plus de 100 pages devrait être rendu public avant le sommet européen des 28 et 29 juin, sur fond de signes d’impatience de Bruxelles quant à l’avancée des négociations. «Je le dit souvent, l’heure tourne», a déclaré le négociateur en chef de l’Union européenne Michel Barnier.

Tout en insistant notamment sur le problème de la frontière irlandaise. Le gouvernement britannique étudie actuellement deux scénarios pour régler cette question qui le divise. L’un, dit de «facilitation maximale», consisterait notamment à recourir à des technologies pour conserver la fluidité des échanges avec l’UE, mais impliquerait également des infrastructures aux frontières. L’autre prendrait la forme d’un accord douanier dans lequel le Royaume-Uni percevrait les droits de douane au nom de l’UE pour les biens transitant sur son territoire mais destinés au marché des 27.

Tout en appliquant ses propres droits pour ceux qui lui sont destinés. Malgré plusieurs réunions de travail, l’exécutif n’a toujours pas tranché entre ces deux options. Il s’est attiré alors les critiques de l’opposition travailliste, qui a jugé ce retard «profondément inquiétant».

Quant à la Première ministre Theresa May, elle a réitéré ses trois objectifs: «une politique commerciale indépendante, des relations commerciales aussi fluides que possible avec l’UE et le maintien d’une frontière ouverte entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande voisine».

Elle a admis que les atteindre sera difficile tout en martelant que seul son gouvernement pourrait mener à bien le Brexit. Sur un autre registre, des eurodéputés ont approuvé de nouvelles règles qui conduiraient à rapatrier vers le continent européen les activités de compensation des dérivés en euro de la City après le Brexit. Très technique et politiquement hautement sensible, ce dossier a ainsi franchi une étape importante au sein du Parlement européen, lors d’un vote en commission.

Pour le moment, la majeure partie des produits dérivés libellés en euros sont compensés à Londres. Or, avec la sortie du Royaume-Uni de l’UE, prévue pour le 29 mars 2019, les Européens veulent avoir leur mot à dire sur la supervision de ces activités.

Le texte adopté prévoit ainsi de renforcer le rôle de l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA), basée à Paris. Laquelle se penchera au cas par cas sur les chambres de compensation de pays tiers (donc du Royaume-Uni notamment). Outre le Parlement européen, les Etats membres de l’Union doivent également trouver un compromis sur ces nouvelles règles.

 

 

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