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Casa-Settat: L'appel d'offres pour la station de dessalement lancé

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5275 Le 18/05/2018 | Partager
L'attributaire connu jeudi 21 juin
L'étude de faisabilité durera 2 ans

Casablanca-Settat aura sa station de dessalement. Le projet sera  réalisé sous le régime de partenariat public/privé comme c'est le cas pour la grande station d'Agadir. L'étude de faisabilité, dont l'appel d'offres vient d'être lancé et dont l'attributaire sera connu jeudi 21 juin, devra durer deux ans. Elle sera menée sur deux étapes.

La première sera consacrée à l'étude technique, l'étude d'impact sur l'environnement et l'étude d'évaluation préalable relative aux contrats PPP. Elle devra ainsi  déterminer les zones qui seront alimentées à partir du projet, établir des bilans (ressources en eau et besoins en eau potable) et la capacité des équipements à différents horizons ainsi que la capacité de production de la station de dessalement de l’eau de mer.

La deuxième étape devra se concentrer sur la mise en place du projet en partenariat public-privé.
Deux comités seront créés pour le suivi du projet. Un comité de pilotage présidé par le Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau qui devra  valider l’approche méthodologique, donner les orientations stratégiques et approuver les résultats définitifs des prestations. Le comité de suivi devra de son côté s’assurer de la compréhension par le prestataire des directives du comité de pilotage, examiner les rapports provisoires et soumettre les observations au prestataire…

Ce projet permettra de faire face au stress hydrique qui guette la région.  Il devra assurer et sécuriser l’approvisionnement en eau potable de la zone atlantique entre El Jadida et Casablanca, et soulager la pression sur les ressources en eau du bassin de l’Oum Er Rbia.

Aujourd'hui, son approvisionnement est assuré à partir de deux bassins hydrauliques de l'Oum  Er Rbia et du Bouregreg-Chaouia. Les ressources en eau du bassin du Bouregreg, mobilisées au niveau du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah, sont allouées en totalité à l’alimentation en eau potable de la zone côtière Rabat–Casablanca. Mais les périodes sèches observées au niveau de ce barrage  menacent la garantie de mobilisation des ressources en eau et donc la  satisfaction des besoins en approvisionnement en eau potable. 

Le bassin de l’Oum Er Rbia souffre d’un déséquilibre croissant entre l’offre et la demande en eau. D'une part la demande est sur un trend haussier et de l'autre l'on assiste à une saturation des ressources en eau mobilisées par les barrages. Ce bassin assure à la fois l’irrigation des périmètres du Tadla, du Haouz et des Doukkala, ainsi que l’alimentation en eau potable des villes de Khouribga, El Jadida, Safi, Béni Mellal, Marrakech, Casablanca, Settat et Berrechid et des centres avoisinants.

Avec les changements climatiques, la saturation des ressources en eau s'accentuera en particulier au niveau de la retenue du barrage Al Massira. Il risque de ne plus être en mesure de sécuriser l’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation.

 

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