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    HEM rachète 50% de Dauphine Casablanca

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5263 Le 02/05/2018 | Partager
    Le groupe s’occupera de la gouvernance locale[scald=22396:sdl_editor_representation]
    Un partenariat académique global est également signé
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    «Toutes nos formations seront complémentaires. Nous ne voulons pas de programmes qui se cannibalisent», Yasmine Benamour, administrateur directeur général du groupe HEM et PDG de Dauphine Casablanca (Ph. Y.B.)

    - L’Economiste: Comment est née l’alliance entre les deux écoles?

    - Yasmine Benamour: Tout d’abord, il faut savoir que Dauphine Casablanca a été créée en 2016 sous l’impulsion de l’université à Paris et un groupe d’Alumni de Dauphine au Maroc. C’était un partenariat à parts égales entre les deux. Un an après la création, Dauphine a souhaité, d’un commun accord, changer de partenaire pour s’allier à ce que l’on pourrait qualifier de «partenaire industriel», qui maîtrise le domaine de la formation, et avec qui ils pourraient avoir des synergies. A ce moment, ils se sont tournés vers nous, vu notre alliance historique. Nous avons donc racheté les 50% des parts des alumni, et sommes devenus actionnaires de l’établissement. Mais pour en arriver là, il faut bien se connaître, et la relation entre le groupe HEM et l’Université Paris Dauphine date de 20 ans déjà. Ensemble, nous avions mis en place un MBA en management général, délivré en double diplômation, qui en est à sa 16e promotion. Ainsi, ce partenariat, est pour nous synonyme d’un très fort engagement.
    - Donc, désormais le groupe HEM gère Dauphine Casablanca?
    - En effet, la gouvernance locale nous a été déléguée, d’où ma nomination en tant que PDG et celle de notre DG, Hassan Sayarh, qui est aujourd’hui administrateur de Dauphine Casablanca. La direction pédagogique, elle, est confiée à l’Université de Dauphine Paris. Toutefois, il y a également un apport de HEM au niveau pédagogique. Nous avons notre réseau de professeurs, et nous connaissons le besoin du marché marocain en termes de formation, ce qui nous permettra de contribuer également à la déclinaison de l’offre de l’école.

    - Pour l’heure, il n’y a que des Executive Masters dans l’offre de Dauphine. Pourquoi se focaliser sur ce créneau?
    - C’est un choix stratégique de l’Université. Nous préférons tester le marché avec de la formation continue car nous estimons qu’il y a suffisamment de demande dans ce créneau. De plus, Dauphine a une grande expertise dans ce domaine. Cependant, l’an prochain nous démarrerons un Master en management international et interculturel, qui sera administré en formation initiale.

    - Quels sont vos projets communs?
    - Au-delà de notre alliance stratégique, nous signons également un partenariat académique global. Cela donnera lieu à des échanges de professeurs, et nos étudiants pourront aussi passer des semestres d’échanges à l’international. Nous envisageons aussi des projets de recherches communs, et des futurs doubles diplômes. Le plus important pour nous est de délivrer des formations complémentaires. Nous ne voulons pas créer des formations qui se cannibalisent. Il n’y aura aucun programme similaire dans les deux écoles.

    Propos recueillis par Tilila EL GHOUARI

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