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Pétrole: Les cours pas plus que 65 dollars le baril

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5260 Le 26/04/2018 | Partager
Ils sont orientés selon plusieurs facteurs
Demande soutenue, contrôle des volumes de production…
Les prévisions de la Banque mondiale
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Les prix du pétrole évolueront autour de 65 dollars le baril. Les nouveaux pronostics de la Banque mondiale s’alignent à ceux d’autres institutions internationales comme le FMI ou encore l’agence The Economist Intelligence Unit… Ceci montre que nous sommes très loin des niveaux de 2013-2014 lorsque ces derniers gagnaient les 120 dollars

Le prix du baril de pétrole s’établira en moyenne à 65 dollars (pour 2018-2019 et bien au-delà), sur fond de demande soutenue et de contrôle des volumes de production. Ce sont les dernières prévisions de la Banque mondiale annoncées dans l’édition d’avril 2018 du Commodity Markets Outlook. Le maintien des accords de diminution des volumes de production par les pays de l’OPEP et les autres pays producteurs et la solidité de la demande soutiendront les prix.

Les contraintes du côté de la production d’huile de schiste aux Etats-Unis, les tensions géopolitiques dans certains pays producteurs et les hypothèques relatives à la levée des sanctions contre l’Iran par les Etats-Unis pourraient orienter ces prévisions à la hausse. Inversement, en cas de délitement de l’accord entre pays exportateurs de pétrole ou sa fin pur et simple, ces prévisions pourraient être inférieures aux annonces.

Elles peuvent être influencées aussi par la reprise de la production en Libye et au Nigéria et la montée en puissance plus rapide que prévu de la production d’huile de schiste. «Avec la contraction significative des stocks, les prix du pétrole ont plus que doublé depuis le cours plancher atteint début 2016», précise John Baffes, économiste senior et auteur principal du Commodity Markets Outlook.

«La solidité de la demande de pétrole et un meilleur respect par les pays de l’OPEP et les autres pays producteurs de leurs engagements de production ont contribué à orienter le marché vers une situation de déficit», dit-il. Les cours réagissent à plusieurs facteurs notamment géopolitiques et écologiques. Il existe cependant des différences entre les pays de la région Mena (qu’ils soient pays importateurs ou exportateurs).

En somme, l’économie du Maroc bénéficie de la baisse des prix du pétrole et de la plupart de ses autres importations, contribuant à réduire les coûts de production (cf. notre édition N° 5255 du 19/04/2018, «Les effets du pétrole bon marché sur la croissance»). Pour cette année, la Banque mondiale table sur une hausse plus importante que prévu du prix des matières premières.

«L’accélération de la croissance mondiale et la hausse de la demande jouent un rôle important dans cette augmentation générale des prix de la plupart des matières premières. Sachant que cette tendance devrait se prolonger», explique Shantayanan Devarajan, directeur principal de la Banque mondiale pour l’économie du développement et économiste en chef par intérim. Dans le même temps, les mesures en cours de discussion ajoutent une certaine dose d’incertitude», assure-t-il.

                                                                    

Les tendances

■ Les phosphates et dérivés se portent bien
Les prix du phosphate continuent sur leur tendance haussière. Celle-ci touche le phosphate diammonique (DAP) et la roche phosphatée qui ont augmenté d’environ 13% et de 6%, respectivement pour le premier trimestre. Les réductions d’approvisionnement et la hausse des coûts, en raison d’une demande ferme, ont alimenté la pression à la hausse sur les prix. Il faudra s’attendre à ce que les marchés restent surchargés, avec de nouvelles capacités supplémentaires attendues du Maroc et de l’Arabie saoudite.  A noter que l’OCP demeure le premier groupe mondial d’engrais phosphaté (voir aussi notre édition  N°5235 du 22/03/2018 «OCP: La phase II du plan de développement»).

■ L’indice des métaux devrait
se redresser: La chute de 9% du prix du minerai de fer compensant la hausse des autres métaux de base, tirée par le bond attendu de 30% des cours du nickel. Les prévisions relatives au prix des métaux pourraient être revues à la hausse si la demande mondiale se révèle plus soutenue qu’anticipé. L’offre pourrait être contrainte par la lente intégration des nouvelles capacités, les sanctions commerciales contre les exportateurs et la politique menée par la Chine. Une révision à la baisse pourrait survenir en cas de croissance moins solide qu’attendu sur les principaux marchés émergents, la remise en service de capacités inutilisées et l’assouplissement de la politique environnementale de la Chine.

■ Les métaux précieux: Le rapport table sur un rebond de 3% cette année, étant donné le relèvement attendu des taux d’intérêt aux Etats-Unis et des scénarios plus inflationnistes.

 

 

 

 

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