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    La BAD s'engage dans le financement de l’aéroport Rabat-Salé

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5260 Le 26/04/2018 | Partager
    La moitié des fonds pour la construction d’un nouveau terminal, son apport
    Plus de 2 milliards de dollars ont déjà été mobilisés pour moderniser le secteur du transport
    Industrie, valorisation de l’agriculture, promotion de l’emploi… les chantiers
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    Leila Farah Mokaddem, Représentante de la BAD au Maroc rappelle que depuis le début de la coopération dans les années 70, son institution a mobilisé plus de 10 milliards de dollars pour contribuer au financement de plus de 160 opérations dans différents secteurs stratégiques: énergie, eau potable, transport, agriculture… (Ph NEA)

    - L’Economiste: La BAD envisage de contribuer à la modernisation de l’aéroport Rabat-Salé. Un aperçu sur cette opération?
    - Leila Farah Mokaddem:
    Il s’agit d’un projet en cours de discussion. La BAD affiche son engagement de mobiliser près de la moitié du financement nécessaire pour la réalisation de ce projet. Ce dernier porterait sur la construction d’un nouveau terminal pour l’aéroport de Rabat-Salé qui bénéficierait également des travaux de modernisation de ses infrastructures et ses équipements. Notre ambition est de contribuer à quadrupler la capacité d’accueil pour passer de près d’un million actuellement à 4 millions de passagers à moyen terme.

    - Le transport a bénéficié du soutien constant de votre institution. Quel bilan peut-on dégager pour ce secteur?
    - Depuis 1967, le secteur des transports au Maroc a bénéficié de 15 opérations pour un engagement total de plus de 2 milliards de dollars.

    - Quels sont les grands projets auxquels vous avez contribué?
    - En ce qui concerne l’aéroportuaire, nous avons contribué à la modernisation et au renforcement de la capacité d’accueil des aéroports de Fès, de Casablanca et de Marrakech pou faire face au doublement du trafic à l’horizon 2020. Pour prendre l’exemple de l’aéroport international Marrakech Menara, figurant parmi les 5 aéroports en Afrique à être certifiés carbon level et distingués parmi les plus beaux aéroports au monde. Nous avons aussi contribué à faire passer sa capacité d’accueil de 6 à 9 millions de passagers par an.

    - Qu'en est-il pour les autres secteurs?
    - Pour le ferroviaire, nous travaillons au renforcement des infrastructures du réseau. Je citerai, à titre d’exemple, le projet de dédoublement de la voie entre Marrakech et Casablanca qui permettra aux passagers de gagner plus de 40 mn sur ce trajet et près de 1h25 sur celui de Tanger-Marrakech. S’agissant du portuaire, nous accompagnons le gouvernement, depuis 2015, dans la réalisation du complexe portuaire Nador-West. En ce qui concerne le routier, il convient de rappeler notre soutien au programme national de routes rurales à travers lequel nous avons contribué à la réalisation d’un linéaire de plus de 15.000 km, ce qui a permis le désenclavement de près de 80% du monde rural.

    - Les ambitions de la stratégie de la BAD au Maroc?
    - Premièrement, rappelons que notre institution a adopté, en mars 2017, une stratégie d’intervention pour le Maroc sur la période 2017-2021. A travers cette vision, nous souhaitons favoriser une approche de développement multisectorielle et intégrée avec comme résultat une économie encore plus compétitive assurant une croissance encore plus soutenue et durable. Je cite comme exemple notre appui pour le Plan Maroc Vert. Nous sommes passés d’une logique de rendement et de productivité à une logique de transformation et de valorisation grâce notamment au renforcement des chaînes de valeur agricoles. Notre souci est de préserver les ressources naturelles, ce qui nécessitera la poursuite des efforts pour la réalisation d’économies en ressources hydriques destinées à la production agricole. Le renforcement des chaînes de valeur agricoles va donc contribuer à l’accroissement des exportations, avec un impact positif notamment sur l’emploi ainsi que sur la balance commerciale. Sur ce volet, il convient de signaler que des discussions sont en cours pour la construction d’agropoles dans certaines régions du Royaume.

    Promotion de l’emploi

    La responsable de la BAD reste convaincue que l’accélération de la dynamique industrielle marocaine passera nécessairement par le développement du tissu des PME ainsi que par la valorisation de l’offre exportable, tous deux créateurs d’emploi pour des jeunes entrepreneurs en recherche d’opportunités. S’inspirant de l’expérience réussie de Souk Tanmia en Tunisie, la BAD envisage de mettre en place au niveau de l’Afrique du Nord, avant la fin de l’année, une plateforme  régionale pour l’emploi des jeunes qui fournira une palette de services d’appui financiers et non financiers pour soutenir les entrepreneurs maghrébins.
    «Nous sommes en train de finaliser cette opération qui ira s’ancrer au dispositif Innov Invest lancé par la Caisse centrale de garantie. Ce programme sera destiné aux startups innovantes et aux PME que nous ciblerons  à travers des fonds de prise de participations», ajoute-t-elle.

    Propos recueillis par Noureddine EL AISSI     

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