Economie

Le meilleur taux mondial de survie est en Afrique…mais pas dans le nord du continent!

Par Nadia SALAH | Edition N°:5234 Le 21/03/2018 | Partager
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En dépit de la Moudawana et des engagements politiques, le Maroc reste en retrait par rapport à ses principaux voisins du Maghreb. La relative haute présence d’entreprises féminines en Afrique tient au fait que l’initiative féminine y est très développée, plus que celle des hommes (en dehors de l’Afrique du Nord). Inversement, on notera que les entreprises à partir de 50 salariés sont plus souvent féminines dans le monde arabe que sur le reste de la planète. On n’a pas d’explication à ce phénomène. 
L’étude de Deloitte, présentée lors de la rencontre par Sakina  Bensouda, va dans le même sens: 30% des femmes ont l’intention de créer une entreprise dans la région Moyen-Orient-Afrique du Nord, mais moins de 8% s’y mettent vraiment. 
Le taux de survie est plutôt décevant, affirme l’étude Deloitte, même après seulement 3 ans: 3% au Maroc. Etonnamment, ce taux est un peu inférieur en France (2,9%) alors que la survie en Europe est supérieure (5%). Les recordwomen de l’entrepreneuriat sont les mêmes dans l’étude du HCP et dans celle de Deloitte: les Africaines au sud du Sahara. Elles ont le meilleur taux mondial de survie, avec une domination nette des PME, voire des toutes petites entreprises, les célébrissimes «Mama Mercedes». Ce sont aussi elles qui arrêtent le plus fréquemment leur entreprise, quitte à en créer une autre par la suite. Sans que  la première soit forcément déclarée… pas plus que la suivante.
Les Marocaines abandonnent aussi beaucoup leur entreprise, surtout à cause du manque de rentabilité. Cette non-rentabilité est trois fois plus fréquente que les difficultés de financement, dont on parle pourtant beaucoup.

 

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