International

Pacte mondial sur les migrations: Les négociations se poursuivent

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5226 Le 09/03/2018 | Partager
Le 2e round débutera lundi 12 mars à New York
Objectif: aboutir à un texte qui sera signé au Maroc
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La carte montre l’évolution du nombre de migrants arrivés par la mer chaque année en Espagne, Italie et Grèce de 2014 à 2018

Le 2e round des négociations intergouvernementales du pacte mondial sur une migration «sûre, ordonnée et régulière» débutera lundi 12 mars à New York. Et ce, dans la perspective d'aboutir à un texte final qui sera signé en décembre prochain lors d’une conférence internationale prévue au Maroc.

Ce second round  se tiendra à l’Assemblée générale de l’ONU. Il devra aborder notamment la question des «différenciations entre migration régulière et irrégulière, migrants et réfugiés», ainsi que la question de «la mise en œuvre et de la mise à niveau», a indiqué Brenden Varma, le porte-parole du président de l’Assemblée générale. Il a également fait savoir qu’un projet initial actualisé du pacte (zero draft plus) a été rendu public et apporte des mises à jour techniques et des clarifications.

Le projet initial du pacte mondial sur la migration avait été rendu public début février à New York. Et ce, avec 22 engagements visant à ce que les migrants (qu'ils recherchent une vie meilleure ou fuient la violence et la pauvreté) puissent le faire de manière sûre, prévisible et ordonnée. Le pacte part ainsi du fait qu’aucun pays ne peut faire face seul à la migration et met en avant la nécessité d’une «approche globale pour optimiser les avantages de la migration».

Les négociations autour de ces engagements se tiennent à raison d’un round par mois, jusqu’à juillet. Le texte définitif résultant de ces discussions sera signé formellement les 10 et 11 décembre prochain à Marrakech.

Le pacte s'inspire du Programme de développement durable à l'horizon 2030 et du Programme d'action d'Addis-Abeba, ainsi que de la Déclaration du Dialogue de haut-niveau sur les migrations internationales et le développement adoptée en octobre 2013.

Il souligne que la migration a toujours fait partie de l'expérience humaine à travers l'histoire. Tout en appelant les Etats membres à reconnaître qu'elle «peut être une source de prospérité, d'innovation et de développement durable dans notre monde globalisé».

La «route migratoire» de la Méditerranée centrale est redevenue la principale porte d’entrée en Europe depuis que les arrivées sur les côtes grecques par la mer Egée ont fortement chuté à partir du printemps 2016. Depuis le début de l'année, au moins 337 migrants sont morts ou disparus au large de la Libye, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), soit 1 pour 16 arrivés en Italie, contre 1 sur 33 l'an dernier à la même époque.

Rome a vu débarquer cette année 5.300 migrants, soit 66% de moins que l'an dernier à la même période. Et ce, à la suite de la forte baisse enregistrée depuis l'été 2017 et des accords conclus par l’Italie en Libye, controversés en raison des conditions difficiles des migrants dans le pays.

Les ministres français de l'Intérieur, Gérard Collomb, et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, se rendront au Niger la semaine prochaine. C’est pour parler aussi de migration et de lutte contre les réseaux de trafiquants.

 

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