Culture

Marrakech: Intensité culturelle

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5219 Le 28/02/2018 | Partager

La foire d’art contemporain africain 1.54, qui s’est clôturée dimanche dernier  dans la cité ocre, a drainé un bouillonnement culturel des plus intenses. Une effervescence qui met du baume au cœur aux nombreux amateurs, artistes, professionnels et curieux, déçus par l’annulation de la Biennale de Marrakech. Une effervescence dont se sont d’ailleurs fait l’écho les dizaines de journalistes internationaux, venus couvrir la 1.54.

Le Monde, le Figaro, le New York Times ou encore Bazar, ont tous mis en lumière, dans leurs tribunes, les artistes marocains, africains, émergents ou déjà établis. Voici une petite sélection, loin d’être exhaustive de la fièvre culturelle qui s’est emparée de la ville.

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Ph. cm galerie

■ Traversée au Comptoir
des mines
Douze artistes ont investi le sublime bâtiment des années 30, sur 1.000 mètres carrés. Une exposition collective qui  questionne à sa manière l’état du monde tel qu’il est perçu depuis le Maroc, selon plusieurs artistes, notamment: Mariam Abouzid Souali, Mustapha Akrim, Mohamed Arejdal, Youness Atbane , Hassan Bourkia, Larbi Cherkaoui, Simohamed Fettaka, Noureddine Tilsaghani, Fatiha Zemmouri, Abdelaziz Zerrou, Yassine Balbzioui et Hassan Hajjaj. Plus qu’une galerie, le Comptoir des mines se veut un véritable incubateur de talents multipliant les résidences d’artistes et les rencontres.

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Ph. Abo

■ Les poètes de la terre à la Voice Gallery
Mbarek Bouhchichi investit l’espace de la galerie sise dans le quartier de Sidi Ghanem. En apportant un éclairage nouveau sur les activités traditionnellement associées aux Noirs dans le sud marocain, l’artiste  bouleverse symboliquement les divisions établies de l'espace et du travail. Il convertit des observations sociales en formes physiques. On pourrait appeler cela un matérialisme conceptuel. Le travail de Bouhchichi manifeste une foi en la matière: terre, sol, bois, métal.

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Ph. DAS

■ Daoud Aoulad-Syad à la galerie 127
L’oeuvre de l’artiste photographe Daoud Aoulad-Syad. Une cinquantaine de photos en noir et blanc, pour la plupart iconiques, mais aussi des clichés inédits, dont certains tirages vintage en cibachrome investiront les cimaises de la galerie 127 à Marrakech tout autant que l’ancien siège de Banque Al-Maghrib ainsi que Dar Moulay Ali, Maison de la France. Trois expositions et trois angles: les Marocains, le Maroc et Marrakech. Ces clichés touchants et vifs partiront ensuite en itinérance à travers onze villes du Royaume.

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■ Les robes sculptures de Noureddine Amir chez YSL
A la lisière de la haute couture et de l’art contemporain, les robes sculptures de Noureddine Amir avaient été exposées à l'Institut du Monde arabe en 2014. Repéré par Pierre Bergé qui a eu un véritable coup de cœur, une exposition lui avait été consacrée à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent à Paris en 2016. C’est dans une scénographie des plus magistrales que les «sculptures à porter» de l’artiste,  augmentées de nouvelles œuvres, sont exposées au Musée Yves Saint Laurent de Marrakech.
Le créateur marocain a d’ailleurs  été sélectionné par la Chambre syndicale de la Haute couture française pour participer à  la Fashion Week à Paris en tant que membre invité. Une véritable consécration pour le couturier qui devient, ainsi, le premier créateur marocain à participer à un événement d'une telle envergure.

 

 

 

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