Régions

CGI, un géant mondial des NTIC s’implante à Fès Shore

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5214 Le 21/02/2018 | Partager
Inauguration hier en grande pompe d’un 3e site au Maroc
100 emplois créés et 250 à 300 à l’horizon 2019
«Fès Shore n’est plus un parc fantôme», une 2e tranche annoncée

Les nouvelles technologies et la délocalisation des services offrent à la ville de Fès de réelles possibilités de diversification. Hier encore, CGI Technologies et Solutions Maroc inaugurait son 3e site à Fès Shore. Présente au Maroc depuis 2004, l’entreprise canadienne s’est implantée d’abord à Rabat, puis Casablanca avant de développer son activité à Fès.

Ce 20 février, l’inauguration officielle du site, opérationnel depuis septembre 2016, s’est déroulée en présence notamment de Youssef El Bari, Nathalie Dubé, François-Xavier Tilliette, Jean-Michel Baticle, et Abderrafie Hanouf, respectivement le SG du ministère de l’Industrie, l’ambassadeur du Canada au Maroc, le consul général de France à Fès, le président de CGI France-Luxembourg-Maroc, et le DG de MedZ Sourcing.

Devant le wali de la région Fès-Meknès, Saïd Zniber, et le maire de Fès, Driss El Azami El Idrissi, les hôtes de CGI Fès Shore ont présenté la vision du géant canadien NTIC pour la région et le Maroc. Décryptage.

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■ Youssef El Bari: «Orienter l’investissement privé vers la région»
Le département de Moulay Hafid Elalamy veut orienter l’investissement privé vers les différents territoires du Maroc. Cette doléance officiellement réclamée par les dirigeants de la région Fès-Meknès n’est pas restée lettre morte. C’est ce qu’a affirmé d’emblée Youssef El Bari, SG du ministère de l’Industrie.
Selon lui, «depuis 10 ans, le Royaume s’est orienté vers le secteur de l’offshoring. Ce qui a permis de créer pas moins de 10.000 emplois au profit de la jeunesse marocaine». Fort de son plan d’accélération industrielle et de ses accords de libre-échange, le pays offre une plateforme de choix aux multinationales. «Notre ministère est prêt d’accompagner tout investisseur voulant profiter d’un bassin de RH de qualité, taxes réduites, et coûts très bas», renchérit El Bari.

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■ Nathalie Dubé: «Ajouter un jalon dans les relations maroco-canadiennes»
«Cette année marque le 56e anniversaire des relations maroco-canadiennes. Grâce au multiculturalisme, la tolérance et la langue que nous partageons, nous pouvons hisser nos échanges à un niveau supérieur», estime Nathalie Dubé, l’ambassadeur du Canada au Maroc. Pour cette diplomate, «l’implantation du 3e site de CGI à Fès Shore ajoute un jalon dans les relations bilatérales». Et d’ajouter: «Cette entreprise constitue une vitrine pour les clients dans le secteur NTIC dans le marché nord-américain et ailleurs».
En fait, CGI profite de l’engagement du Maroc à développer les technologies de l’information et assurer la transition numérique. Selon Dubé, les investissements étrangers ont fait leurs œuvres un peu partout dans le Royaume. L’ambassadeur rappelle à juste titre l’installation de Bombardier, Alstom, Polidesign, et CGI.

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■ Jean-Michel Baticle: «Choukrane le Maroc»
«Vous parlez notre langue et je parle la vôtre: Choukrane le Maroc». C’est dans ces mots que Jean-Michel Baticle, président de CGI France-Luxembourg-Maroc, a voulu remercier les responsables marocains pour leur accompagnement. Le top management de l’entreprise canadienne affirme que le «Maroc est en passe de devenir un hub technologique». Auparavant, il est revenu sur le début de CGI. Créée en 1976 avec deux personnes, la firme emploie aujourd’hui plus de 72.000 ingénieurs et vise 120.000 à l’horizon 2021. «Notre métier tourne autour de l’informatique et le service conseil orienté vers la technologie. Nous apportons de la valeur et de l’innovation aux entreprises au quotidien», explique Baticle. Et de poursuivre: «Présents dans 41 pays, nous permettons à nos clients d’améliorer leurs chiffres d’affaires, gestion et RH». Pour ce dernier volet, le responsable de CGI ne manquera pas de témoigner de la qualité des ingénieurs marocains de CGI. «Nous avons des centres très pointus gérés par des équipes qui se comprennent facilement, et avec une grande fluidité, avec nos ingénieurs d’ailleurs (France, Canada…)», souligne Baticle.

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■ Abdelali El Ansari: «S’implanter et grandir, un effort collectif»
Pour Abdelali El Ansari, directeur adjoint de CGI Maroc, «le site CGI Fès a créé 100 emplois directs et vise 250 à 300 emplois à l’horizon 2019». A noter que l’entreprise compte dans ses 3 sites au Maroc près de 1.000 positions. Pour réussir ses engagements, elle crée un environnement de stimulation grâce à un réseau de partenaires dont notamment MedZ (dès 2004), ainsi que les universités du Royaume. Ainsi, à Fès à titre d’exemple, CGI a intégré près de 50% des lauréats de la faculté des sciences en master NTIC. «Nous sommes très fiers de nous inscrire dans la dynamique économique de Fès en tant que première ESN (Entreprise de services du numérique) majeure à y accueillir de nouveaux talents», estime El Ansari.

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■ Abderrafie Hanouf annonce la 2e tranche de Fès Shore
«Le secteur de l'offshoring aura dépassé le milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2017 et les 10.000 emplois au Maroc». Ce n’est pas la seule annonce de Abderrafie Hanouf, DG de MedZ Sourcing, hier à Fès. Puisque le manager de la filiale de CDG développement a saisi l’occasion de cette inauguration pour annoncer le lancement d’une 2e tranche à Fès Shore de 15.000 m2. Il donne ainsi une visibilité aux investisseurs potentiels affirmant que cette zone n’est plus un parc fantôme. Bien au contraire, «elle attire des investisseurs comme Alten, Acticall, et CGI et a déjà créé plus de 2.100 emplois». «Ensemble, faisons de cette ville une destination de l’offshoring visible à l’international», appelle Hanouf. Ceci, dit-il, grâce à une infrastructure de qualité et un impôt réduit. Pour ce dernier volet, Fès Shore est bonifié par l’IR plafonné à 10% et une prime à l’emploi. Globalement, MedZ a déjà réalisé quelque 300.000 m2 d’infrastructures offshore à Rabat, Casablanca, Fès et Oujda et vise 100.000 m2 supplémentaires d’ici à 2021.

De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

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