Analyse

Aquaculture: A Sidi Ifni, le plan d’aménagement fin prêt

Par Sabrina BELHOUARI | Edition N°:5214 Le 21/02/2018 | Partager
72 unités de production disponibles pour la création de fermes aquacoles sur 1.320 ha
Mirleft et Sidi Ifni en pole position dans le secteur de l’aquaculture régionale
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Le plan d’aménagement aquacole de Sidi Ifni définit 72 unités de production disponibles pour la création de fermes aquacoles, dont 48 dédiées à la conchyliculture sur une superficie totale de 15 ha et 24 unités dédiées à la pisciculture, réparties sur une superficie de 25 ha

Ce sont 72 unités de production qui seront mises à disposition pour la création de fermes aquacoles dans la province de Sidi Ifni, dédiées à l’élevage de coquillages et de poissons. C’est ce qui ressort du plan d’aménagement aquacole de la zone du littoral de Sidi Ifni, dont «les travaux ont été finalisés, et est en attente d’une mise en appel à manifestation», apprend-on auprès de l’Agence nationale de développement de l’aquaculture (ANDA).

Réparties sur 1.320 ha du littoral de la province de Sidi Ifni, ces unités sont la première déclinaison du plan d’aménagement aquacole régional, qui amorce une réelle opportunité de décollage économique pour la Région Guelmim-Oued Noun. «Le plan d’aménagement aquacole de Sidi Ifni permet de mettre en valeur le potentiel aquacole du littoral de la province.

Il s’agit d’une niche d’avenir pour la région qui, dans un futur proche, sera complétée par le plan d’aménagement aquacole de la province de Tan- Tan», assure Youssef Aterguine, directeur du CRI de Guelmim-Oued Noun.

Dans le détail, le plan prévoit 48 unités de production pour la conchyliculture, sur une superficie totale de 15 ha. Quatre espèces sont visées pour l’élevage, à savoir l’huître, les moules, la palourde et l’abalone. La pisciculture, quant à elle, disposera de 24 unités de production sur une superficie de 25 ha. L’élevage devrait se concentrer sur quatre espèces qui sont le maigre, le bar, la dorade et la sériole.

Grâce à sa position géographique de point de liaison entre les provinces du Sud et les autres régions du Royaume et à sa proximité avec les îles Canaries, la Région Guelmim-Oued Noun devrait devenir une véritable plaque tournante associant tourisme balnéaire et industrie des fruits de mer.

La province de Sidi Ifni est située au sud-ouest de la Région Guelmim-Oued Noun et est bordée par la province de Tiznit au nord, la province de Tata à l’est, la province de Guelmim au sud et l’océan Atlantique à l’ouest. La population totale dans la province est de 115.691 selon les chiffres du HCP de 2014, avec une population active évaluée à 30.638, et un taux de chômage de 22,3%. 

Avec un littoral s’étendant sur 270 km, équivalent à 7% du littoral national, la présence de 2 ports à Tan-Tan et Sidi Ifni, la région mise beaucoup sur les richesses halieutiques et de l’aquaculture pour renforcer son développement économique. En effet, l’économie de la région repose sur plusieurs activités incluant l’élevage, l’agriculture et l’exploitation minière. Mais la pêche maritime constitue l’une des plus importantes et contribue à 6% du PIB de la région.

En 2014, les captures ont atteint 250.000 tonnes, soit une valeur de 705 millions de DH. En outre, la région compte 17 usines de transformation des fruits de mer, dont 7 usines de congélation, 4 usines de transformation de farine et d’huile et 4 usines de conserverie et semi-conserves. Alors que le port de Tan-Tan accueille la pêche côtière et hauturière, celui de Sidi Ifni est exclusivement dédié à la pêche côtière.

En 2014, la flotte de la pêche côtière active au port de Sidi Ifni était composée de 594 unités, totalisant une capacité de 9.312 tonnes. Selon l’Annuaire statistique régional 2016 du HCP, les produits de pêche côtière débarqués à Sidi Ifni, évalués à 11.466 t, sont destinés principalement à l’export, la consommation locale, la conserverie et, à moindre mesure, à l’industrie des sous-produits.

Cette région dispose de tous les atouts nécessaires pour réaliser un développement socioéconomique à grande échelle. Jusqu’à présent, les études menées par l’Agence nationale de développement de l’aquaculture se sont concentrées sur la frange côtière de la province de Sidi Ifni.

Plusieurs zones ont été identifiées comme potentiellement viables pour accueillir et promouvoir un développement durable de l’activité aquacole. L’ANDA devrait mettre bientôt ces zones à la disposition des investisseurs pour le développement de leurs projets d’aquaculture.

Tan-Tan dans le pipe

Pour rappel, ce plan de développement rentre dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau modèle de développement des provinces du Sud issu de l’accord-cadre conclu entre la Région Guelmim-Oued Noun et l’Etat  en 2015. Inclus auparavant dans le plan d’aménagement aquacole de Souss Massa Draa, le littoral de Sidi Ifni a été présenté à part entière suite au nouveau découpage administratif de régionalisation avancée. Un plan d’aménagement aquacole est également prévu pour le littoral de Tan-Tan.

 

 

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