Société

Driss Guerraoui guest speaker à l'ESJC

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5211 Le 16/02/2018 | Partager
Une conférence pédagogique sur les enjeux du CESE
Les deux tiers des travaux se font sur la base de l’écoute
Toutes les catégories contribuent aux réalisations du Conseil
esjc-guerraoui-011.jpg

A l’Ecole supérieure de journalisme et de communication, la parité n’est pas un slogan. Les jeunes filles y tiennent une forte majorité. Elles font preuve aussi d’une maturité politique. «Ce qui rassure sur l’avenir de la presse au Maroc», dira Driss Guerraoui, secrétaire général du Conseil économique, social et environnemental (Ph. Fadwa  Al Nasser)

Comment le Conseil économique, social et environnemental contribue-t-il à l’amélioration de la démocratie participative? C’est la question à laquelle son  secrétaire général, Driss Guerraoui, a détaillé les contours devant les étudiants de l’Ecole supérieure de journalisme et de communication (ESJC).

«De par sa composition, ses avis et surtout son mode opératoire, le Conseil s’est inscrit dans cette  dynamique dès sa création», souligne le conférencier. Pour preuve, les 2/3 des travaux se font sur la base de l’écoute de toutes les parties prenantes, est-il précisé.

Driss Guerraoui, qui a fait partie des cabinets de trois Premiers ministres, mesure l’importance du travail sur le terrain. A titre d’exemple, le rapport réalisé sur le chômage des jeunes a été élaboré en écoutant les populations concernées par les difficultés d’accès à l’emploi.

Crise de l'enseignement et du marché du travail

Car au-delà des chiffres, «c’est la perception du phénomène qu’il faut cerner. Il s’agit en quelque sorte de tâter le pouls des  premiers concernés». Est-ce pour autant vrai pour toutes les thématiques abordées par le Conseil, s’interrogent les étudiants. D’autant plus que certains sujets liés à l’économie de rente, à la corruption ou encore au climat des affaires brillent par leur absence dans les auto-saisines du Conseil, renchérit un intervenant.

Mais la préoccupation majeure largement partagée parmi l’assistance tenait à la situation de crise  qui entoure l’enseignement et le marché du travail. Sans occulter le phénomène, le secrétaire général du CESE  affiche un optimisme quant à l’avenir. A ses yeux, le Maroc avance et ambitionne de se hisser au rang des pays émergents.

«Pour y arriver, il  faut cultiver l’espoir et la combativité au lieu de la déprime». Pour le moment, le contexte économique, social et environnemental  impose  le besoin de construire un dialogue constructif entre les différents acteurs et forces vives de la société marocaine. Un débat ciblant la  compréhension collective et la mise en place de solutions satisfaisantes pour la collectivité.

A cet égard, le CESE s’engage à organiser, sur tous les sujets qu’il traite, des forums-débats libres et ouverts et à prendre en considération les tendances qui s’en dégagent. C’est dans  cette logique, et sans attendre une saisine du gouvernement ou du Parlement,  que le Conseil a entrepris d’étudier certains aspects affectant le tissu économique et social national. «Le tout en parfaite indépendance», insiste Guerraoui.

Le CESE n’est pas responsable de la politique économique ou sociale. Il ne détient pas de prérogatives aux niveaux exécutif et législatif. A ce titre, le Conseil ne peut être assimilé à «une troisième Chambre du Parlement», comme l’avait recommandé le Souverain lors de sa mise en place. Son statut est exclusivement «consultatif» auprès du gouvernement et du Parlement.

Ses travaux reflètent le consensus des cinq catégories qui le composent. (Ceci, après un débat à tous les niveaux.  Les organes principaux tiennent des réunions à cadence régulière et assez rapprochée.  
Le Conseil est tenu d'émettre son avis en ce qui concerne les projets, propositions et questions qui lui sont soumis, dans un délai n'excédant pas deux mois  à compter de la date de sa saisine. Ce délai est ramené à 20 jours lorsque l'urgence et les motifs sont signalés dans la lettre de saisine qui lui est adressée.

Le Conseil peut, de sa propre initiative, émettre des avis ou formuler des propositions ou réaliser des études ou des recherches dans les domaines relevant de ses attributions, à condition d'en informer l’exécutif  des deux Chambres du Parlement. Le gouvernement procède à la publication au Bulletin officiel des avis que le Conseil a formulés de sa propre initiative, à moins que ce dernier ne demande leur non-publication suite à une décision de l'assemblée générale.

 

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc