Economie

Tourisme: Le Maroc défend sa marque à Milan

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5210 Le 15/02/2018 | Partager
Le détail de la stratégie ONMT sur le marché italien
Dessertes aériennes, contrats co-marketing, Eductours… au menu

Numéro de charme réussi pour le pavillon Maroc à la Bourse internationale du tourisme (BIT) à Milan qui a pris fin le 14 février. «La participation des principales destinations marocaines à cet évènement a pu lever les amalgames, et grâce aux efforts de promotion, a aussi pu capter un important potentiel de nouveaux touristes», se réjouissent les professionnels.

Les opérateurs marocains, qui travaillent sur le marché italien, ont tous répondu présent pour défendre la marque Maroc. A travers ce déplacement, ils veulent se rapprocher davantage des TO italiens partenaires du Maroc, comme Boscolo, Mistral, King Holidays et Alpitour (30% des Italiens qui décident de visiter le Maroc passent par un tour opérateur). Lesquels attestent d’une croissance de 20% sur le marché marocain en 2017.

En chiffres, l’année 2017 a enregistré 420.000 arrivées de touristes italiens avec une croissance de 10% en arrivées et 25% en nuitées. Ceci grâce à des actions de proximité qui  s’appuient essentiellement sur  les valeurs culturelles et sécuritaires, l’authenticité, la tolérance et la proximité. «L’Italien perçoit le Maroc comme une destination sûre et proche. Il n’hésite pas à s’y rendre pour un séjour de 3 à 4 jours», raconte Aziz Lebbar, président d’honneur du CRT de Fès.

Pour 2018, l’objectif est d’atteindre 460.000 touristes italiens en arrivées avec une croissance de 10%. Pour y arriver, en plus d’une action de promotion basée sur la communication, la sécurité et la mise en relief de notre patrimoine culturel et historique, l’Office mettra en avant le tourisme balnéaire qui constitue un vecteur de croissance.

En effet, le touriste italien recherche par définition un produit qui combine culturel et balnéaire. Ainsi, l’ONMT compte accompagner l’engouement des visiteurs italiens pour le Maroc en améliorant la connaissance au niveau culturel et historique du Maroc tout en insistant sur l’aspect stable de la destination.

De son côté, Jazia Sentissi, directrice ONMT Italie, insiste sur l’amalgame qui persiste encore entre le Maroc et les autres destinations arabes et du Maghreb. «C’est la raison pour laquelle nous devons redoubler d’effort en multipliant les actions culturelles sur des villes de province aussi bien dans le nord que le sud de l’Italie», renchérit-elle.

Concrètement, le Maroc doit répondre à la demande croissante pour les grands groupes et les voyages incentives. Contrairement à d’autres types d’initiatives (réunions, conférences, événements...), ces voyages d’incitation sont axés sur le plaisir, le divertissement et les activités amusantes plutôt que sur la formation et le travail.

Et les prémices sont bonnes. «Plusieurs partenariats ont été conclus dans l’objectif de mettre en place une communication conjointe en marketing et des actions concrètes telles que les voyages de familiarisation et les campagnes d’affichage, TV et radio», est-il indiqué auprès des opérateurs.

Dessertes aériennes

Le Maroc est connecté à l’Italie à travers

  • 40 low cost qui couvrent 24 destinations touristiques de Marrakech et Fès.
  • 43 fréquences sont des vols réguliers RAM et Alitalia sur Casablanca.
  • 3 fréquences hebdomadaires de RAM relient Naples à Casablanca.
  • Air Arabia relie Milan à Fès.
  • Depuis novembre 2017, TUI Fly a lancé Naples/Marrakech et Turin/Marrakech
  • Ryanair relie Trévise à Marrakech 2 fois par semaine.
  • Mars 2018: Ryanair lance un vol direct, 2 fois/semaine, Bergamo/Tanger.

 

De notre correspondant permanent, Younes SAAD ALAMI

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