Economie

Les architectes en panne de formation

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5188 Le 16/01/2018 | Partager
Ils sollicitent l’appui du gouvernement
Une rencontre avec El Othmani cette semaine
Formation, partenariat, citoyenneté… au menu

Une 32e journée nationale sur fond de crise pour les architectes. Lors de son conseil national le week-end dernier à Fès, la profession a tiré la sonnette d’alarme quant aux difficultés rencontrées dans l’exercice de cette fonction. «D’abord un manque patent de professionnalisme qui entache la réputation et aussi un déficit de formation», ainsi que le souligne Azdine Nekmouch, président du Conseil national de l’Ordre des architectes (CNOA), devant Saâdeddine El Othmani.

«Les architectes ont un rôle central à jouer dans l’édification du pays. Il faut les revaloriser dans le patrimoine», appelle le président du CNOA. Sensible à ces doléances, le chef du gouvernement promet de recevoir les architectes cette semaine afin de mettre en place des solutions ensemble, dans le cadre de partenariats. En parallèle, il suggère la création d’un «Prix du projet architectural citoyen» pour récompenser, à l’avenir, les architectes qui accomplissent des travaux respectant les dimensions urbanistiques, culturelles, civilisationelles et citoyennes.

En matière de formation, le ministère de l’Habitat partage aussi les mêmes préoccupations que le CNOA. La tutelle propose son partenariat afin d’élaborer des programmes pour la profession. L’objectif étant de renforcer la compétitivité du secteur et «permettre aux élèves architectes de s’épanouir et créer». L’architecture étant aussi de la culture, Mohamed Laaraj, ministre de la Culture et de la Communication, compte également participer à cet élan. Il propose, de son côté, une convention destinée  à renforcer le rôle de l’architecte dans la préservation de la culture.

La ville de Fès étant un véritable patrimoine à ciel ouvert, Driss El Azami El Idrissi, maire de cette capitale culturelle, a de son côté appelé les professionnels à relever trois défis: patrimoine, économie, et dématérialisation des procédures. «A l’instar des communes, les architectes offrent une prestation de proximité… ils doivent participer à la sauvegarde des villes anciennes, associer les artisans dans la construction et renforcer le système de dématérialisation et de suivi selon la loi 66-12», conclut-il.

Efficacité énergétique

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(Ph. Sdec energie)

En marge de la 32e journée de l’architecte, plusieurs programmes de formation continue ont été lancés avec le concours de la coopération allemande, la GIZ. Ils portent particulièrement sur l’efficacité énergétique et le développement durable. A travers cette convention, les architectes s’engagent sur les priorités et objectifs impliqués par la transition énergétique à laquelle aspire le Maroc. Une démarche qui remet l’humain et l’environnement au centre des préoccupations.

 

 

 

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