Competences & rh

L’Ecole des Ponts Business School: Une nouvelle génération d’Executive MBA au Maroc

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5171 Le 19/12/2017 | Partager
Fruit d’un partenariat avec l’Ecole Hassania des travaux publics
Un hub pour attirer les étudiants africains
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Younes Sekkouri, ingénieur d’Etat en télécom, lauréat de l’Executive MBA  et administrateur directeur général: «Sur la 20e promotion qui a démarré en octobre, nous avons dû nous excuser auprès de notre liste d’attente faute de places» (Ph. Y.S.)

- L’Économiste: Qu’est-ce qui a motivé la création d’une filiale marocaine à dimension africaine de l’Ecole des Ponts Business School?
- Younes Sekkouri:
L’Executive MBA de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, en partenariat avec l’Ecole Hassania des travaux publics, connaît beaucoup de succès auprès des décideurs et hauts potentiels. Ceci nous a encouragés à envisager une présence plus qualitative sur les marchés marocain et africain qui ne sont pas pris en charge par les opérateurs de formation. Tout cela a milité pour la création d’un opérateur spécialisé dans les formations Executive, géré comme une startup innovante, et très axé sur des thématiques de nouvelle génération pour apporter au management marocain et africain une ouverture  aux meilleures pratiques à l’international tout en adressant le challenge de l’ancrage régional. Car nos participants sont de plus en plus exposés à des fonctions de dimension régionale, voire internationale, et de ce fait, ils recherchent la perle rare, à savoir une formation sur place qui offre les mêmes standards qu’une formation à l’étranger.
 
- Quelles sont les nouvelles tendances en matière de formation du leadership?
- Le leadership aujourd’hui est un terme qui commence à être «galvaudé». Il est utilisé par beaucoup de monde dans des logiques commerciales bien entendu. C’est pourquoi il importe pour un opérateur de qualité d’investir dans la contextualisation. Le leadership ne se manifeste pas de la même façon en Europe qu’aux États-Unis ou encore en Asie. Un leader est par la force des choses le produit de son environnement. Il adresse des questions précises et complexes et doit disposer d’outils d’analyse et de prise de décision conjugués à une culture pertinente autour des sujets traités. Enfin, le leader doit développer sa propre approche par rapport au «sens des choses», aux logiques d’évolution des environnements et des acteurs pour être en mesure d’utiliser son intuition et anticiper les évènements.
- Dans quelle mesure ce MBA constitue-t-il une valeur ajoutée dans le domaine de la formation des cadres dirigeants?
- Je pense que la valeur ajoutée est palpable d’abord par l’ampleur de la transformation au niveau de l’individu. Cette transformation se mesure  par le saut en matière de carrière, mais également dans l’aisance que développent nos participants à diriger leurs vies professionnelles plutôt qu’à les gérer.
Nos participants sont aujourd’hui au cœur d’un processus de transformation axé sur le «sens des choses» et outillé autour de la direction qu’ils veulent donner à leurs prochaines étapes professionnelles en harmonie avec leur mode de vie personnel. Cela est rendu possible grâce au modèle de formation très entrepreneurial que nous avons adopté.
A cela, je rajoute l’accès aux meilleures sources de données et de contenus et à un corps enseignant de très haut niveau. La quasi-majorité de nos professeurs ont rédigé plusieurs ouvrages, enseignent dans les écoles et universités les plus prestigieuses et sont bien implantés dans le monde de l’entreprise à travers des missions stratégiques de conseil notamment.

- Qu’apporte ce diplôme aux lauréats en termes d’opportunités professionnelles?
- Cet Executive MBA a permis en moyenne à plus de 60% de nos participants de changer de job, 10 mois après le démarrage de la formation et donc bien avant de devenir lauréat! Pour maintenir ce niveau d’excellence, nous nous sommes réinventés en permanence grâce notamment aux diverses accréditations du programme, à sa posture de vrai Executive MBA, à son rattachement à une école prestigieuse comme l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Aujourd’hui, nous délivrons exactement la même formation que dans nos autres campus dans le monde, avec les mêmes professeurs et au même format. Cette année, nous avons rajouté  une diplômation avec la Fox School of Business- Temple University qui est dans le top 50 des Executive MBA dans le monde selon le Financial Times et le top 13 aux U.S.A. Ceci nous permet d’avoir davantage d’ouverture pour nos lauréats dans des marchés fortement internationalisés.

- Le montant des frais d’inscription ne fait-il pas de l’Executive MBA une formation élitiste?
- Il est vrai que le montant n’est pas accessible à tous. Il faut dire que le coût de revient de la formation est très important aussi de par la qualité des intervenants et des contenus. Il ne faut pas oublier que la même formation est dispensée en Europe à des prix plus importants. Toutefois, les candidats envisagent toujours un Executive MBA comme un investissement et non comme une dépense ordinaire. D’ailleurs, la majorité de nos participants réussissent à convaincre leurs entreprises de les prendre en charge totalement ou partiellement. Plusieurs recourent à de l’emprunt pour compléter le financement de l’entreprise.
Ceci étant, notre plan de développement de 2018 envisage de lancer 6 autres formations plus courtes et plus accessibles qui permettent d’adresser un public ambitieux et à très haut potentiel, mais dans un stade de la carrière qui ne permet pas encore de mobiliser des moyens de financement importants.

«Self Authoring» plutôt que «Social Mind»

L’Ecole des Ponts Business School mixe les paradigmes de leadership éprouvés aux études de cas à l’international. Elle fait aussi appel aux témoignages d’individus ayant réussi des virages importants dans leur carrière ou le parcours de leurs organisations respectives. Il s’agit pour l’institution de susciter chez les participants «le Self Authoring» au lieu de les encourager à s’installer dans «le Social Mind» qui vit à travers «le miroir social». Pour cela, et afin de challenger les participants, elle les encourage à prendre des cours dans ses campus en Europe, Asie et États-Unis. Elle organise également des voyages d’études de haut niveau, notamment à la Silicon Valley et des rendez-vous personnalisés avec des décideurs dans les entreprises de nouvelle génération et des instituts de recherche à l’avant-garde des processus cognitifs et des modèles comportementaux de l’être humain. «Et pour boucler la boucle, nous sommes sur des cours d’immersion au sein de structures marocaines et africaines avec l’implication de leur top management dans l’échange avec nos participants», ajoute Youness Sekkouri, administrateur directeur général.

Propos recueillis par Hassan EL ARIF

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