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    Régions

    Casablanca sécurise son plan de redressement

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5169 Le 15/12/2017 | Partager
    Un prêt de 1,9 milliard de DH accordé par la Banque mondiale
    Services publics, infrastructures de base, réformes institutionnelles, les cibles

    Une première depuis deux décennies. La Commune de Casablanca vient de décrocher un prêt de 172 millions d’euros (environ 1,9 milliard de DH). Le prêt, qui a été approuvé par le Conseil  des administrateurs de la Banque mondiale, cible le soutien du programme de développement de la métropole lancé en 2015. Un plan visant l’amélioration des services publics, le transport urbain, la compétitivité et l’attractivité de la cité. 

    Concrètement, l’appui de la Banque mondiale est destiné à renforcer la capacité d’investissement de la ville via l’amélioration des recettes fiscales et la mobilisation des capitaux privés dans le cadre du partenariat public-privé. La mise à niveau des services publics se traduira par l’accès de 10.000 foyers des quartiers défavorisés aux services de base: eau, électricité, assainissement…

    Dans le pipe également,  la réfection de la voirie, des trottoirs, de l’éclairage public, des systèmes de drainage, des espaces verts et des feux de signalisation. Le programme vise aussi à favoriser l’engagement des citoyens grâce à la mise en place d’un mécanisme transparent de gestion des réclamations et d’une plateforme électronique pour l’accès aux services administratifs.

    Et pour compléter le dispositif, l’appui financier de l’institution internationale s’étend au climat des affaires. A cet effet, l’objectif est de réformer le système des procédures administratives, la dématérialisation des autorisations à caractère commercial et le permis de construire.

    En tant  que première ville et capitale économique du pays, Casablanca incarne les défis et les opportunités de l’urbanisation. Plus d’un Marocain sur dix  y réside. (Voir encadré). Véritable poumon économique du Royaume, la ville  assure directement un cinquième du PIB national. Mais elle se caractérise aussi par des inégalités et des poches persistantes de pauvreté.

    Les contraintes, en termes de capacités financières et institutionnelles, entravent l’effort de la Commune à satisfaire les besoins de plus en plus croissants de  ses habitants. Faute d’exploiter son potentiel budgétaire, estimé à quelque 150 millions de dollars par an (1,5 milliard de DH), la ville peine à investir. En 2016, ses  capacités d’investissement sont ressorties à 19 dollars par habitant seulement.

    Un niveau trop faible pour assurer les services urbains requis à l’échelle de la métropole. Ce qui rend illusoire l’inclusion sociale. L’essor urbain soutenu des dix dernières années, conjugué à un faible niveau d’investissements, explique les profondes inégalités d’accès aux infrastructures  de base et aux services publics de manière générale.

    Casablanca est devenue une priorité nationale, à la fois incarnation brillante des promesses de l’urbanisation et illustration concrète des multiples défis qui l’accompagnent. Face à une concurrence mondiale toujours plus intense, la première ville du Maroc doit agir sans tarder pour préserver sa position de premier pôle de croissance du pays et de premier port d’import/export ouvert sur le monde.

    Les autorités en sont conscientes. Et un plan de redressement a été lancé en septembre 2014 sur une période de 6 ans (2015-2021). Dotée de près de 34 milliards de DH, ce plan se base avant tout sur l’amélioration de  la coordination entre le pouvoir central et les autorités locales.

    Outre le recours aux fonds propres et les emprunts extérieurs,  le programme de développement fait obligation à la Commune de Casablanca d’introduire une série de réformes institutionnelles pour renforcer sa viabilité financière, son attractivité commerciale et ses capacités de fourniture de services.

    Urbanisation galopante

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    Selon les résultats du recensement général de la population et de l’habitat réalisé en 2014, la population de la région du Grand Casablanca a atteint (au 1er septembre 2014), 4.270.750 personnes, soit 12,6% de la population totale du Royaume. Le nombre des ménages de la région s’élève, quant à lui, à 1.032.576, soit 14,1% du total.
    Le taux d’urbanisation de la région de Casablanca a atteint près de 95% contre 60,3% au niveau national et la ville de Casablanca totalise  plus de 3,3 millions d'habitants, soit 78,7% de la population de la région et 16,4% de la population totale citadine du Maroc.
     S'agissant de la densité de la population au niveau de la grande agglomération urbaine du Maroc, elle a dépassé la barre de 15.000 habitants/km². Différenciée selon les arrondissements urbains de la préfecture de Casablanca, la densité de la population atteint des niveaux encore plus élevés dépassant les 40.000 habitants/km² dans les arrondissements Ben M'Sick et Al Fida.

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