Economie

COP23/CGEM : «Tout un écosystème autour des financements»

Par Nadia DREF | Edition N°:5148 Le 15/11/2017 | Partager
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Nous souhaitons que les financements soient souples et accessibles au profil du plus grand nombre de TPME dans le cadre d’un partenariat public-privé (Ph L’Economiste)

- L’Economiste : Vous avez rencontré, hier, au sein du pavillon marocain, le vice-président de la Banque mondiale, Hartwig Schafer. Qu´est-ce qui ressort de ce tête-à-tête?
- Meriem Bensaleh:
La CGEM a échangé avec le vice-président de la Banque mondiale sur le rôle du secteur privé dans le cadre du développement durable et du changement climatique. Nous avons expliqué le modèle inclusif et créatif que le secteur privé marocain a développé avec une bonne gouvernance et deux initiatives dont une pour le climat ainsi qu’un réseau de 50 organisations patronales mondiales. Nous voulons mettre en avant l’expérience marocaine que nous avons mise en place non seulement dans le cadre du PPP mais aussi du PPP-P et rentrer dans une dynamique d’échange d’expériences sur le plan continental mais aussi international. La Banque mondiale offre l’occasion à la CGEM d´aller présenter ces initiatives à Washington, Francfort, Cape Town et ailleurs.
 - Comment bénéficier du financement et des incitations pour l’économie verte?
- Les financements existent. Mais nous souhaitons les rendre plus souples et surtout plus accessibles aux TPME dans le cadre du partenariat public/privé. D’ailleurs, c’est le rôle de ce partenariat avec la Banque mondiale de pouvoir rendre accessible l’ensemble des fonds dédiés au changement climatique, à l’innovation climat, à l’entrepreneuriat climat… Ce qui est important c’est de pouvoir créer un écosystème autour de ces financements. Pour pallier la complexité dans les procédures d’accès, aujourd’hui notre travail est de faciliter et simplifier les procédures pour permettre aux petites entreprises d’en bénéficier.
Les banques marocaines suivent de mieux en mieux et de plus en plus. Nous apprenons à travailler avec ces nouveaux mécanismes.  
 
- Quel est le bilan de l’Initiative entreprises climat Maroc (IECM) après son lancement en marge de la COP22?
- A travers cette initiative qui est presque unique en son genre, et en un an, elle a obtenu des résultats qui nous ont démontré la pertinence des mécanismes que nous avons mis en place. Nous avons créé un nouveau réseau d’entreprises et associations professionnelles à travers le monde. Aussi, les clusters que nous avons mis en place, dont celui du solaire, fonctionnent bien. Nous œuvrons également à soutenir l’Accord de Paris. Le secteur privé s’engage également à faire du Maroc un leader en énergies renouvelables. Il a un rôle crucial à jouer lors de cette étape de transition vers une économie à bas carbone et résiliente au changement climatique.
Propos recueillis par Nadia DREF

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