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    GPC parie sur l'emballage dans l'automobile

    Par Nadia DREF | Edition N°:5034 Le 30/05/2017 | Partager
    Lancement dans deux mois d’une nouvelle unité d’un investissement de 500 millions de DH
    Changement de positionnement pour contrecarrer la concurrence
    L’entreprise affiche une bonne santé et a plusieurs projets dans le pipe
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    Mounir El Bari, administrateur directeur général de Gharb Papier Carton, table sur une croissance entre 3 et 5% en 2017 (Ph. GPC)

    - L’Economiste: Comment évolue le secteur du carton actuellement?
    - Mounir El Bari:
    Le secteur du carton suit l’évolution de l’économie du pays. Parmi les nouveautés, il y a un concurrent espagnol qui s’est installé à Tanger avec une capacité de 30.000 tonnes mais sa présence ne nous a pas beaucoup gêné. Aujourd’hui, GPC a changé un peu son positionnement dans le carton et il a développé une impression «high quality» et «high graphic» pour donner naissance à un emballage bien imprimé.
    GPC est plus qu’une simple entreprise d’emballage. Nous sommes des créateurs de packaging intelligent, fruit d’un long processus de réflexion technique qui s’appuie sur un centre de R&D au sein duquel nos spécialistes inventent chaque jour des solutions plus performantes. A titre d’exemple, les Turcs ont envahi le marché marocain de la biscuiterie. Ce qui a causé beaucoup de soucis à deux grandes biscuiteries nationales. Ces dernières se sont adressées à GPC pour créer des emballages, de grande qualité, à mettre directement dans les rayons de grandes surfaces. Nous réfléchissons aussi à aller sur d’autres niches pour qu’il n’y ait pas de forte concurrence à affronter.

    - Où en sont vos ventes sur le marché africain?
    - GPC exporte aujourd’hui 3 millions d’euros par an vers les pays de l’Afrique de l’Ouest. L’entreprise se positionne bien pour le moment. L’entrée du Maroc à la zone Cédéao va être un bon accélérateur pour booster nos ventes sur ce marché prometteur.

    - Quelles sont vos réalisations en 2016 et vos perspectives pour 2017?
    - En 2016, GPC a connu une croissance de 1,5%, soit la même évolution du PIB marocain. Pour cette année, nous misons sur la nouvelle usine qui va ouvrir bientôt et nous avons d’autres projets dans le pipe. Nous restons optimistes et nous envisageons une croissance entre 3 et 5%, en 2017.
     - Justement, quand comptez-vous inaugurer la septième unité de GPC?
    - L’inauguration officielle de la nouvelle usine construite à Atlantic Free Zone de Kénitra aura lieu dans deux mois. Il s’agit d’une usine d’une capacité de 60.000 tonnes qui a nécessité un investissement global de 500 millions de DH. Cette nouvelle unité, soit la 4e dédiée au carton ondulé de GPC, vise à accompagner l’essor de l’industrie automobile. Après l’arrivée de Renault et tous les équipementiers qui se sont installés autour de ce constructeur à Tanger et l’installation de nouveaux fournisseurs à Kénitra et même à Meknès pour répondre aux besoins de PSA et de sourcing à partir du Maroc, le carton est très demandé dans la fabrication des pièces pour l’automobile, que ce soit pour le Maroc ou pour l’export de pièces de rechange. Par ailleurs, la nouvelle usine permettra de desservir le secteur agricole au Nord et au centre du pays, renforçant la présence de GPC dans le Royaume.

    - Quid du nouveau partenariat avec Kilimanjaro Environnement?
    - GPC vient de signer une convention avec Kilimanjaro Environnement, une entreprise spécialisée dans la collecte et la valorisation, pour recycler les huiles usagées en biocarburant. Ce nouveau partenariat prévoit l’utilisation par GPC d’un biocarburant conçu à partir de la transformation d’huiles usagées que nous avons expérimenté depuis octobre 2016. Dès ce mois de mai, tous les engins des usines de GPC, à Mohammedia, Agadir, Kénitra et Meknès ainsi que la flotte de véhicules de l’entreprise sont alimentés à un pourcentage de 15 à 25% en biodiesel.
    Propos recueillis par
    Nadia DREF

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