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    Régions

    Rabat: Sortie de crise pour Redal

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5020 Le 10/05/2017 | Partager
    10 milliards de DH d’investissement pour la période 2015-2028
    Avec une contribution minimum du délégataire de 4 milliards de DH
    1,6 milliard de DH de retard dans l’exécution des investissements entre 2002-2014

    Enfin une issue pour l’épineux dossier de Redal. A l’origine du malaise, la révision du contrat de gestion déléguée des services d’assainissement liquide, de distribution d’eau potable et d’électricité au niveau de la wilaya Rabat-Salé qui traîne en longueur depuis 2007. Aujourd’hui, après d’interminables négociations menées par le ministère de l’Intérieur, Redal et le groupement Al Assima sont enfin arrivés à un compromis concernant les nouveaux termes du contrat.

    Première pierre d’achoppement, le retard d’exécution de Redal concernant le programme d’investissement et dont le montant a été arrêté à 1,58 milliard de DH pour la période 2002-2014. Des chiffres qui émanent du groupement Al Assima, autorité délégante au titre de ce contrat. «Ce montant devrait être reprogrammé par Redal avec des mesures prévues permettant de récupérer les arriérés en cas de défaillance du délégataire», précise Jamaâ El Moâtassim, président du groupement Al Assima.

    A cela s’ajoute le volume prévisionnel des investissements prévu jusqu’à la fin du contrat pour la période 2015-2028. «Ce montant avoisine les 10 milliards de DH dont Redal doit prendre en charge au minimum 4 milliards de DH», indique El Moâtassim. Le reste sera mobilisé à parts égales par le fonds des travaux et les clients privés.

    Parmi les nouvelles dispositions du contrat, Redal ne pourra plus appliquer d’augmentations au niveau des tarifs, sauf celles décidées par le gouvernement. Cette révision de contrat va donc relancer la réalisation de certains projets structurants comme celui de la construction de la station de traitement des eaux usées à Salé. Celle-ci constitue une composante essentielle du programme de dépollution du Bouregreg et du littoral. Côté Rabat, le système est opérationnel alors que pour Salé, on attend toujours la réalisation de la station de prétraitement.

    Le groupement est également engagé dans le chantier de la restructuration du secteur du transport urbain des bus. 7 opérateurs ont déjà répondu à un appel de pré-qualification. Il s’agit de Transinvest, Ratp Développement, Transdev, Luxt/Pna, Vectalia, Alsa et City Bus Transport. Le cahier des charges est en cours de finalisation et sera aussitôt remis aux opérateurs retenus dans la phase de  pré-qualification, signale le président du groupement Al Assima. Tous les efforts seront déployés pour que la remise des cahiers des charges soit effectuée au cours de ce mois de mai, conclut-il.

    Renforcer l’autonomie de contrôle

    Parmi les points positifs de la révision du contrat de Redal, le renforcement du contrôle. «Cette mission relève du service permanent de contrôle, composé en général des anciens cadres de Redal, qui assure directement le paiement de leurs salaires», rappelle El Moâtassim. Dorénavant, cette mission sera du ressort du groupement Al Assima. Pour ce faire, Redal va le doter d’un budget annuel de près de 10 millions de DH. «Pour le reste du contrat, on ambitionne de procéder à une révision tous les trois ans et non 5 ans comme cela était prévu initialement», ajoute-t-il.

     

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