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    International

    Climat: Trump réalimente la polémique

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5020 Le 10/05/2017 | Partager
    Sortir ou pas de l’accord de Paris, il fait durer le suspense
    Un retrait des Etats-Unis compromettrait les efforts mondiaux
    Les négociations à Bonn se poursuivent jusqu’au 18 mai
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    En attendant le verdict de Donald Trump, qui a menacé de quitter l'accord de Paris sur le climat, les délégations de 196 pays poursuivent jusqu'au 18 mai à Bonn leurs discussions. Celles-ci concernent la mise en oeuvre de ce pacte contre le réchauffement de la planète. Les pays doivent trouver un compromis sur les règles d'application de cet accord de Paris, dont les dispositions sont très générales. Ils ont jusqu'à la COP24 (fin 2018) pour le faire.

    La réunion prévue, hier mardi, à la Maison-Blanche pour discuter d'une éventuelle sortie des Etats-Unis de l'accord a été reportée. Avant même de se positionner sur l'accord, Trump, grand défenseur des énergies fossiles, a en tout cas commencé à démanteler «la politique climat» de son prédécesseur Barack Obama. D'où l'inquiétude de certains observateurs présents à Bonn. Un retrait des Etats-Unis (juridiquement, cette hypothèse est tout à fait envisageable, cf. notre édition N° 4978 du 10/03/2017) compromettrait les efforts mondiaux pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

    Si Washington tergiverse encore, pour d'autres pays cet accord est vital, notamment pour les petits Etats insulaires. Toute idée de renégociation du texte a été fermement rejetée lundi après-midi lors des prises de parole des pays en séance plénière à Bonn. A l’'exception de la Syrie et du Nicaragua, tous les membres de la Convention de l'ONU sur le climat ont signé l'accord de Paris. Sur 195 signataires (194 pays plus l'Union européenne), 144 l'ont déjà ratifié, soit 83% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

    Parmi les grands émetteurs, seule la Russie (5e après la Chine, les Etats-Unis, l'Union européenne et l'Inde) n'a pas encore ratifié le texte. Si les gouvernements américain et russe sont en retrait dans cette lutte climatique, la Chine et l'Inde ont réaffirmé leurs engagements. Lors d’un appel téléphonique, Emmanuel Macron et Donald Trump ont discuté notamment du climat. C’est le même sujet qui a été abordé par le président chinois Xi Jinping et le nouveau président français.

    En décembre 2015 à Paris, la communauté internationale s'était engagée à agir pour limiter la hausse de la température moyenne «bien en deçà de +2 °C», un seuil déjà synonyme de bouleversements à grande échelle. Et si possible +1,5 °C par rapport à l'ère industrielle. Les engagements actuels conduiraient à une hausse de 3 °C du thermomètre mondial.

    Le Souverain primé

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    Le Roi Mohammed VI s’est vu attribuer le Prix du visionnaire en efficacité énergétique lundi 8 mai à Washington. Il s’agit d’une distinction visant à récompenser son engagement pour promouvoir l’efficacité énergétique. Le prix a été décerné au Souverain dans le cadre du forum mondial sur l’efficacité énergétique qui a connu la présence de l’ambassadeur du Maroc aux Etats-Unis, Lalla Joumala. Elle a reçu ce Prix au nom du Souverain (sur la photo avec les responsables de l’Alliance de l’efficacité énergétique). Dans un discours adressé au forum, le Roi a rappelé l’engagement du Maroc à porter la part des énergies renouvelables à 42% à l’horizon 2020 et à 52% en 2030. Quelques années seulement après son lancement, le nouveau modèle énergétique marocain a porté ses fruits. Avec notamment l’installation de nouvelles capacités d’énergies renouvelables, notamment solaire, éolienne et hydraulique, et le lancement de plusieurs actions visant la rationalisation de la consommation énergétique.

                                                                                     

    Mezouar à Bonn

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    «La mise en œuvre de l’accord de Paris constitue un défi majeur pour la présidence de la COP22», a souligné Salaheddine Mezouar, à l’ouverture des sessions sur le changement climatique à Bonn. La délégation marocaine comprend également l'ambassadeur pour les négociations multilatérales, Aziz Mekouar, et la championne pour le climat Hakima El Haite.
    Le président de la COP22 a rappelé que «la conférence de Marrakech sur le climat a donné lieu à de nombreuses décisions dans la lutte contre le changement climatique». Il a noté que les objectifs «de la présidence ont été atteints, mais il faut activer la mise en œuvre des recommandations». Mezouar a souligné que le secrétariat général de la COP a «défini plusieurs priorités relatives notamment au financement et au renforcement de la capacité des Etats à mettre en application l’accord de Paris». De même, un «plan d’action a été défini avec la Banque mondiale pour que chaque pays puisse consacrer une partie de son budget à la réalisation de projets de développement durable». Le volet de financement interpelle également le secteur privé, les banques et organismes de financement. La présidence marocaine présentera à la veille de la prochaine COP, qui aura lieu aux îles Fidji, ses conclusions et organisera en octobre prochain au Maroc une rencontre. C’est pour exposer les nouvelles initiatives liées à la lutte contre le changement climatique.

     

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