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    Economie

    Réforme de l’Administration: Le plan d’attaque de Ben Abdelkader

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5020 Le 10/05/2017 | Partager
    Des mesures d’urgence pour les 100 premiers jours
    Le recrutement en CDD dans la fonction publique bientôt activé
    Le nouveau ministre décline sa stratégie
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    Au moi d’octobre au Parlement, le Roi avait dénoncé, dans un discours très ferme, les dysfonctionnements qui minent l’Administration marocaine (Ph. MAP)

    Première sortie publique de Mohamed Ben Abdelkader, le nouveau ministre de la Réforme de l’administration et de  la fonction publique. Une occasion pour lui d’aborder les mesures d’urgence proposées par son département pour les intégrer dans le plan d’action du gouvernement pour les 100 premiers jours. Il est visiblement sous pression, particulièrement après les critiques virulentes du Roi sur les faibles performances de l’Administration lors de l’ouverture de la dernière session d’octobre du Parlement.

    Si certaines concernent la simplification des procédures, l’institutionnalisation de la commission nationale de lutte contre la corruption, d’autres ont trait à la mise en œuvre du décret promulgué en août 2016 relatif au recrutement par CDD dans la fonction publique. Contrairement à ce qui a circulé, il n’a jamais été question de faire marche arrière sur ce dossier. La conviction de Mohamed Ben Abdelkader est limpide: il s’agit de «donner un nouveau souffle à l’administration».

    «Avec la contractualisation, il sera possible d’embaucher des profils et des experts dont nous avons besoin, pour des missions ponctuelles et des périodes limitées. Seul le contrat pourrait faciliter ce type de recrutement», martèle-t-il. Pour activer la mise en œuvre de ce dispositif, il a inclus dans les mesures d’urgence la signature de trois arrêtés.

    Le premier, qui sera paraphé par le chef du gouvernement, est relatif à la rémunération, salaires et indemnités des contractuels. Le deuxième, cosigné par le ministre de la Réforme de l’administration et son collègue des Finances, concerne le modèle de contrat à uniformiser pour l’ensemble de la fonction publique. Un dernier arrêté est relatif aux modalités du concours. 

    Sur la table également, les réclamations des citoyens et des entreprises. Le ministre est conscient de l’inexistence d’un modèle en la matière qui prévoit un délai de réponse des Administrations aux citoyens et aux entreprises. «Nous sommes en train de mettre en place un modèle commun pour l’ensemble de l’administration publique, avec la même procédure de réception, de traitement et de réponse aux réclamations.

    Cette mesure fait également partie du plan d’action des 100 premiers jours du gouvernement», précise le ministre. Par ailleurs, il a déjà rencontré les patrons de quatre centrales syndicales. D’autres vont suivre. Mais cette initiative ne s’inscrit pas dans le cadre du dialogue social. Il s’agit juste d’une prise de contact.

                                                                                               

    En quête de réformistes

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    (Ph. Bziouat)

    - La réforme de l’Administration est devenue un slogan galvaudé. Comment comptez-vous relancer ce processus?
    - Mohamed Ben Abdelkader:
    Je m’inscris dans le temps de la réforme, qui vient de loin, mais il y a une nouvelle approche qui repose sur un cadre référentiel triangulaire. En effet, la Constitution  comporte 5 articles sur l’Administration, la gouvernance et le service public. A cela s’ajoute le discours royal du 14 octobre dernier devant le Parlement qui a établi un diagnostic des dysfonctionnements de l’Administration tout en mettant en avant le principe de la citoyenneté. Réformer et moderniser sans que cela ne touche le citoyen dans ses besoins ne veut rien dire. Une focalisation sur le citoyen qui a été cité 32 fois dans ce discours. Il y a aussi les engagements du gouvernement. Dans la nouvelle vision, la réforme de l’Administration est un levier transversal pour le développement. C’est aussi un élément fondamental dans les aspirations du Maroc comme puissance émergente. Nous ne pouvons faire face à la mondialisation et aux défis technologiques avec cette Administration.

    - En quoi consiste cette nouvelle approche?
    - Au Maroc, il faut en finir avec les grands débats, les stratégies… Il y a les rapports du HCP, Bank Al-Maghrib, du Cinquantenaire,  la Constitution de 2011, mais ce qui nous manque ce sont les réformistes.

    - Qu’est-ce que cela signifie concrètement?
    - Des personnes engagées, disponibles, avec un savoir-faire, un savoir-être, une capacité de plaidoyer, de convaincre et de coordonner. Un ministre de l’Administration  doit toujours monter au créneau, aller voir ses collègues au gouvernement, celui des Finances, de l’Intérieur,… Il doit être disponible pour la coordination avec tous les départements. Certains ministres en charge de ce dossier n’avaient peut-être pas cette disponibilité.

    - Dans ce lot de mesures d’urgence, certaines sont-elles en faveur des entreprises?
    - Nous travaillons dans un cadre référentiel pour simplifier les procédures d’investissement. Nous avons prévu de créer un portail  en direction des entreprises. La promotion des investissements s’inscrit parfaitement dans les mesures prioritaires de ce département.
    Propos recueillis par
    Mohamed CHAOUI

     

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