Competences & rh

L’Afrique, nouvelle cible des chercheurs marocains

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5019 Le 09/05/2017 | Partager
Les premiers résultats d’une enquête exploratoire concernant 80 doctorants
Près de 75% des études portent sur les sciences sociales, une problématique africaine
Le reste consacré aux sciences: Santé, environnement, énergies renouvelables…

La nouvelle stratégie d’ouverture du Maroc sur son environnement africain a suscité une dynamique au niveau des études et recherches portant sur des problématiques africaines. C’est ce qui ressort des résultats d’une enquête exploratoire présentée lors d’une rencontre organisée dernièrement par la Fondation de l’académie du Royaume du Maroc (ARM) dont le thème porte sur la recherche scientifique en Afrique.

Ce travail a été présenté conjointement par Pierre Adimi, docteur à l’université Abdelmalek Saadi, de Tanger et Salwa El Jabri doctorante à l’université de Marrakech. «Comment se traduit l’intérêt des chercheurs marocains pour les problématiques africaines figure parmi les objectifs de cette enquête», souligne El Jabri. Il s’agit également de lister les contraintes rencontrées et formuler des propositions pour stimuler la recherche entre les chercheurs africains, ajoute-t-elle.

L’enquête a été réalisée à travers un questionnaire adressé à 100 doctorants des différentes facultés et centres de recherche du Maroc. Les résultats montrent une prédominance des sciences sociales dans les travaux de recherches réalisés par les doctorants questionnés avec une part de 75%. Ces études concernent un ensemble varié: droit, économie, sociologie, littérature arabo-africaine…, précise El Jabri.

Une partie de ces travaux sont axés autour de la diplomatie du Maroc envers l’Afrique subsaharienne et son positionnement géostratégique sur le continent. D’autres chercheurs se sont eux intéressés à la politique étrangère du Maroc particulièrement durant le nouveau règne et les enjeux du retour du Maroc à l’Union africaine. Les stratégies et politiques des entreprises marocaines en Afrique subsaharienne ont également suscité de l’intérêt auprès d’une partie des chercheurs.

Le reste des études, soit 25%, porte sur les domaines scientifiques dans l’objectif d’apporter des réponses aux problématiques posées au niveau du continent dans certains secteurs: santé, environnement et changement climatique, énergies renouvelables… Toujours selon les données de cette enquête, le taux d’avancement des recherches dépasse 70%. Les résultats de ces travaux seront disponibles dans les prochaines années et pourront donc être mis à la disposition des responsables politiques des pays africains concernés pour une éventuelle exploitation dans leurs politiques publiques.

D’ailleurs près de 90% des chercheurs sondés ont exprimé leur volonté de partager les résultats de leurs travaux avec d’autres chercheurs africains. Cette rencontre aura permis d’envisager «la création d’une plateforme d’échange entre les chercheurs travaillant sur la même thématique et éventuellement les encourager par l’octroi de bourses», signale par ailleurs Rahma Bourqia, présidente déléguée de la Fondation de l’ARM. Il s’agira également de formaliser un réseau entre ces chercheurs afin de prendre part au programme d’un des partenaires de l’académie, Minds (Institut Mandela pour les études sur le développement) dont le DG, Nkosano Moyo, était présent dans la rencontre de Rabat.

Dur, dur...

Une partie de cette enquête a été consacrée aux difficultés rencontrées par les chercheurs lors de la réalisation de leurs travaux. Parmi ces contraintes, le manque de fonds et l’insuffisance d’équipements et de matériels pour la réalisation des recherches. De même pour les sources bibliographiques ainsi que les données statistiques.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc