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    Economie

    00Le profil des privatisables soumises à l'évaluation

    Par L'Economiste | Edition N°:4 Le 21/11/1991 | Partager

    Vetnord: en position " les marchés allemands.

    L'entreprise Vêtements du Nord est implantée à Tétouan depuis 1981. Son capital social est de 3 millions de DH, contrôlé par l'ODI (49,48%), Salima Holding (1) (33,33%), et divers privés (17,19%). La part publique pondérée est donc de 66,15%.Il n'y a pas de droits de préemption prévus par les statuts (2)

    Pour l'exercice 1989, Vetnord a affiché un résultat net de 2,33 millions de DH. Le ratio résultat net sur capitaux propres, toujours en 1989, était de 36;22%. Le chiffre d'affaires de 1990 a été de 23 millions de DH. Vetnord travaille dans la confection (vestes, robes, ensembles, jupes, chemisiers, joggings...) essentiellement à l'exportation, et ce pour les marchés allemands et danois. Elle réalise plus de la moitié de son chiffre d'affaire avec des donneurs d'ordre allemands. La profession lui attribue un bon niveau de maîtrise technique.

    Elle a dû, il y a quelques mois reconsidérer ses stratégies de motivation pour éviter l'envol des coûts. De même, elle s'applique à maintenir ou accroître les débouchés sur lesquels les quotas-CEE pèsent le moins.

    La montée en puissance de l'entreprise a été lente au début. Entre 1986 et 1989, le chiffre d'affaires a été multiplié par 4.
    (1) Salima Holding est une société maroco libyenne d'investissement où l'ODI détient la moitié des parts.

    (2) Moulay Zine Zahidi a été à plusieurs reprises très net: aux cas où le droit de préemption ai été prévu, le processus de privatisation le respectera

    ICOZ: une entreprise de bonne politique

    La filature Industrie Cotonière de Oued Zem a été créée en 1974 par l'ODI qui y détient 94,69 % du capital. Les autres partenaires sont la COMAPRA(1) (2,74%), COFITEX (0,8%), la SNI(2) (0,8%). Divers porteurs détiennent 0,97% du capital.

    COFITEX est l'une des premières sociétés industrielles créées après l'Indépendance, en 1959, par Moulay Ali Kettani, qui est par ailleurs membre de l'Organisme d'Evaluation.

    Les statuts d'ICOZ ne prévoient pas de droit de préemption(3)

    L'ODI assure la présidence du Conseil d'Administration. Le capital social est de 124,3 millions de DH. En 1989, le chiffre d'affaires était de 332,2 millions de DH, et le ratio résultat net sur capitaux propres de 9,65%

    ICOZ était au départ une entreprise typique de la politique de valorisation locale, de régionalisation (surtout du point de vue de la lutte contre le chômage). Elle transforme le coton longue soie et s'est taillée une bonne réputation internationale sur ce créneau depuis 1977, date d'entrée en service des unités de production.
    Les débouchés d'ICOZ sont essentiellement à l'exportation et l'entreprise a un service de contrôle de qualité qui avait été l'un des premiers à fonctionner au Maroc. Par rapport à la moyenne des entreprises du textile, ICOZ a été et est encore regardée comme une entreprise modèle, du point de vue technique et du point de vue organisation.
    C'est Price Waterhouse qui est chargé de l'audit régulier des comptes.
    (1) La Comapra fait partie des entreprises privatisables. La part du Trésor dans la COMAPRA est de 99,86%, le reste du capital est atomisé entre d'autres entreprises publiques: CNCA, ONICL, BNDE, ODI. Hormis la BNDE où le contrôle direct de l'Etat est de 45%, tous les autres participants sont contrôlés à 100% par l'Etat. Cet empilement de participations publiques porte le contrôle de l'Etat à 99,89% sur la part de la COMAPRA. La mesure des pondérations a été rendue possible par le travail de fourmis conduit au niveau de la Direction des Etablissements Publics et des Participations (Ministère des Finances).
    (1) La SNI est privatisable. Le contrôle public direct est de 54% sur la SNI.
    (2) Moulay Zine Zahidi a été à plusieurs reprises très net: au cas où le droit de préemption ait été prévu, le processus de privatisation le respectera.

    SODERS: le capital dispersé

    Créée en 1975, la SODERS, société des dérivés du sucre est installée à Fes. Son capital social de 23.100.000 DH est partagé entre l'ODI pour 25,56%, la SUNAB pour 10,17%, la compagnie Al. Najah pour I3,26%, la Société Lesafre pour 5,80% et pour 45,21% entre diverses personnes physiques de Fes, Meknès, Azrou et Casablanca aux revenus moyens. Au total, 23,47% des parts sont aux mains des étrangers.

    L'entreprise fabrique près de 20.000 tonnes de levures en 1991 soit 5 fois plus que sa production initiale. Il faut dire qu'elle a investit depuis plus de 72 millions de DH.

    En 1990, SODERS réalisait 68 millions de CA dont près de 25% à l'export sur l'Europe, l'Afrique et le monde Arabe. Elle employait 137 personnes en 1989.

    CHELCO et BOVAL: les partenariats britanniques

    La société Chellah Confection, créée en 1981 à Rabat et à Salé emploie environ 800 personnes.

    Elle est spécialisée sur les marchés britanniques et allemands, deux destinations peu explorées par la confection marocaine. Elles s'est fait une spécialité de la sous-traitance en admission temporaire.

    Son capital est détenu en majorité, 68%, par Courtalds, qui dispose d'un droit de préemption, limité dans le temps (1). Le reste du capital est propriété de l'ODI, la présidence du Conseil d'Administration lui a néanmoins été dévolue.

    Pour un capital social de 8 millions de DH, Chelco affiche un ratio résultat net sur capitaux propres de 37,87%.

    Le chiffre d'affaires s'est stabilisé aux alentours de 20 millions de DH entre 1987 et 1989. L'entreprise est très peu endettée bien qu'elle vienne d'installer de nouvelles chaînes de production: elle a autofinancé largement ses investissements car elle réalise des chash-flow supérieurs à 20%. Le montant cumulé des investissements depuis sa création est de 17 millions de DH.

    La société de l'Industrie Bonnetière de la vallée a été créée 2 ans après Chelco en 1983. Elle est implantée à Salé et est beaucoup plus petite. Contrairement à Chelco, Iboval a connu des difficultés, avec un seul résultat bénéficiaire entre 1986 et 1989, celui de l'exercice 88 (1,3 millions de Dh). Le capital social est de 5 millions dé Dh, mais le ratio résultat net sur capitaux propres était de -3,11% en 1989. Le chiffre d'affaires du même exercice était de 12,6 millions de Dh. Les partenaires au capital d'Eboval sont l'ODI pour 35%, le groupe britannique Courtaulds pour 20%, le groupe marocain Tazi-Alami pour 35% et M. Kabbaj pour 10%. Il existe un droit de préemption mais, comme dans le cas de Chelco, limité.

    (1)Moulay Zine Zahi a été à plusieurs reprises très net: aux cas où le droit de préemption ait été prévu, le processus de privatisation le respectera.

    CIOR: l'équipement

    Créée en 1976, la CIOR, Cimenterie de l'Oriental est implantée à Oujda. Son capital social de 245 millions de DH est détenu à 86,22% par l'ODI et à 13,78% par la Banque Islamique de Développement. Elle emploie 609 personnes. La cimenterie dispose de deux fours, d'une capacité de 1.200.000 tonnes/an sur deux lignes de production.

    Suite au renchérissement des produits pétroliers, la CIOR a converti ses ateliers de chauffe au charbon et peut utiliser le combustible de son choix.

    Elle a également engagé dès 1988 la modérnisation de son atelier de cuisson. Le taux d'utilisation de la capacité installée a dépassé la capacité nominale de la cimenterie.

    La CIOR dispose outre son important atelier de stockage à Oujda, de 3 silos et d'installations d'ensachage d'une capacité de 500 tonnes/an à Fes, et d'installations similaires à Casablanca. La CIOR est autonome pour son transport, grâce à son parc de 85 Wagons-citernes.

    Le développement de la CIOR a lieu à Fes avec l'installation d'un atelier de broyage, déjà opérationnel et d'une unité de production de clinker. La CIOR commercialise du ciment, mais aussi du ciment blanc, des briques et du béton prêt à l'emploi.

    En 1991, la CIOR aura produit 1.300.000 tonnes et contrôlé 24% du marché interne. Elle compte attaquer le marché de l'Ouest algérien

    Le chiffre d'affaires dépend du niveau de la demande mais aussi des prix soumis à un accord de modération avec l'Administration concernée depuis 1986. La société a cherché en conséquence à comprimer ses charges de transport et de consommation d'énergie. La CIOR a subi aussi des pertes de changes sur l'évolution des monnaies des emprunts contractés.

    En 1987, Elle a actualisé l'encours global de ses emprunts libéllés en monnaies étrangères pour atténuer les différences de change pour les années suivantes.

    CTM. LN: redressement

    La CTM.LN a été créée en 1963, par la fusion de la compagnie des transports du Maroc et des lignes nationales. Son capital social, de 47.153.000 DH, est détenu à 80,74% par le Trésor, à 4,53% par la C.D.G, à 10,79% par L'O.N.C.F. Le reste 3,94% est détenu par des privés.
    Un protocole signé avec l'Etat en 1985 lui limite sa mission au transport des voyageurs, première catégorie, de luxe, et international. Elle dispose de 16 agences et d'un atelier central de réparation d'autocars. 77 agences sont par ailleurs commissionnées.
    En 1989, son parc se composait de 82 autocars de luxe et de 59 autocars de 1ère et 2ème catégorie. La Compagnie employait 820 personnes.
    Les recettes étaient de plus de 166 millions de dirhams en 1989 soit 98% de plus qu'en 1984, au démarrage du redressement.
    Les charges hors amortissement n'ont augmenté que de 25% pour la même période. Une performance qui se repercute sur la valeur ajoutée qui s'accroît de 147% en 5 ans et sur la rentabilité. La rentabilité nulle, est passée à 16%. Ajoutée à l'augmentation du capital elle a contribué à l'absorption des déficits antérieurs et à l'émergence d'une capacité d'endettement.

    COTEF: la maturation

    Cotef, Complexe textile de Fès a été créée en 1967 et a démarré son activité en 1971. Son Capital social initialement de 36 millions de DH, a été relevé à 131 millions de DH en 1989. L'Etat marocain détient 99% des cautions, et 2 personnes physiques marocaines le reste.

    Si les direction générales, financières et commerciales sont à Casablanca, l'usine est à Fès, et s'étend sur 17 ha dont 6 couverts. COTEF est constituée de 4 unités textiles intégrées permettant de travailler le coton cardé et peigné, la fibranne, les fibres synthétiques et leur mélange.

    Le matériel de filature se compose de 112 CAF à 432 broches correspondant à une production annuelle de 6700 tonnes de fil en Nm 35.
    Le rendement se situe dans les normes admises dans le secteur. Le parc machine des métiers à tisser est de 850 et a produit plus de 26 millions de mètres en duitage réel. Le finissage a traité en 1990 prés de 8 millions de mètres linéaires. La production de fil à coudre a connu une forte progression depuis 1986 après l'acquisition d'un retordage double torsion, à haute productivité. Pour 1991,180 tonnes de fils sont prévus à la production.

    Pendant la première période (1971-1980) COTEF recherchait son équilibre industriel, et financier. Une restructuration entamée en 1983 à permis à la société au bout de 3 ans d'accéder au seuil de la rentabilité, de se confirmer sur le marché national et d'exporter.

    COTEF écoule près de 40% de sa production à l'export, essentiellement sur la CEE. Les tissus écrus représentent 50% du chiffre d'affaires, suivis par le tissus finis, le fil à coudre, les tissus confectionnés. Les grossistes sont de loin les premiers acheteurs suivis des industriels. Les confectionneurs et les marchés publics représentent une faible proportion.

    COTEF est placée sous la tutelle du Ministère de l'industrie.

    Le Chiffre d'Affaires qui était de 222 millions de DH en 1988, passe à 241, 4 millions de DH en 1989 (+8%) et redescend à 231,5 millions de DH en 1990. COTEF emploie I489 personnes.

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