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    L'Edito

    Abandon

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5268 Le 09/05/2018 | Partager
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    Bien sûr qu’il y a un problème de pouvoir d’achat. Dans une famille, même si les salaires sont bas, ce n’est pas du tout la même situation si on a deux personnes qui travaillent que lorsqu’il y en a qu’une seule.

    Or, statistiquement, c’est ce chemin que le Maroc a pris ces dernières années.

    Non seulement le nombre de personnes qui veulent travailler et qui ne trouvent pas à s’employer a augmenté, mais en plus la «qualité des emplois» a baissé. Cette étrange expression de «qualité d’emploi» signifie que le sous-emploi,  l’emploi précaire et l’emploi non rémunéré augmentent.  Et ce alors que les femmes sont de moins en moins nombreuses à travailler. C’est la disparition et la dégradation des emplois qui déterminent cette pression sur le niveau de vie. Pas l’inverse.

    A noter que ce désastre nous tombe dessus alors que le reste de la planète Terre est en phase d’accélération de la croissance. Et par-dessus le marché, le Maroc a eu deux années de suite de très bonnes pluies, succédant à des années hydriques tout à fait honorables.  Plus du dollar pas trop cher.

    En résumé, tout va mieux partout, sauf pour ce qui est de la situation des Marocains. Normalement, quand un grand nombre de jeunes adultes, mieux formés que leurs parents, arrive en âge de travailler, le pays fait des bonds. Ce phénomène est si connu qu’il a un nom: on appelle cela «l’aubaine démographique».

    Chez nous, c’est le contraire qui arrive.

    On sait très bien pourquoi: une suite de trois gouvernements incompétents a effacé les performances précédentes.  L’actuelle équipe est mise tellement en dehors du monde qu’elle a abandonné son champ politique aux anonymes boycotteurs, dopés de fausses informations.  Ce qui ne risque pas d’améliorer l’emploi. Et pas les revenus non plus.

    Faut-il rappeler que la dernière fois que la célèbre marque  Nike a été attaquée, le président américain Obama est allé se faire photographier au milieu des ouvriers…

     

     

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